samedi 30 octobre 2010

Schwartz's description

C'est ma période Seinfeld, avouons-le, cette série mythique des années 90 (j'aime laisser passer le temps, et regarderai sûrement The Wire en 2025), le dinner habituel avec nappes à carreaux rouge et blanc (hé non, ce n'est pas l'apanage de la France), cela devient une obsession, j'en regarde un dès que je peux, j'ai encore 5 saisons qui m'attendent... Deuxième point à souligner, aller dans le Marais un samedi, c'est aussi très idiot. J'avais donc deux contraintes à gérer, hé là, paf, tombé du ciel, Schwartz's ! Le deli ambiance New York qui a ouvert il y a six mois environ je pense. Je salive d'avance en pensant au pastrami et aux cornichons. J'ai bien fait.

On arrive (le nombre maudit, 3), on attend 15 minutes, ce n'est pas grave. Car on est à côté de la vitrine (on peut donc acheter aussi à emporter), et là nous font de l'oeil une dizaine de pastramis différents, de la poutargue, des poivrons grillés, du saumon gras, j'en passe et des meilleures. Je commence sérieusement à avoir l'appétit qui me travaille. Hop, on a une place. Une carte très fournie en burgers (entre 14 et 18€, ça va du cheese traditionnel au schwartz's burger avec oeuf et magret de canard, qui doit carrément se tenter), des salades (mais bon, qui vient manger des salades ici ?...), des plats de brunch genre oeufs benedicte, bagel saumon avec plein de trucs (l'assiette de mon voisin avait l'air réjouissant en effet). Et, je vous le donne en mille (on est venu pour ça, je vous le rappelle), "the best hot pastrami sandwich" (16€). Voilà, on en commande 3, c'est plus simple, y aura pas de jaloux. La publicité n'est pas mensongère, et c'est un sandwich assez incroyable, il faut le dire, je pense qu'il n'y a pas moins de 300 grammes de pastrami (c'est énorme - merci de regarder la photo), en plus le pastrami est délicieux, juste un peu chaud, bien poivré, ni trop gras ni trop sec. Les frites sont vraiment bonnes, ça change des surgelées. Bon j'ai failli ne pas le finir, mais c'était une question d'honneur, alors l'assiette a été vidée comme il se doit. Si je reviens, franchement, j'en prends un pour deux, surtout qu'il y a en dessert un cheesecake servi avec des fraises qui a l'air formidable, ou même un coupe de fraises avec de la chantilly. Voilà, soyez malins !

Allez-y c'est plus que bon, le service est impeccable et très affable, il y a plein de belles affiches genre on est tous à NYC, moi j'aime bien. Et je retourne regarder Seinfeld...

Schwartz's
16 rue des Écouffes
75004 Paris
01 48 87 31 29
contact@schwartzsdeli.fr
Ouvert tous les jours

jeudi 28 octobre 2010

Paris Hanoi description

Je pense qu'il faut qu'on se recueille tous une minute, car je viens de goûter le meilleur bobun de ma vie. Je pourrais le dire en anglais, the best ever ever bobun in my entire f**** life, ce serait cool aussi (quand je pense à celui que j'ai mangé lundi, je rigole toute seule). En plus, ce qui fait vraiment une soirée réussie, c'est quand on appelle à 19h pour 20h, qu'on a donc une table réservée, et que lorsqu'on partira à 22h (le service est express et on culpabilise pour tous les gens qui attendent - désormais - dans le froid), il n'y aura plus aucune table disponible. Le lieu est sympa, on est serré sans l'être, il y a une grande baie vitrée, il y a un truc qui fait qu'on se sent bien (et pourtant on a mis 45 minutes pour arriver, merci le RER). La carte est incroyable, plein d'entrées (entre 80 centimes et 4€), de copieuses salades (entre 9 et 13€), des pho au poulet, boeuf ou ravioli crevettes (entre 9 et 11€), et puis des plats traditionnels (entre 8,50 et 13€). Et puis, et puis, je faisais en sorte de ne pas le regarder, mais ma copine m'a dit "c'est un peu bête de ne pas prendre le bobun non ?". Elle avait lâché le mot, et on ne pouvait plus reculer. Elle a pris le traditionnel au boeuf sauté (10,50€) avec en entrée un rouleau de printemps (apparemment muy bueno, elle m'a aussi dit de dire qu'il y avait plein de menthe et que c'était hyper bon - ils mettent d'ailleurs de la menthe dans la carafe d'eau, ça parfume très légèrement, très bonne idée à piquer pour les dîners chez soi), et moi aux crevettes (11€). Grand moment, les crevettes sont sautées pour de vrai, les nems sont divins, les vermicelles de riz n'en parlons pas avec un mélange parfait cacahuètes, soja, menthe, feuilles de salade, mini poivrons rouges. C'est d'une finesse incroyable. Je sais pas comment on fait après, pour manger un bobun moins bon. Je pense que je ne m'en remettrai jamais, donc si vous avez des adresses encore meilleures, faites passer !

Paris Hanoi
9 rue Mont Louis
75011 Paris
01 46 59 01 40
Du lundi au samedi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30 : j'ai réussi à réserver !

L'autre,
74 rue de Charonne
75011 Paris
01 47 00 47 59
Ouvert tous les jours aux mêmes horaires

