Attention japonais addictif ! Et oui pour la deuxième fois, je suis retournée chez Guilo Guilo, ce restaurant japonais ouvert depuis huit mois rue Garreau, au métro Abesses. Le chef, Eichii Edakuni, est parti de Tokyo (où il est une énorme star - du coup, trop de fatigue...) pour venir ravir les papilles parisiennes.

On est dans la haute voltige là, c'est pas le menu sushi maki sahimi. Rien que du très fin, voire finissime, tellement on ne pensait pas que ces saveurs pouvaient exister. Genre explosion des sens. Le principe est simple : un même menu tous les soirs renouvelé tous les mois, choisir sa place au comptoir (il y a une micro salle, mais c'est beaucoup moins drôle) à l'intérieur duquel le chef, les cuisiniers et les serveurs s'activent et font tout (préparation, cuisson, lavage et rinçage de la vaisselle). C'est une organisation démente.
Pour commencer une mise en bouche avec du bar, des champignons japonais, dans une sorte de gelée et de mousse.
Ensuite les entrées : araignée de mer avec oeufs de cabillaud, un morceau de morue (c'est tellement bon qu'on oublie les mauvais souvenirs de brandade de la cantine), un beignet de calamar fourré à la morue, une courgette réhaussée de miso mixé à du fromage, de l'aubergine avec du tofu et un grain de raisin, des saint jacques avec des épinards japonais ; du riz avec des patates douces incorporées dans une soupe à la gelée ; du tartare de thon sur tofu grillé sur un lit de navet pilé .
En plats, du boeuf japonais enroulé dans des trompettes de la mort en tempura (et oui la friture peut avoir un goût) ; de l'agneau avec une sauce beige au vin (mais suis plus sûre), de la salade, de la confiture de mangue, et surtout un quartier de pamplemousse rose bombé à la truffe (magique !) ; une soupe avec du riz, des algues (celles des makis et une autre sorte), et de la poutargue (on est complètement époustouflé).
En dessert, du chocolat à la figue et à au thé vert, avec une crêpe aux haricots rouges et chantilly, et une sorte de nem saisi à la pomme et au gingembre. Pour couronner le tout, le cocktail du chef avec liqueur de raisin, saké et eau pétillante, avec glaçons.
Tout ça se passe de commentaires, non ?
Il faut réserver suffisamment à l'avance, le mieux étant 21h30 au comptoir ! Surtout pour les discussions avec le chef... Tout le monde est très sympathique, et spéciale dédicace au serveur qui part retrouver sa fiancée japonaise ! (on attend son blog sur la vie au Japon).
8 rue Garreau
75018 Paris
01 42 54 23 92
Fermé le lundi
45€ le menu