samedi 29 janvier 2011

Horror Picture Tea description

Amateurs de l'Horror Picture Show, passez votre chemin, mais quand même revenez en arrière, vous allez le regretter... Nouveau salon de thé, qui a davantage la tête d'un café brasserie des années 20 que d'un boudoir décadent de luxure, et le petit plus qui va faire s'encanailler la rue Saint Honoré, c'est le salon de tatouage au sous-sol. Récapitulons : on entre dans ce café, on se dit "c'est quoi cette arnaque, y a pas de horror du tout", on entend le metal gueuler du fin fond de la cave, on commence donc à sourire et on voit une ribambelle de jeunes garçons (max 18 ans et demi - faut être majeur, hein) sortir des catacombes pour se faire photographier, les bras tatoués de mille et un dessins. Ça c'est drôle ! Précisons que les murs sont recouverts de papier peint noir avec des petites têtes de mort et des os, ambiance pirate des Caraïbes.

Niveau carte, bon, j'ai pris un Kusmi Tea au thé vert fraise (4,50€) et je tiens à préciser que le serveur m'a fait un refill gratuit, ce qui est quasiment de l'ordre de l'improbable à Paris, et mon accolyte a essayé la formule pâtisserie + boisson chaude à 10€ avec une tarte au citron, qui était fort bonne, ma foi. Quand on pense à la formule du Delyan, y a de quoi s'étouffer (6,50€ la formule), mais là vous payez le loyer, l'encre des tatouages et la belle gueule des serveurs. Après, à leur décharge, on est resté 3 heures et demi et ils sont plutôt contents, ils sont sympas. Je crois que vous pouvez également y déjeuner, mais bon je ne vois pas trop l'intérêt.

On est clairement dans le branché du mec du 8ème qui se fait faire des tatouages cools en dégustant un macaron à la rose : je trouve ça tellement décalé que j'ai envie de dire que c'est marrant. Mais vous pouvez aller prendre votre thé au café du coin, tout ira très bien aussi.

Horror Picture Tea
95 rue Saint Honoré
75001 Paris
horrorpicturetea@elegangz.com
Du mardi au samedi de 14h30 à 2h

vendredi 28 janvier 2011

Tea Caddy, ambiance surannée pour petit goûter description

Quand un pote m'a proposé qu'on se voit le week-end dernier, j'ai décidé de l'emmener dans un salon de thé. Je suis allée donc contre la règle implicite qui veut que seules les filles goûtent, car goûter, comme chacun le sait, "c'est pas pour les garçons" (je dirai juste pfffffffffffffffff).
Et comme j'aime bien aller au bout des choses, je l'ai emmené au Tea Caddy. Le Tea Caddy est une institution. Ouvert en 1928, c'est l'essence du salon de thé anglais qui se tient devant vous. Vous entrez dans un salon avec des grands panneaux en bois, et êtes pris d'une immédiate envie de chuchoter. Je n'y étais pas allée depuis presque quatre ans, mais rien n'a changé. Quand le pote est arrivé, il a dû reconnaitre que finalement il y a des hommes. Mais l'atmosphère est tellement aux antipodes d'un bar de rubgymen qu'on les remarque à peine, ils se fondent dans le décor...
J'ai choisi un thé à la vanille de Madagascar et des scones avec de la confiture de fraises maison. Mon pote lui a pris un café froid ("t'es malade ??? je vais pas prendre du thé ???") et un crumble. Apparemment le crumble était très bon... Mon thé en tout cas était délicieux et mes scones étaient parfaits, même si j'avais oublié qu'ils les préparent. J'aime bien préparer mes scones moi-même, les couper en deux, mettre une épaisse couche de crème fraîche, et rajouter de la confiture. Autre truc, comme généralement j'en mange chez moi, et j'en fais pour un régiment, n'en avoir que deux petits m'a un peu frustrée. Mais vous me direz que c'est mieux pour ma ligne, et vous n'aurez pas tord... Les autres desserts avaient l'air tout aussi délicieux et je reviendrais bien goûter leurs muffins. Attention les muffins ne sont pas des muffins américains, mais bien une espèce de brioche que vous mangez avec beurre et confiture !
A part ça le service est adorable même si parfois un peu hésitant. 
PS1 j'ai d'autres amis que l'idée d'un thé rebute beaucoup moins. Spéciale dédicace à A.A., le tea lover.
PS2 il y a un brunch que je n'ai jamais fait... 27€, à mon avis faut grave réserver.
PS3 tant que vous y êtes vous pouvez faire un tour à librairie Shakespeare & co juste à côté. Ouverte tous les jours.
14 rue Saint-Julien le Pauvre 75005
Horaires : tous les jours de 11h à 19h
Prix : 5,5€ le thé et plus de 6€ la pâtisserie... oui je sais...
Note : il y a du monde, mais généralement elles ne prennent pas les réservations...