mercredi 27 octobre 2010

La Cantinetta - Série marseillaise


Ce resto c'est une amie parisienne qui m'en avait parlé, en me disant "Comment ? toi qui va souvent à Marseille tu n'as jamais été à La Cantinetta ? Mais t'es dingue ! il y a les plus beaux serveurs de la ville ! Et en plus la bouffe est bonne". 
Conquise par ces arguments esthétiques et gustatifs, je me suis empressée de mettre sur ma "to eat list" marseillaise ce restaurant si chaudement recommandé. J'ai donc profité de mon dernier week-end à Marseille pour aller y dîner le samedi soir (point de place le vendredi, il faut absolument réserver). Donc je peux vous le confirmer, notre serveur envoyait du petit bois. En revanche comme ce n'est pas très grand à l'intérieur, nous avons hérité du patio chauffé lors de la réservation. "Bien chauffé ?" "Oui oui, vous n'aurez pas froid !". Mouais, moi j'ai trouvé qu'il faisait limite frisquet quand même ! Notons que je suis de mauvaise humeur quand j'ai froid, beau gosse ou pas beau gosse. (En revanche un soir d'été, ça doit être vraiment top, vu qu'on est dans une espèce de cour fermée, sous un arbre.) 
Pour en venir au contenu de notre assiette, j'ai trouvé ça bon, mais un peu lourd. J'ai pris en entrée des calamars à l'encre de seiche, j'adore ça, donc j'étais plutôt contente. En revanche en plat j'ai choisi de la polenta avec du porc fondant, et l'association des deux n'était pas l'idée du siècle ! La polenta était hyper crémeuse mais manquait un peu de goût et le porc était beaucoup trop gras. Ce n'était pas mauvais dans l'absolu, mais vraiment très indigeste. Et c'est une fille à qui les andouillettes frites n'ont jamais fait peur qui vous parle. Le résultat m'a donc pesé sur l'estomac toute la soirée...  et je n'ai pas même pas fini mon plat !
Mon amie marseillaise (qui ne venait donc pas la pour la première fois) m'a dit que le problème de la Cantinetta c'est une certaine irrégularité. Certains plats sont exceptionnels, d'autres franchement décevants. Mon porc à la polenta par exemple. 
Est-ce qu'on y va du coup ? ça dépend. Si vous habitez Marseille, ça se tente carrément, histoire de ne pas aller toujours à la même crèmerie, et puis la déco est tout de même plutôt jolie. En revanche si vous êtes là pour le week-end, ce ne serait pas mon premier choix. J'irais plutôt à la Cantine par exemple (critique à suivre). Attention, au-dessus de 24°C, je suis prête à changer mon fusil d'épaule à cause du patio.
La Cantinetta
Du mardi au samedi :  de 12:00 à 14:00 et de 19:45 à 22:30
Prix : entrée et plat 30€ par personne en gros.

Golden Blog Awards : Votez pour nous avant le 2 novembre!

Parce que ça fait pile 2 ans qu'on écrit sur ce blog, que ça prend trois secondes montre en main (avec une connection internet digne de ce nom cela dit) et qu'on sent que vous avez envie de nous faire plaisir : n'hésitez plus et votez pour nous !
D'ailleurs je vous rassure, il ne s'agit pas de gagner notre poids en soupe, en chocolat ou en lessive, c'est plutôt pour la gloire ce truc (les prix n'étant pas clairement indiqués sur le site, on ne s'attend pas à grand chose).
Bref on fait ça pour l'amour de l'art, ou plutôt de la bouffe.

PS : je vous mets un petit extrait du règlement : "15 catégories seront primées et chacune sera représentée et soutenue haut et fort par un partenaire. Cette soirée de remise de prix sera diffusée en direct sur le site des Golden Blog Awards.
Le classement des Golden Blog Awards prend en compte plusieurs votes :
1) le vote des blogueurs et des internautes.
2) les votes d’un jury composé d’experts des différentes catégories de blogs qui existent; qui sans être forcément des blogueurs, sont reconnus dans leur milieu.
3) celui des partenaires, sans qui la soirée ne serait possible. Ils apportent un autre regard, plus professionnel, sur les blogs à récompenser."
Donc vous intervenez dans la partie "le vote des blogueurs et des internautes" comme vous l'avez déjà deviné...

mardi 26 octobre 2010

Playtime description

On se voit immédiatement propulsé dans l'univers de Tati avec ce nom si percutant (je viens de me rendre compte que c'est le deuxième restaurant au nom de film que je fais en l'espace de trois jours - faut que je voie si y a moyen de trouver La Dolce Vita...), mais en fait non. Point d'escalators, d'immeubles supersoniques (des années 60, mais quand même supersoniques), de pantalons fût de plancher. On est davantage dans les chaises design vendues boulevard Saint Germain : une par une, elles sont très jolies, on a envie de demander un "chair doggy bag" pour rentrer chez soi, mais au final, il y en a trop. Sans que cela crée une ambiance de bric à brac foutraque : tout est clean, maison d'architecte en duplex.

Le menu arrive, et c'est là que notre museau s'agite. Une formule entrée/plat ou plat/dessert à 18€ (c'est 1€ plus cher qu'il y a un mois...), et le grand chelem à 22€ (le soir c'est dans les 40-50€). Dans la mesure où ce sont des plats élaborés, malicieux de saveurs, ce n'est pas cher, c'est même une très bonne adresse pour déjeuner léger (le dîner s'avérerait sûrement plus ample, mais l'ambiance deviendrait franchement monastique, à moins que la sono fasse retentir du rockabilly puissant) ET bon. Alors, j'ai pris le gâteau de poisson au curry vert et petite sauce à la carotte (franchement, un délice silencieux), mon accolyte la crème d'aubergines avec concassé de tomates (pareillement). Ensuite, j'ai choisi la pintade avec semoule et légumes, la cuisson est à point, c'est finement relevé et parfumé ; et de l'autre côté, le lieu jaune avec de la polenta aux champignons (la polenta est vraiment la découverte du déjeuner, elle est crémeuse, entre l'oeuf brouillé et une émulsion de pommes de terre). Voilà, c'est un peu comme un plaisir discret, pas de grandes effusions, pas de pot au feu ou de gratin dauphinois à même la table, mais de la vaisselle raffinée, des mets disposés géométriquement. De la raison naît l'engouement !

Seul bémol, le serveur devait être dans un bad mood, cela le dérangeait presque qu'on lui demande des conseils, j'ai trouvé ça étrange pour un restaurant de cette gamme... A suivre ! et réservez...

Spéciale cacedédi à Juliette pour la trouvaille (la rue des Petits Hôtels est une sorte d'oasis entre la place Frantz Liszt et le boulevard Magenta).