La maison mère description

Suréna de Corneille au Théâtre des Abesses à 20h30, le spectacle devait durer 2H15 sans entracte, il fallait bien se mettre quelque chose sous la dent, afin d'arriver sans crier famine (la pièce est fantastique au cas où vous voudriez y aller). C'est la porte juste à côté de l'Hôtel Amour qu'a récemment ouvert La Maison Mère, ambiance carrelage blanc aux murs, sol des cuisines des années 60, tout ça avec une once de chic et des luminaires en formes de chapeau melon (et pas de bottes de cuir). Il est 19h30, on passe la tête pour demander si on peut grignoter quelque chose : "oui oui au bar !". J'aime beaucoup le comptoir, c'est très récent, mais j'ai découvert ça (c'est comme déjeuner toute seule dans un restaurant rempli de monde), et c'est une expérience différente : on parle avec le serveur, on regarde les gens dans la salle, il y a une proximité nouvelle.

La carte est très simple, elle tourne autour de burgers (dans les 15€), beaucoup de viande rouge pour les carnivoires (tartare, entrecôte, etc. entre 15 et 20€), des entrées avec la désormais indétrônable soupe aux lentilles du Puy et autres bricks de chèvre (dans les 7€). On n'avait pas beaucoup de temps, on a pris chacune un verre de vin : un Saint Chinian (Languedoc Roussillon - 5,5€ le verre) et un Saint Nicolas de Bourgueil (Loire - 6€ le verre). Ce qui est amusant, c'est qu'on a fait les chaises musicales du vin, les deux étaient vraiment très bien, le Saint Nicolas plus robuste avec un goût assez original. Pour accompagner tout ça, on a commandé une assiette Brooklyn avec dinde fumée, deux différents pastrami (l'un normal et l'autre poivré), avec des cornichons malossol et un peu de salade (15€). "C'est une assiette avec que de la viande" nous prévient la serveuse, l'air un peu héberlué qu'on s'enfourne ça direct. Diagnostic : parfait ! Toutes les viandes étaient très bonnes, évidemment si vous voulez le top du top du pastrami, allez chez Sacha Finkelstajn ou chez Schwartz pour le best hot pastrami sandwich (difficile de s'en remettre en semaine, il vous faut bien un week end pour réapprendre à manger), mais là pour un grignotage pré-théâtre c'est idéal ! Et en amuse bouche, on a eu des rillettes de thon avec petits croutons à l'huile, hé ben, on a tout fini , et on avait même fini la première fournée de croutons sans les rillettes qu'elle n'avait pas eu le temps d'apporter (on a gagné des points en même temps, ça faisait vraiment, "vos croutons, ils se mangent même sans rillettes").

Alors, j'y retournerai sûrement pour dîner et goûter un bon tartare (je trouve ça un peu cher pour le déjeuner), l'ambiance est cosy, encore en train de se chercher avec des tables de djeun's bobo du 9ème adjacentes à des tables d'anniversaire de célébration des 70 ans, ce que j'ai trouvé plutôt sympa au final... Et le cadre se prête à toutes les occasions, donc vous pouvez y aller avec à peu près n'importe qui, mais surtout pas un végétarien !

Addendum
J'y suis retournée un midi en semaine, et il y a un menu qui dépote à 15€ avec entrée/plat ou plat/dessert. On nous a donc servi un pavé de veau sauce foie gras avec purée et forestière de légumes : le tout est de très bonne facture, c'est cuit à point, les légumes sont légèrement croquants, la purée se montre joueuse, à peine moulinée de vraies pommes de terre. On aime. Ensuite, un fromage blanc au miel aux noix : c'était amusant d'avoir cette fraîcheur en bouche avec le côté plus terrien du miel, qui nous rappelait à l'ordre. Rien à dire, parfait, et on insistera en revanche sur le service qui est d'une attention incroyable !

La maison mère
4, rue de Navarin
75009 Paris
01 42 81 11 00
De midi à 15h et de 19h à 23h (sauf dimanche). Fermé lundi.
Réservation vivement conseillée ! (c'était complet le soir où j'y suis allée)
Avant, il y avait le Ch'ti Catalan, mix de ch'ti et de tapas donc : selon une source anonyme, c'était bon, mais conséquent dans l'estomac.

mercredi 26 janvier 2011

L'école buissonnière, c'est cela oui ! description

Y a des soirs comme ça, qui seront gravés à jamais dans l'histoire du blog, et surtout l'histoire infinie de mes gaffes. Mon second nom dans la vraie vie, c'est Gastonne. Ceux sur qui j'ai renversé des verres de vin rouge, voire des bouteilles, sont désormais légion (idéalement sur un trench beige neuf - spéciale cacedédi à Cec -, une veste grise et une belle écharpe en cachemire - spéciale cacedédi à Benj -, et je pourrai continuer à l'infini...), et je crois même que les gens complotent entre eux, avant de se placer à table pour savoir qui aura la chance inouïe de s'asseoir en face de moi. Là, j'ai atteint un sommet, un pic, ce fut une étincelle. Mais revenons au restaurant.

Il s'agit d'un resto - brasserie de quartier, entre la gare de l'Est et Louis Blanc, près du canal, dans lequel vont souvent des potes qui habitent le quartier. Cadre très sympa, confortable, service super gentil et affable, et en plus, c'était censé être bruyant, mais apparemment on a eu de la chance, le niveau sonore était tempéré. La carte arrive, deux formules entrée/plat ou plat dessert à 16€ et le grand chelem à 19€, les prix sont donc très doux, cela fait plaisir. On se laisse tenter par un os à moelle à partager (5€) : depuis que Math m'a fait goûter, c'est un peu mon péché mignon (oui, j'assume, parfois, je me fais un os à moelle, un verre de vin rouge et je joue au tiercé avec mes potes de comptoir), j'adore ça. Et là, il est très bon, juste gras comme il faut, bien salé, fin, ça fond dans la bouche. Ensuite, les paris ont été complètement différents : la tartiflette a été commandée (12€), il fallait bien que quelqu'un se dévoue et on remercie l'homme de la table, une entrecôte pommes de terre sautées (16€), et moi, une tartine au saumon, concombre, crème fraîche EPAISSE, ciboulette, pommes de terre sautées (12€ - le premier indice a été dévoilé). Alors, on parle, on s'enflamme, on discute, et là, on est transporté dans Matrix : par un mouvement de nunchaku improbable (je suis toujours en train de me gratter la tête pour comprendre comment j'ai réussi cette prouesse technique qui fait désormais partie du top ten du guiness book sportif), ma tartine fait une volte face et se retrouve sur mon pantalon NOIR et ma chemise, du côté de la CREME FRAICHE EPAISSE. Larmes de rire de mes potes (j'ai gagné un public ce soir là, c'est sûr), moi je ne comprends pas, donc j'essaie d'essuyer les louches de crème fraîche avec des serviettes rouges en papier subrepticement volées sur la table de la serveuse. Mais c'est ça qui est fou, je n'ai pas ri, ni pleuré : que s'est-il passé avec cette tartine ? Là, où j'ai grave géré comme on dit, c'est que je me suis mis la tartine sur moi (contrairement aux autres fois si vous avez un peu suivi), et je pense donc, humblement, que c'est un châtiment divin pour me punir de toutes mes gaffes !

Sinon, c'est vraiment de la bonne cuisine simple et sympa, pour aller avec des potes dans le quartier. L'homme de la tartiflette a pris ensuite une tarte au citron, et apparemment il était content, le citron était vraiment crémeux.

Vous l'aurez compris, très bonne soirée, ma performance clownesque y a été pour beaucoup, les plats sont copieux (je pense que vous pouvez carrément marquer des points avec un mec), l'ambiance a battu son plein (le resto était complet), ils ont une carte de vins qui a l'air plutôt alléchante, voilà ça balance tranquille !

Toutes mes félicitations à Christine et Alain...

L'école buissonnière
75010 Paris
Aucune info...