Playtime
5 rue des Petits Hôtels
75010 Paris
01 44 79 03 98
Ouvert du lundi au vendredi (et fermé le lundi soir)

lundi 25 octobre 2010

Le Village des Délices description

"Oui, ça s'appelle L'assiette des plaisirs, c'est le chinois qui fait l'angle entre la rue de la Boétie et la rue de Miromesnil". Vu mon sens de l'orientation légendaire, je ne trouve pas. Ce n'était pas tellement ma faute (il y a 3 chinois à l'angle), car ça s'appelle le Village des Délices, mais j'ai plutôt aimé cette erreur, ça voulait quand même dire que c'était bon... Une décoration habituelle sans trop d'efforts, avec nappe blanche, une petite salle avec une vingtaine de couverts. Je prends le bobun (11,90€ pour le 8ème, c'est une gageure), je n'ai même pas regardé la carte (qui est plutôt copieuse d'ailleurs), j'ai fait comme on m'a dit de faire. Le bobun arrive 15 minutes plus tard, et ça sent bon. Alors je ne vais pas vous dire que c'est le meilleur bobun de ma vie (jusqu'à nouvel ordre, on le trouvait au Cambodge 10 avenue Richerand mais libre à vous de faire la queue 1h23), mais c'est honnête, c'est parfumé, la viande est bonne, il y a juste un hic sur les nems (vous allez me dire que c'est un gros hic pour un bobun). Bon, voilà, si vous êtes perdu rue de la Boétie, avec ni l'envie d'aller chez Mezzo di Pasta ou de payer une entrecôte à 23€, vous pouvez aller là, ça ira très bien comme entre deux ! Et surtout, car évidemment il y a un petit plus, le serveur est hilarant, il passe son service à faire des blagues (pas lourdes, je vous rassure), du coup vous êtes tout guilleret en sortant.

Le Village des Délices
31 Rue La Boétie
75008 Paris

01 42 56 27 91 ()
Fermé le dimanche (de toutes façons, vous n'allez pas y bambocher le soir hein... c'est pour dépanner en semaine !)

dimanche 24 octobre 2010

Les Tontons Flingueurs description

S'il y avait un restaurant - blague à vous présenter chaque semaine, je pense que celui-ci remporterait le gobelet d'or ! Pourtant, un nom fantastique, chargé d'histoire, on s'imagine à voir Blier et Ventura en train de se taper une poire au comptoir. Alors, comment dire... il y a un peu de ça, avec un côté bar PMU qui m'émeut toujours, une partie avec des tables hautes et fatalement des tabourets hauts (mais l'espacement n'a pas été calculé du tout, et du coup, cela crée des situations cocasses de contorsionniste malhabile à vous faufiler en dessous de la table pour réapparaître coincé contre le mur - on a bien ri), et une autre "plus classique" avec des tables et des chaises. La patronne nous dit qu'elle a racheté le lieu il y a 4 mois (ou 4 semaines ?... je ne sais plus), mon accolyte s'empresse de me dire "tu vois, je ne savais pas, avant c'était complètement différent !", mais moi j'assume tous les essais hein ! (spéciale cacedédi à Fred)

Une carte de brasserie avec des classiques et des plats qui se veulent élaborés comme des gambas ou du thon relevé (et les prix galopent jusque dans les 20€). Mouais, prenons le burger au cantal et oignons confits (14,50€). Il arrive, énorme. Je me demande encore aujourd'hui comment j'ai réussi à le terminer. Préfère pas y penser. Il est plutôt pas mal, entre nous, on ne sentira jamais les oignons, et on les cherchera longtemps, mais le cantal est quand même bien présent pour relever le goût. Pour une fois, une idée d'un Français frustré et jaloux de n'avoir pas inventé le burger, mais mais... on vous a mis du cantal à la place du cheddar !!! Les frites sont correctes.

Peut-être qu'à midi, on est content d'aller là. Assurément, ne pas y emmener votre date, mais si vous êtes en terrain connu, c'est finalement drôle, les gens sont gentils, vous n'y allez pas pour votre soupe de cresson aux huîtres et pancetta, mais vous serez contents d'y engouffrer un burger ou un tartare après un concert.

Les Tontons Flingueurs
104 rue Saint Maur
75011 Paris
01 43 57 16 02
(j'ai galéré pour retrouver le numéro de la rue, donc peut-être qu'il est faux, mais vous ne pourrez pas vous tromper, c'est vraiment près de l'angle avec la rue Oberkampf - si vous êtes super motivés !)

Mojita et Bob description

Bon, ça y est, j'y suis allée, dans ce bar aux consonances très mojitiennes. Évidemment comme l'être humain est complexe, voire paradoxal, je n'ai pas pris un mojito mais une bière belge, une Maredsous (7€ la pinte, ça reste dans les prix) : ma foi, pas aussi subtile que la Petrus, mais quand même, ça met au placard les infâmes Kro ou 16 qu'on essaie de me servir à chaque fois. Il y avait le cocktail du jour, le Tonin (7€) qui avait l'air pas mal du tout, à base de bière belge, vodka, nectar d'abricot et d'autres ingrédients, mais je me suis dit que ça sentait l'Alka Seltzer pour le lendemain...

En tous cas, ambiance plutôt marrante, les serveurs sont très sympas, quand on est arrivé à 20h, il n'y avait personne (et on a bien fait), et une heure et demi plus tard, la musique à fond et la lumière tamisée, on a senti qu'il fallait qu'on laisse la table de 4 qu'on occupait grassement à 2 (on a fait très fort, en s'asseyant en décalé, donc impossible pour n'importe quel intrus de venir s'y coller) à de pauvres jeunes filles en stilettos bien hauts. Entre temps, on s'était pris la planche du jour à 12€, avec trois polentas (pas mal mais pas dingues), une brochette de boeuf (pas mal), un oeuf cocotte (moi j'aime beaucoup le principe, donc j'ai toujours du mal à garder mon objectivité - mais en étant objective, il était pas mal), des radis blancs avec du beurre (c'était le meilleur !!! je crois que le radis revient en force et qu'on se rend enfin compte de la subtilité de sa robustesse de goût).

On peut aussi dîner (de vrais plats, donc) et il y a des tapas à 3€ l'unité, mais qui sont au final un peu les mêmes que ceux de la planche, donc à vous de tester vos appétits, gourmands ou non. J'ai trouvé ça très sympa, les gens sont debout, assis, de guingois sur de hauts tabourets, ça mixe, c'est easy going quoi.

Mojita & Bob

3 rue Oberkampf
75011 Paris
01 58 30 88 59
contact@mojitaetbob.com
Du mardi au samedi, de 12h à 15h et de 18h à 2h.
Fermé samedi midi, dimanche et lundi.

vendredi 22 octobre 2010

Happa Teï description

En furetant comme d'habitude sur le blog de François Simon, une adresse n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde... Tiens, tiens, un nouveau japonais rue Sainte Anne, et en plus un nouveau concept. Point de faux sushis ou de vrais udons, mais place aux takoyaki, ikayaki et okonomyaki (ces derniers qu'on peut déjà déguster chez Aki). Une mini boutique rouge, au rez de chaussée, les plaques chauffantes avec le moule pour faire les takoyaki (pieuvre dans de la pâte à crêpe en forme de petites boules de pétanque ou de ping pong, c'est à vous de voir quel sport vous correspond le mieux) : on commande là, il y a trois menus (entre 13,50€ et 15€) avec un peu de tout, c'est fantastique. Sinon, vous pouvez prendre 3 takoyaki avec une boisson à emporter pour 5€, c'est toujours autant fantastique.