Frascati, période de doute

Alors ce resto et moi on est voisins. Donc depuis qu'il a ouvert ses portes (cet été je crois), je le renifle quand je passe devant, je regarde plus ou moins discrètement si c'est plein, et je dresse l'oreille quand on en parle... Et puis alors que je me décide enfin à y aller, tout début janvier, c'est pour finalement entendre le fameux "on est complet".
J'effectue un retrait rapide au 3 Chinon, et deux semaines plus tard, me voici de retour, décidée à finalement en découdre. 
L'endroit est accueillant. Je sais, ça fait très notre Italie rêvée, avec des clips vieillots qui passent à la télé, des photos d'actrices italiennes aux murs...  Y a même Marcello. Mais soyons clairs, je ne suis pas une adepte de la déco épurée, et me sent plus à l'aise dans l'accumulation, donc moi recouvrir un mur de cartes, c'est mon mix.
Je prends des linguines au thon, câpres, anchois et un légume vert dont j'ai oublié le nom. C'est pas mal, les pâtes sont bien cuites, le petit goût piquant me plait, mais finalement je trouve qu'on ne sent pas assez les câpres et les anchois... J'aurais aimé quelque chose de plus affirmé... En plus le cuisinier, fort aimablement d'ailleurs, a renversé sa casserole de sauce dans mon assiette, et du coup le rapport sauce pâtes n'est pas respecté.
Pendant ce temps l'amie avec qui je dîne prend des raviolis, épinard gorgonzola je crois (mais pas sûre du tout), qui ont l'air de la remplir d'aise. Le service est sympa, attentif et un brin moqueur. On sent qu'ils ont souvent des habitués. 
Si je devais résumer ? Et bien je ne sais pas trop quoi en penser. Déjà je n'ai pas pris d'entrée, donc j'ai vraiment ce seul plat pour me décider. J'ai indiscutablement moyennement aimé, mais j'ai l'impression que j'ai peut-être manqué de chance sur le plat. Pour autant je ne vais pas non plus vous dire que c'est l'italien du siècle, mais c'est toujours mieux que le Little Italy voisin...
Ma décision ? Y retourner pour émettre un avis définitif. Ceci est donc un post en cours de maturation.
Affaire à suivre.
Frascati
47 rue du temple 75004
Prix : 16 à 18€ pour des pâtes.
01 42 71 06 11

mardi 25 janvier 2011

Le Bal Café, kiffant description

Je ne vais pas vous raconter ma soirée de vendredi, mais pour résumer plein d'embrouilles, je me suis perdue, j'ai vu un film nul (le dernier Clint), il a plu, et encore d'autres trucs relous. Bref cette soirée aurait pu être un bide complet. Mais voilà le Bal Café se dresse, de toute sa petite stature, et sauve la situation, quand on ne s'y attend pas... 
Pourtant en arrivant dans la ruelle...je me suis dit "coupe-gorge". Et puis nous avançons quand même (la faim motive), et tombons sur le resto. L'accueil est très sympa, alors que nous n'avons pas réservé. Aucun problème, on nous donne une petite table. Le principe du resto est simple : entrées qui peuvent faire tapas et des plats avec un thème "anglais revisité". Mais ça va, no stress, c'est très revisité...
Je prends deux entrées, une tartine avec de la cervelle de mouton et une autre avec des haricots verts, des échalotes confites et des œufs durs. Le tout avec une petite bière un peu amère.
Alors la cervelle de mouton, pour moi c'était une première, et c'était fabuleux. Ils avaient mis juste ce qu'il faut d'assaisonnement, la tartine était croquante et chaude, et la cervelle tellement fondante ! Je goûtais en même temps les haricots verts, qui croquaient également sous la dent, l'œuf était parfaitement cuit, à la limite du mollet... Et il faut que je vous parle de mes échalotes fondantes et formidables ! Et le tout allait très bien ensemble ; de la fraîcheur, du goût, et du croquant / fondant.
Alors pour tout vous dire je n'avais plus faim, mais vu le niveau du salé, je n'ai pas plus m'empêcher de prendre du sucré. La curiosité quoi. Je choisis le cheesecake, et je dois vous dire que je suis exigeante niveau cheesecake, le mien étant déjà pas mal du tout... Quand je mors dedans, j'ai une surprise : il est encore plus fondant que fondant... Comment ce fait-ce ? Et bien ces petits malins, au-dessus d'une base normale de cheesecake (mais une base très réussie je dois dire) ont rajouté une couche de crème fraîche de top qualité. Moi j'adore la bonne crème fraîche (je pourrais limite en manger à la cuillère), donc autant vous dire quec'était l'extase. Certains vous diront que c'était un peu lourd, mais ce ne sera certainement pas moi.
Donc on y va avec qui ? et bien pour une fois, je ne vais pas vous dire "certainement pas pour un date". En effet il y a un truc détendu à propos de cette adresse, et en même temps un peu hype. Les serveurs étant adorables, a priori pas de raison qu'il y ait des tensions.... On se sent libre d'y dîner rapidement ou longuement... c'est varié... Bref ça peut plaire à pas mal de types de gens !
Le Bal Café
Tel : 01 44 70 75 51
Prix : les entrées / tapas sont dans les 7euros, plats vers 15 et desserts entre 6 et 7 je crois.

Mitsou description

Quand je me suis rendue compte que j'allais manger deux bobuns dans la même journée (Le Village des Délices à midi, et Paris Hanoi dans un futur proche, ce soir), I said "no no no". Et là, j'ai pris mon courage à deux mains pour nous trouver un restaurant sympa dans le 8ème à moins de 15€ (si si je vous assure, cette épreuve pourrait figurer dans Koh Lanta ou Fear Factor). C'est mon jour de chance, j'entends parler de Mitsou, une dinette de dim sum., le nom fait très girlie "je lis encore 20 ans", mais que diable, partons à l'aventure ! A 13h30 - très bon calcul - il y a de la place (vous pouvez aussi acheter à emporter), c'est très mignon, ambiance Chine colorée avec des affiches vintage, genre on est au cœur de la boboïtude française qui revisite un Pékin fantasmé entre Wong Kar Wai et la geisha en robe rouge serrée (on est dans le 8ème, pas à Belleville, je vous le rappelle). Hé ben, c'est pas grave, c'est sympa parfois d'être dans un lieu qui n'existe pas, une pure création de l'esprit, surtout quand c'est pas cher et que c'est plutôt bon.

Il y a plusieurs formules du midi, à 9€ avec un panier de dim sum (4 bouchées), une soupe ou un dessert et une boisson, ensuite ça passe à 12€ avec deux paniers, et 15€ avec trois paniers. Il y aussi deux plats du jour (apparemment pâtes aux légumes et parmentier), mais c'est comme si vous commandiez une daurade dans un restaurant italien. A vos risques et périls (ça avait l'air correct dans l'assiette de ma cops, mais je n'y mettrai pas ma main à couper). Donc, j'ai pris la formule à 12€ avec deux paniers, l'un avec crevettes et porc, et l'autre avec un dim sum différent, aux légumes, boeuf, etc. C'est plutôt pas mal du tout, les dim sum sont vraiment tendres, chauds, consistants, voilà pas mal du tout. Et j'ai pris la soupe qui était au brocoli, et comme j'aime bien le brocoli (j'ai raté la fournée lentilles de corail avec gambas - damned), j'étais contente. Et avec cette formule, vous êtes rassasié. Pour les vraiment gros mangeurs, prenez la formule avec 3 paniers, mais ça commence à faire beaucoup...

Je pense que cela peut carrément devenir un point de chute du midi : rapide, frais, bon, et les gens sont TRÈS sympas, ce qui est encore un bon point à ajouter à leur ardoise.

Mitsou
3 - 5 rue du Commandant Rivière
75008 Paris
01 42 25 29 60
contact@mitsourestaurant.com
Ouvert du lundi au vendredi à midi (réservation impossible), et à partir du mois de février, le jeudi et vendredi soir sur réservation
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lundi 24 janvier 2011