Et là, on monte à l'étage, une petite pièce toujours dans les tons rouge et bois, de petites tables basses avec des bancs (il y a une autre salle à l'européenne, mais c'est beaucoup moins rigolo). Il n'y a personne quand on arrive, on a l'impression d'avoir un ryokan pour nous tout seuls (oui j'exagère). Les plateaux viennent plus tard (seul hic, ma copine a été servie 10 minutes après moi...). Une VRAIE soupe miso, avec de vrais légumes, carottes, poireaux, c'est très bon. L'ikayaki, une sorte d'omelette - crêpe aux calamars, parfaite. Et des boules de riz passées à la sauce kikkoman avec des tranches grillées de porc, c'est un vrai festin. Je ne sais pas pourquoi j'ai tout mangé, ah si je sais ! c'était trop bon... Ma copine a pris la même chose avec les fameux takoyaki, c'est délicieux, ça fond dans la bouche, et c'est toujours intéressant comme mélange le moelleux et le caoutchouteux de la pieuvre. Et les serveurs sont d'une gentillesse extraordinaire. Et, et, et... je peux continuer à vous convaincre pendant encore 15 lignes au moins.

Vous savez ce qui vous reste à faire... Même si la mort dans l'âme, je me résous à y trouver une file d'attente monstrueuse dans peu de temps !

Happa Teï
64, rue Sainte Anne
75002 Paris
01.42.96.60.40
Ouvert du lundi au samedi (vous pouvez sûrement vous acheter des takoyaki à toute heure de la journée)
PS : tout est bien expliqué dans leur facebook

jeudi 21 octobre 2010

Café Crème, back again description

J'y vais souvent au Café Crème. Il y a même eu une époque où j'y mangeais tous les dimanches soirs un hamburger muffin. Et puis le temps du bikini est venu, et vous connaissez la suite... 
Le Café Crème pourtant c'est un service souvent lent, désagréable, parfois même tout à fait incompétent. 
 Pour vous donner une idée de l'ampleur du problème, j'ai commandé la dernière fois un thé. On m'a dit "quel thé ?", et à partir de ce moment précis j'ai mis 30 minutes à obtenir ma tasse et mon lait. Le lait c'est comme la mayo, c'est un test service imparable. Un serveur qui m'apporte mon lait du premier coup conquiert mon cœur à coup sûr, mais ça arrive une fois sur 10. Là il a fallu que je le demande  à ma serveuse mon lait trois fois pour que finalement sa collègue ait pitié et me l'apporte...
Malgré ces moments répétés d'irritation intense, j'y retourne souvent. Pourquoi donc ? 
  • parce que c'est le seul endroit où ils font un hamburger muffin à 10€50 (et globalement les prix sont vraiment tops pour le quartier)
  • parce que c'est trop pratique comme emplacement, pile entre République et chez moi (cet argument vous touche peut-être moins, mais disons que c'est vraiment pas loin du métro et en même temps hyper calme)
  • parce que la terrasse est cool et que j'adore le quartier
  • parce que s'il fait froid dehors il y a un canapé à l'intérieur
  • parce que quand le dimanche la foule du Marché des Enfants Rouges (juste à côté) me fait peur, là c'est tout de même plus calme,
  • parce qu'il y a des œufs bénédicte dans leur brunch
  • parce qu'on peut y prendre un verre, y bruncher, y dîner.. le seul problème c'est que le service n'est pas continu, donc à 18h, impossible de manger.
  • parce que je peux suivre les travaux du Carreau du Temple juste en face
  • parce que j'aime que les serveurs soient méchants
Pour revenir aux plats, je prends toujours un peu la même chose, soit un hamburger muffin, soit un brunch. Généralement je sors de là très satisfaite de ce que j'ai mangé. C'est simple, frais et bien fait. Pour celles et ceux pour qui le muffin c'est seulement un petit cake sucré souvent aux fruits rouges et parfois avec des ailes, je précise qu'il existe un second type de muffin et voici un lien vers un site qui fait un point précis sur le sujet. Cela vous permettra de briller en société à coup sûr.
Le conseil de l'habituée : Ne pas hésiter à aller payer au comptoir, les serveurs n'aiment pas, mais ça peut vous faire gagner facilement 20 minutes.

Le Café Crème
Tel : 01 42 72 04 06
Prix : 10€50 le hamburger (du coup je le mets dans la catégorie - de 15 euros, parce que ça peut faire un dîner franchement pas cher...)

mardi 19 octobre 2010

Le bistrot du chineur description

Comme son nom l'indique, c'est le bistrot d'un chineur, la brocante se trouve juste la porte à côté, dans une impasse qui vous emmène tout droit à la campagne. Adieu 16ème austère, on est propulsé dans Henri Bosco ou La Petite Maison dans la Prairie (je mets deux références au cas où). J'ai appelé à 10h pour réserver, "vous avez de la chance, j'allais faire mes courses". Tout est dit. Le monsieur qui nous reçoit, nous reçoit comme à la maison (il ne prend que sur réservation, et refusera même une famille avec enfants car il ne reste plus de poulet). Il est même étonné qu'on vienne chez lui "je ne fais pas de pub, moi, et puis vous savez, je ne travaille pas, je brocante et je cuisine" (je me suis sentie toute petite quand il m'a dit que cela faisait 20 ans qu'il avait son restaurant).

Une ardoise simple et magnifique (promis demain j'essaie quelque chose de compliqué, sinon vous allez dire que je me fais un trip "allons voir les vaches") : des entrées qui avaient l'air à tomber (avocat avec du VRAI crabe, terrine campagnarde, escargots, dans les 6-8€), trois plats au choix (poulet fermier à 12€, aile de raie à 14€ et "pavé de boeuf pour ceux qui ne veulent ni l'un ni l'autre" à 12€). Évidemment, j'ai pris le poulet fermier servi avec des pommes vapeur et des courgettes. OMG comme on dit chez les jeunes. C'est tellement bon ! Et les courgettes, les courgettes. J'en ai saucé mon plat jusqu'à la dernière goutte d'huile à la provençale. Il avait l'air ravi. On s'est quand même laissé tenter par sa tarte aux pommes qu'il est venue nous montrer (4€, du délire). Parfaite dans son imperfection, un peu acide comme le goût des vraies pommes, un feuilleté qui décolle. Mmmm. Et avec le café, vous avez un chocolat Côte d'or, c'est pas beau ça ?

Pour les afficionados du 16ème, c'est une planque sublime à un prix sublime. Et l'été, il transporte toute sa salle dehors, dans la cour. N'oubliez pas de réserver, sinon pas de place...

Le Bistrot du Chineur
5 impasse des Carrières
75116 Paris
01 42 88 17 73
Ouvert du lundi au vendredi, seulement à midi

La Maison du Sushi, une grosse déception description

J'ai mis le nez dehors, me suis aperçue qu'il pleuvait, qu'il faisait froid, que je n'avais pas de parapluie. J'ai donc battu en retraite et décidé de me faire livrer. Comme on m'avait dit le plus grand bien de La Maison du Sushi, je me suis dit que c'était une occasion en or.

Premier point, la jeune fille au téléphone était moyennement aimable (j'ai vaguement eu l'impression qu'elle avait un fort doute sur mes capacités intellectuelles), mais diligente. Elle a dit qu'elle rappellerait pour me donner l'heure de la livraison et l'a fait. Du coup je lui pardonne.

Deuxième point, le livreur est arrivé avec 20 minutes d'avance. En revanche, lui et moi on n'a pas accroché car c'est un relou. [Intermède râlage : On est d'accord que quand vous sonnez et que quelqu'un vous dit "j'arrive", refaire sonner le téléphone immédiatement est contre-productif. J'ai juste dû faire machine-arrière pour reprendre le tél et dire "oui ben j'arrive". Et il m'a refait le coup deux autres fois + 1 fois sur le portable ! Mais comme je suis maligne, après je n'ai plus décroché et j'ai continué ma route. J'ai été tentée de lui expliquer que malgré toutes mes lettres au Père Noël je n'ai pas encore reçu le don de télé transportation.].

Troisième point, la bouffe : alors quand je commande des sushis à emporter, j'aime bien essayer des trucs, histoire d'avoir l'impression que même si je suis en train de manger seule derrière mon bureau (attention Cosette alerte), en fait je vis des expériences incroyables. Donc là mon quotat "étrange" consistait en des makis thon ciboulette et des sushis à la crème d'oursin. A part ça du classique : sushis aux oeuf de saumon, temaki saumon et petite salade de poulpes.
L'"étrange" s'est révélé "pas terrible". Les sushis à la crème d'oursin étaient hyper étouffants. Parce que de la crème d'oursin, il en mettent à gogo, et comme ça a un goût plutôt très fort ça tend à étouffer tout le reste. Et j'ai découvert à cette occasion, que je ne suis pas fan de la crème d'oursins. Tout ça derrière mon écran d'ordi. Le thon ciboulette était sans intérêt.

Passons sur les sushis aux œufs de saumon (assez quelconques) et arrivons sur le vrai scandale : le temaki saumon. Comme une idiote je n'avais pas regardé attentivement la composition, et vous serez ravis d'apprendre qu'avec le saumon, le riz et l'avocat, ils ont rajouté de la mayonnaise !! Nan mais franchement ? J'étais tellement énervée que j'ai dépiauté le temaki pour ne prendre que le saumon et l'avocat.

Donc on récapitule, on n'essaie pas du chelou à la Maison du Sushi, on ne prend que du classique. "Oui mais moi j'aime bien le chelou !" "ah ben tu ne commandes pas à la Maison du Sushi".

Maison du Sushi
6ème, 7ème, 14ème, 15ème, 16ème (sud) : 01 45 51 24 24
8ème, 16ème(nord), 17ème, Levallois, Montmartre, Neuilly : 01 46 22 19 19
Prix : pour toutes les merveilles mentionnées plus haut, j'en ai eu pour 25€. Mais on peut s'en sortir pour moins cher.

lundi 18 octobre 2010

Salumeria Rossi & Co description

Ce qui est pratique avec les copines italiennes, c'est qu'elles vous emmènent dans des super bons restaurants italiens, comme si c'était de l'ordre de la mission, de la quête du Graal. Logique me direz-vous, pas sûr vous répondrai-je. Aujourd'hui, on va à la Salumeria Rossi & Co, on a l'impression d'avoir rendez-vous avec une exploitation agricole au fin fond des Pouilles, moi je vois déjà l'huile qui ruisselle des tonneaux, et la pasta faite à la main. Dans un décor qui ressemble un peu à La tête dans les olives, mais en moins exigu, plus urbain, un couple vous reçoit : lui est beau comme un dieu et vérifie que vous parlez italien pour vous parler du menu en langue originale (franchement faites un effort, c'est beaucoup plus poétique qu'en français - j'ai écouté le speech pour mes voisins) et sa femme ravissante et souriante. On est un peu comme à la maison, sauf que là vos parents ne sont pas vos parents (un détail qui peut avoir son importance).

"Ce n'est pas magnifique ?" Si si, un menu avec entrées et plat à 14,90€ au déjeuner. Et des vrais antipasti avec artichauts, mozzarella, tomates confites, fenouil, roquette, petits légumes grillés, aubergines, etc. Tout ça allègrement accompagné d'une belle corbeille à pain, gressini, et autres gourmandises, que j'ai presque dégusté à moi toute seule. Ensuite, j'ai pris des gnocchi avec mozarrella, légumes, servis comme un gratin : parfait, simplissime, la cuisson est juste sublime. La patriote italienne a pris les conchiglie (en forme de coquillages) farcis au crabe, qui avaient l'air plus qu'appétissants. Encore une de ces adresses où l'on pourrait rester toute l'après-midi, mais le devoir nous appelle. On peut aussi commander à emporter.

Sortez de la rue Montmartre, de la rue Montorgueil, poussez jusqu'à la rue Mandar (c'est à 10 secondes et demi environ en marchant lentement), et humez à plein poumons, c'est l'Italie qui vous appelle (plutôt à l'heure du déjeuner).