Un week-end biero-frito-bruxellois... mmmm ! description description

Je ne vais pas vous le cacher, à vous, qu'à Bruxelles, le point d'intérêt le plus palpitant n'est pas l'atomium ou la place Robert Schumann (j'ai quand même assisté à la manifestation historique des habitants qui se plaignaient de l'absence de gouvernement depuis 7 mois), c'est la bière. C'est vrai qu'il y a Jacques Brel et Benoît Poelvoorde mais concentrons-nous un peu. J'adore me comporter en touriste à l'étranger, je vais à Bruxelles, je m'attends à des trésors de bières belges cachées dans des cavernes, des caves immenses à tréfonds improbables. Lorsqu'on me propose de l'Amstel, de la Grimbergen ou de la Leffe, j'offre un visage d'incompréhension "mais comment, vous n'avez que ça ?", à la limite de l'étouffement pulmonaire. Comme dirait Sam, c'est comme s'étonner qu'au café de la place de la Sorbonne, il n'y ait qu'un Côtes du Rhône ou un Chablis à se mettre sous la dent. Pas bête. C'est vrai que les touristes belges doivent être désarçonnés à Paris ! J'avais suivi les conseils de Math en tous cas, et on a fait une razzia digne de ce nom au supermarché... Les caissiers ont dû nous prendre pour des fous, avec nos gueules d'anges "t'imagines, on a 6 Chimay bleues et 4 Trippel Karmeliet" à trépigner comme des gosses pris en flagrant délit d'achat d'alcool alors qu'ils ont 15 ans et demi (et donnent une fausse carte d'identité avec pour nom McLovin - ceux qui n'ont pas vu Superbad se doivent absolument de le regarder avant de continuer à lire ce blog). Pour info, quand même, c'est 1€ la bouteille de bière en gros (à Paris, il y en a au Monoprix boulevard Sébastopol, mais c'est plutôt dans les 2,50€, pareil à La cave à bulles rue Quincampoix dans le 4ème, mais qui se veut très français dans ses breuvages).

Niveau culinaire, vous ne pouvez pas partir de Bruxelles sans chipoter un cornet de frites. Apparemment il y a une battle de la plus haute importance entre la place Flagey et la place Jourdan, à qui mieux mieux. Pour des raisons purement géographiques et temporelles, je n'ai essayé que celles de la place Jourdan, à la Maison Antoine, qui existe depuis 1948. Il y a plusieurs bons points qui sautent aux yeux : la queue de malade (on parle de frites, pas de caviar donné gratos dans la rue), et la cuisson. Ah la cuisson ! Les frites sont cuites une première fois, et ensuite elles sont cuites à nouveau dans de la graisse de boeuf. Oui, madame, de la GRAISSE DE BOEUF. Hé bien, les amis, c'est mieux que muy bueno, c'est juste les meilleures frites de ma vie, c'est là qu'on se dit qu'on est entré dans une ère de la connaissance de la frite, et qu'on ne pourra plus manger avec la même insouciance les frites de notre tartare du bar d'en bas de chez nous (c'est 2€ le grand cornet, et 60 centimes la sauce). Big up à la mayonnaise aussi, légèrement sucrée comme dans les mayo-moutardes subtiles. Soupir.

Pour finir ces prémisses primitives, passons aux choses sérieuses. J'avais réservé au restaurant Bocconi de l'Hôtel Amigo où Fulvio Pierangelini, le chef italien célèbrissime qui officiait au Gambero Rosso (qui a fermé avant même que j'ai pu y planter un coup de fourchette), compose les menus, de sa toque de maître. Ce qui est dommage, c'est le cadre à la fois business et adultérin de la salle. Oui, oui, que des hommes d'affaires, des fils d'hommes d'affaires qui s'ennuient et boivent des orangina avec du loup de mer (diantre), et des couples s'embrassant sans subtilité dans les mini canapés. Foin de tout cela, c'est EXCELLENT ! On a pris en entrée des fritures de calamars et artichauts, les calamars simplissimes en beignets (je m'attendais davantage à une présentation en encornets dénudés) et artichauts parfaitement saisis, et des coquilles saint jacques avec vinaigre balsamique et purée de carottes (les entrées sont dans les 20€), ça c'est quelque chose : la saint jacques donne l'impression d'être crue tellement elle est cristalline et fraîche. Première émotion. Puis, on s'est partagé des linguine au homard, sauce buasera (60€ à deux, vous ne pouvez pas le commander tout seul, ou alors vous vous prenez les deux assiettes), et là, ça a été le coup de grâce ! On avait chacun un demi homard, exceptionnel, à la fois ferme, moelleux et goûtu (j'avoue, j'ai un ENORME faible pour le homard), et les linguine qui m'ont fait dire que je n'avais jamais mangé de pâtes avant (j'en mange à peu près 3 fois par semaine, c'est mon côté italien). J'ai essayé, à la fin, de voir s'il y avait un double fond de l'assiette pour une mini cachette de pattes de homard, mais non. On avait arrosé ces mets somptueux d'une bouteille de blanc sicilien (Pierangelini est sicilien) de Donnafugata (42€ la bouteille), à bonne température, léger, aérien et en même temps terrien, sensation de graviter dans l'espace. Superbe dîner donc, vous savez ce qui vous reste à faire si vous voulez passer un moment fantastique (c'est évidemment cher, mais on est au-delà du normal, donc économisez vos pièces jaunes).