Salumeria Rossi & Co

10 rue Mandar
75002 Paris
09 54 96 00 38
Ouvert du lundi au samedi de 12h à 14h30, et de 19h45 à 22h30

dimanche 10 octobre 2010

La Conserverie description

Un videur à l'entrée, deux grosses portes blindées qui s'ouvrent sur un rideau en velours ambiance les Bains des années 90. Au départ, on se tâte, on se demande si c'est vraiment de ça dont on avait envie un vendredi soir. Et la magie du lieu, c'est qu'on se laisse complètement séduire par cet ancien atelier du Sentier reconverti en lieu über cool (on n'est pas à Berlin mais presque) par l'IMMENSE espace où règnent, deci delà, des canapés, des fauteuils, des tables basses en bois (moi je parie qu'elles ont été chinées chez un ancien boucher ou alors dans une mercerie), on peut s'étaler, ce qui est très rare à Paris. L'ambiance est plutôt tamisée, il y a un DJ qui djise. Et là, gros applaudissement pour les serveurs qui sont tous d'une gentillesse qui, à première vue, peut apparaître carrément suspecte, mais qui en fait est dénuée de tout machiavélisme (et ils proposent même d'apporter une carafe d'eau, j'en ai eu le souffle coupé).

Bon la carte arrive : à manger, pas mal d'assiettes, de sardines, et des plats. Mon coeur balançait pour la joue de boeuf mijotée au cidre, mais Math a remarqué de manière plutôt judicieuse que personne ne prenait de plat. J'ai remis ma joue de boeuf au placard, et on s'est partagé une assiette de porc noir (un délice les amis, ça fond dans la bouche, c'est à limite de l'onctuosité crémeuse) et de jambon blanc (14€), une assiette de fromages (pas mal, un bon assortiment de durs et mous, 14€), et des sardines (il n'en restait plus à l'huile d'olive, on a eu ceux au piment : et ben contrairement aux dires de la très gentille serveuse qui doit avoir une tolérance assez élevée au piquant, ça arrache subtilement, 8€). Ça suffisait pour trois filles, à voir si on ajoute un être de la gente masculine, s'il peut survivre.

Une carte de boissons assez prolifique, les cocktails sont réputés, mais on a pris du vin, une bouteille de Côtes du Rhône du domaine Les Mûres (27€), pas mal, un peu jeune, mais finalement assez agréable.

Oui, il faut y aller, c'est un endroit vraiment sympa, on est tranquille, il y a de la musique mais pas trop forte (donc entre potes ou entre amoureux en rencard, tout fonctionne), les produits sont bons (reste à essayer les plats... il y a même du sot l'y laisse) et les gens sont gentils !!!!! Que demande le peuple ?

Spéciale cacedédi à Gi pour la bonne idée.

La Conserverie
37 bis rue du Sentier
75002 Paris
01 40 26 14 94

vendredi 8 octobre 2010

A boa mesa description

Tout est dit dans le nom de ce restaurant brésilien, c'est "la bonne table" ! On entre à 12h45, il n'y a personne, et quand on partira vers 14h, toujours personne... C'est vrai que la façade ne paie pas de mine, mais c'est étrange qu'il n'y ait pas plus de curiosité de la part des badauds... En même temps, toujours bien de savoir qu'à midi, vous êtes tranquilles et vous serez servis ! Une dame extrêmement gentille s'occupe de nous (c'est aussi possible de commander à emporter), il y a un menu à un prix défiant toute concurrence, 12€ pour une salade de concombres, des ailes de poulet avec haricots blancs et flanc au lait de coco. Je sens que c'est trop pour moi, mais un des deux grands gaillards que j'ai emmenés en goguette a l'air plutôt ravi. L'autre prend une feijoada, plat typique avec jarret de porc, saucisses et haricots rouges (14€), et moi une vaca atolada (13€), ce sont des côtes de veau mijotées dans le manioc avec riz et légumes. J'ai tout goûté, et c'est délicieux ! C'est simple, et très parfumé. Ce ne sera pas un déjeuner frugal, donc n'y allez pas si vous avez prévu une raclette ou une fondue pour le soir même, mais c'est la satisfaction d'un beau repas, de la viande qui a mariné dans le fait-tout une bonne partie de la matinée. En plus, c'est servi avec le sourire. On se sent bien, on peut y rester des heures. Il y avait des entrées qui avaient l'air démentes (plein de petits farcis) et d'autres plats à tester dont le poulet au lait de coco avec sauce cacahuètes.

Pour être clair, c'est le genre de plan que je préférerais ne pas vous donner. Mais comme je fais une spéciale cacedédi à Juliette, l'indic du 9ème, pour m'avoir mise sur la piste, je ne peux pas manquer de générosité à votre égard. Allez-y !

A boa mesa
23 rue Maubeuge
75009 Paris
01 42 80 34 11


Le petit bal perdu description

Une sortie de concert au Bataclan, que l'on peut désormais appeler le sauna rock (la température avoisine facilement les 43°). Une bière, on ne veut qu'une bière. Il y a un nouveau bar (ouvert en mars dernier) qui s'appelle Mojita et Bob rue Oberkampf qui avait l'air assez sympa, avec cocktails, tapas, bières belges et hauts tabourets avec lumière tamisée, je trouvais que cela créait une atmosphère un peu particulière, pas stéréotypée. Mon compagnon de fortune ne l'a pas trouvé à son goût, alors on s'est reporté sur Le petit bal perdu, un peu plus haut dans la rue. Là, on est beaucoup plus dans le cliché Oberkampf, mais bon, why not ? J'avais simplement l'impression d'être un des sept nains de Blanche Neige face à la serveuse longiligne de 1,80m qui portait des talons aiguilles de 10 cm, ce qui la faisait monter à 1,90. Mais elle est sympa. Donc on ne boycotte pas.

La carte est plutôt intrigante, les plats sont assez chers, dans les 20€ (bon, on n'est pas chez Thoumieux hein...), mais mais, il faut savoir découvrir les pépites ! Et en entrées, bigre, se cachait un os à moelle avec pain gratiné, et surtout pour la modique somme de 6€ (clin d'oeil à Math). Et deuxième bigre, ils avaient de la Petrus, une bière que je ne connaissais pas, et selon les dires de la demoiselle "c'est comme de la Leffe, mais en plus léger". Vous connaissez mon amour pour la Leffe, la seule bière digne de ce nom (spéciale cacedédi à Sam), alors là je saute sur l'occasion. Et appelons un chat un chat, la Petrus c'est trop bon ! (et meilleure que la Leffe.... oups) Fruitée et amère, légère aussi (4€ le demi, 7,50€ la pinte). L'os à moelle arrive et ils n'ont pas mégoté sur les quantités : il y a 4 os bien fournis, c'est pas mal, c'est pas le meilleur que j'ai mangé, mais franchement ça va, à la fin c'est un peu écoeurant tout ce gras, mais moi je trouve ça fun, le repas bière / os à moelle.

Plus haut encore dans la rue, il y a une petite buvette du midi, Ex Nihilo, qui a une carte HALLUCINANTE de bières belges, dont la Petrus ! Mais c'est fermé le soir... (aux alentours du 27 de la rue je crois)

Le Petit Bal Perdu
25 rue Oberkampf
75011 Paris
01 48 06 28 23

jeudi 7 octobre 2010

La Bergerie, ou l'annexe de mon bureau description

C'est compliqué les choses parfois ; genre ce resto, et bien c'est juste le meilleur du quartier. Pourtant je n'en ai jamais parlé, alors que je racle les fonds de tiroirs pour faire mon quota de critiques (voir La Marquise). Seulement voilà, quand j'y vais je suis sure d'y croiser mes boss plus ou moins en déj d'affaires.
Mais aujourd'hui j'ai eu l'occasion d'y déjeuner grâce à un déjeuner filles de l'équipe. Le décor est un peu boisé, il y a une espèce de petite barrière au milieu du resto sur laquelle sont posés des moutons ( Je n'ai pas pu prendre discrétos de photos, donc vous serez obligés d'y aller pour voir ça) et un bar à l'ancienne. C'est la maison d'une vieille tante à la campagne. La cuisine est à l'avenant, au menu aujourd'hui rôti de porc avec une purée maison, andouillette frites, tartare, magret de canard... Ah ben oui, c'est léger léger léger. J'ai opté cette fois-ci pour une andouillette, et elle était parfaite. Grillée, fondante, pleine de goût... La purée est effectivement maison et maison ici ça veut dire "ne lésine pas sur le beurre Germaine !". Le rôti de porc avait l'air juste dingue, et pourtant moi "rôti de porc" comme ça, ça ne me fait pas rêver. Mais là il semblait avoir cuit de très longues heures, il y avait des petites carottes posées dessus, napées d'une sauce brune qui s'étendait sur la purée.. raaaaaa ça avait l'air trop bon....
J'arrête la charge lyrique sur ce rôti et sur mon andouillette, parce que là ça sent le dérapage. Pour faire bref c'est une cuisine d'une autre époque, une époque où les diététiciens n'avaient pas voix au chapitre, et où la pomme de terre était encore considérée comme un légume à part entière. Bref c'est ambiance Les Tontons Flingueurs, Touche pas au grisby, ou le Cave se Rebiffe.
Si vous passez dans le quartier, et que vous avez envie de vous sentir à la maison, allez-y.
NB : en y pensant bien, le fait que je ne puisse pas y aller tous les jours n'est pas qu'un mal. Ça me sauve d'une obésité certaine.
La Bergerie
Tel : 01 47 20 48 63 
Ouvert : je ne suis pas sure, mais je crois que c'est n'est ouvert qu'en semaine à midi. C'est un peu une adresse secrète. 
Prix : plat dans les 15 euros. Je n'ai jamais eu la force de prendre un dessert; le café (vital) est à 2€ je crois. 

mercredi 6 octobre 2010

César, "bon rapport qualité / prix". description

Aujourd'hui j'étais sensée trouver un resto "à côté de l'Etoile" "servant rapidement","pas trop cher" et "bon". A ce stade j'avais déjà envisagé de proposer le macdo des champs pour vous donner une idée de l'étendue de mon désarroi... Et puis quelqu'un m'a dit "mais va donc chez César !".
Soulagée, j'ai pris mon téléphone et j'ai réservé. "3 personnes ? midi trente ? ok" (le tout avec un accent italien à couper au couteau).
Le restaurant est tout en profondeur, l'espace séparant les tables étant occupé par des clients attendant patiemment qu'on leur trouve une table. A part ça beaucoup d'habitués, et les italiens du quartier sont au rendez-vous (attention pas l'italien beau gosse hein, ici on donne davantage dans l'italien bedonnant businessman).
Installés près de la vitre, nous sommes plutôt bien pour bavarder. On nous apporte la carte. Elle est très longue, pâtes, pizzas, plats, tout y est. J'opte pour des linguines aux cèpes (12,50€). Mes voisins prennent une pizza et une escalope bocconcini (je crois). Mes linguines étaient franchement décevantes : les pâtes un peu trop cuites, les cèpes encore gorgés de jus de bocal, le tout manquant franchement d'assaisonnement. L'escalope n'a pas non plus eu l'air de soulever l'enthousiasme mais la pizza s'en est mieux sortie, elle semblait assez réussie. Pour être complètement honnête choisir des linguines aux cèpes dans ce genre de resto, c'est un peu acheter la corde pour se faire pendre et la suspendre soi-même à un arbre. Je pense que sur un choix plus classique ils doivent mieux s'en sortir.
Résumons, c'est un bof assumé sur le plan culinaire, et il vaut mieux choisir une pizza ou des pâtes de base. Le service n'appelle pas de commentaire particulier. Oui mais voilà, si vous devez manger dans le coin, c'est une option qu'il faut considérer avec attention car le rapport qualité prix est un des meilleurs du quartier. La foule ne s'y trompe pas : il vaut mieux réserver.
PS1 : J'apprends qu'il y en 3 autres dans Paris, dont deux dans le 13ème et un dans le 6ème. Je ne vous dis pas ça pour que vous vous y précipitiez, entendez-moi bien...
PS2 : Personne ne va pas y dîner en amoureux. Je sais, vous étiez tentés, mais c'est non. 
César
Prix : en 12 et 19€ pour des pâtes, pizzas entre 12 et 15€ (de mémoire). Café à 2,50€. Attention la formule déjeuner a disparu !
Tél : 12 Avenue de Wagram 75008 PARIS
Ouvert tous les jours de midi à 15h et jusqu'à minuit le soir

mardi 5 octobre 2010

Les longueurs de Lac Hong description

Nous étions partis pour manger japonais, et puis nous sommes passés devant ce resto vietnamien bardé d'auto-collants Gault-Millau. Il semblait surgir de nulle part, car bien qu'étant passés des milliers de fois rue Lauriston nous ne l'avions jamais remarqué. Nous entrons donc, prêts tenter l'aventure (ne jamais sous-estimer la capacité à innover du financier à l'heure du déjeuner). Une fois dans le resto, vous découvrons "l'aquarium moche" (mais pourquoi s'obstinent-ils à mettre des poissons si gros dans un contenant aussi petit ?), la colonne avec guirlande luminescente et fruits décoratifs et... last but not least... les fleurs artificielles. Évidemment une petite musique d'ambiance vous berce, en l'occurence "Aline, pour qu'elle revieeeeeeennnnne" version vietnamisée. Je les nominerais bien pour la saucisse d'or du resto le plus kitsch de Paris.
On a envisagé de s'inquiéter mais le fumé des soupes servies à nos voisins nous a de suite rassurés. Je commande donc le menu du midi à 19€ (entrée plat et dessert), avec bouchées vapeur et poulet à l'orange et au gingembre. Mon collègue décide de prendre deux entrées, une soupe au boeuf et des raviolis grillés. 
Le problème c'est que nous n'avons à aucun moment pu manger ensemble... Les plats sont toujours arrivés en décalé, et le service est très très très long ! Je vous assure que j'ai cru que j'allai manger la table en attendant mon plat... Et c'était pareil pour tous les clients.
Une fois cela posé, les plats étaient très réussis, avec une mention spéciale pour mon poulet gingembre orange, qui déchirait ! En revanche si les entrées de mon collègue étaient très bonnes, c'était tout de même un peu léger pour un repas. (bien qu'au final plus cher qu'un menu). Mais on ne va pas le plaindre, car "je le lui avais bien dit".
Par ailleurs les plats à la carte sont assez chers (plus de 20€ et jusqu'à 35), mais ont l'air juste dingos. Je compte carrément retourner les goûter. 
En bref le décor pourrait être plus joli et le service moins long, mais cela reste un très bon resto vietnamien.  Vous pouvez y aller un jour où vous n'êtes pas trop pressé, et où la vie semble vous sourire. Histoire de ne pas se hérisser face aux longueurs du service. Si vous n'avez pas trop faim en arrivant c'est encore mieux.
Lac Hong
Prix : menu à 19€ le midi, comptez entre 38 et 61€ le soir
Ouvert du lundi au samedi pour le déjeuner et le dîner.
Tél. : 01 47 55 87 17

Le Gaigne description

Dans une petite rue dont je ne connaissais même pas l'existence, coincée entre la rue du Temple et la rue des Archives, une sorte d'oasis après le déluge. Adresse ouverte il y a deux ans par Mickaël Gaignon (d'où le nom, je suppose, mais je ne voudrais pas m'aventurer dans des extrapolations fumeuses), ancien du Pré Catelan par Frédéric Anton ou des restaurants La Table du Baltimore et Gaya par Pierre Gaignaire. Normalement, vous avez déjà les papilles émoustillées, la fourchette qui frétille. Et vous avez bien raison ! En plus, il y a une formule déjeuner carrément raisonnable à 17€ entrée / plat ou plat / dessert, et celle joliment dite "plaisir du midi" (la totale avec même le quart de vin et le café gourmand avec loukoum - guimauve et BN dans le style financier) à 31€. Le soir, il y a une formule dégustation à 42€, et avec les vins accordés, ça monte à 90€.

Donc, dans cette ambiance feutrée (attention à ne pas raconter comment votre voisine vous saoule, car tout Paris sera au courant dans les 5 prochaines minutes), arrive le cappuccino de champignons, royal. Mon père "ah mais c'est un vrai cappuccino !". Hé oui, avec crème fraîche, cacao parsemé, un peu de piment d'espelette, et les champignons. C'est divin. On ne lâche plus l'assiette. Ensuite, gigot de porcelet rôti avec râpé de pommes de terre (il y avait un lieu noir, mais c'est quand même moins fendard) : on se regardait avec mon père, genre ce porcelet est à tomber. Et le petit Brouilly accompagnait très bien la bête. Pour finir (logiquement, après, vous allez faire un jogging à Saint-Eustache pour vous détendre), un Paris Brest... mmmm la crème, aérienne et voluptueuse !! (c'est juste dommage qu'il y ait des cacahuètes sur la pâte à choux, je les ai délicatement enlevées, ni vu ni connu, je t'embrouille). Et puis le fameux café. C'est vraiment très bon, c'est simple et en même temps, recherché juste un peu pour nous faire soulever le sourcil droit. Je recommande chaudement, c'est une grande découverte ! Et évidemment réservez...

Spéciale cacedédi à Colomba pour la bonne idée.

Le Gaigne
12 rue Pecquay
75004 Paris
01 44 59 86 72

dimanche 3 octobre 2010

Chez Nénesse description

Institution titi parisienne de ce qu'on appelle le Haut Marais (mais avez-vous remarqué qu'on ne parle jamais du Bas Marais ? à creuser...), je pousse la porte. La veille, j'ai appelé pour réserver, mais le midi, cela n'existe pas. Et en effet, on attend à peine 7 minutes à 13h pétantes. De l'extérieur, on ne peut imaginer dans quoi on s'embarque, les fenêtres sont masquées par des rideaux de dentelle : l'intérieur est haut de plafond, un comptoir qui surplombe la salle, des tables en veux-tu en voilà, on est un peu serré les uns contre les autres (nous partagerons une table de quatre avec deux jeunes femmes sympathiques qui riront également de la situation), mais bon, le cadre est bon enfant, alors on accepte. On serait dans un restaurant lounge rouge et or, cela ne ferait pas le même effet. Là, les nappes sont à carreau, le menu est sur une ardoise.

Je choisis l'entrecôte haricots verts (mon co-mangeur également) à 9,50€. C'est là où l'on s'enthousiasme. La viande est pas mal du tout, les haricots sentent bon le beurre (il y avait des quenelles ou du suprême de volaille sinon). On n'est pas dans la recherche, mais davantage dans le plat du midi français. On se laisse tenter par les desserts qui nous feraient plonger dans une campagne verte fantasmée à base d'oeufs à la neige et de riz au lait (c'est évidemment ce que l'on a pris - 4€ le dessert). On a les joues rosées, par ce plaisir enfantin. On lèche le caramel qui reste au fond du bol. On rêvasse. Le serveur ne vient jamais nous bousculer, nous faire partir. Si les autres clients commencent à partir pour retourner travailler, on se laisse un peu aller, on oublie l'heure. Finalement, on se recompose et hop, on est parti.

C'est une cuisine de bistrot sympathique, à prix plus qu'amicaux, et si vous êtes dans le coin, c'est idéal.

Chez Nénesse
17 rue Saintonge
75003 Paris
01 42 78 46 49
Réservation le soir, mais pas le midi
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