Sinon dans les déceptions, je n'ai pas pu aller au Café des Spores et à la Buvette, tenus par Nicolas Scheidt de l'Office rue Richer à Paris et dont on m'a dit le plus grand bien, mais ils sont fermés le samedi midi et le dimanche... pffff.

Voilà, rien que pour le plaisir régressif de manger des frites et de descendre des chopes de bière, hop on prend sa voiture (3h de route - à part si vous prenez la mauvaise sortie juste à l'entrée de Bruxelles, que vous vous trouvez dans une zone désaffectée dans laquelle les mecs vous disent "ah je suis vraiment désolé, vous êtes sûrs que la rue que vous cherchez est à Bruxelles ?", et que surtout vous n'avez pas de GPS parce que "ça va, hein, nous on gère la route") ou le Thalys (2h de train - mais vous ne pourrez pas rapporter de breuvages).
Chacun sa route, chacun son chemin, comme on dit.

vendredi 21 janvier 2011

Autour d'un verre, agoraphobes passez votre chemin description

C'est assez bizarre, il y a un peu tout dans ce resto, et pourtant il manque un truc. ou peut-être qu'il y a un truc en trop. La table d'à côté par exemple.
Car nous avons ici encore un exemple du concept "mange avec ton voisin". En fait c'est un peu convivial (en gros vous regardez ce que lesdits voisins ont pris à bouffer et ça vous inspire) mais c'est surtout des moments relous : voisin x veut aller aux toilettes, et là c'est le branle-bas de combat général, limite si tout le resto n'est pas debout pour le laisser passer...  Lui est super gêné, surtout quand, en passant, il renverse limite la table et les verres qui sont dessus. Vous vous êtes debout, vous attendez qu'il passe, et le pire c'est que vous savez qu'il va revenir. Donc une fois qu'il est passé vous vous réinstallez, mais êtes dans l'attente du retour... Et lui revient, se confond en excuses, alors que bon, il a droit de vouloir se laver les mains quand même...
Et pourtant on est plutôt bien tombé, pas de gros relous, ni rien, mais voilà... quand vous racontez le moment piquant de votre soirée, vous avez quand même tendance à regarder combien d'oreilles vous écoutent...
A part ça, la déco est cool, mais manque de chaleur, et surtout la réduction de personnel ça va un moment ; un serveur pour un resto, c'est juste pas assez (vous me direz, que deux ça ne logeait pas). Surtout quand le menu est inscrit sur une unique planche, et que vous n'arrivez pas à voir ce qui est marqué dessus. "ah oui mais je ne peux pas la mettre ailleurs" "ah ben dans ce cas je suis condamnée à ne prendre qu'une entrée je ne vois rien d'autre". Heureusement les voisines sont cools, elles proposent de lire la carte. Mais finalement en balançant votre chaise en arrière (et au risque de vous briser le cou) vous arrivez à presque tout voir.
Deuxième étape, non seulement vous voulez à manger, mais en plus vous voulez du vin. Oui vous êtes exigeant, parce que bon dans un bar à vin... Faut un brin insister, pleurer, tout ça, mais ça y est c'est bon.
Donc à ce stade du repas, et alors que vous sortez d'une journée de travail harassante, que vous vous êtes tapé le métro pour venir, vous avez la vague impression que le monde s'acharne contre vous. Parce que la fatigue rend légèrement parano, comme chacun sait.
Moi quand je vais au resto, je veux être confortablement installée, je veux qu'on s'occupe de moi, je veux me détendre et me sustenter. Au resto on doit être dans un monde simple et pas être en alerte permanente.
Mais qu'avez-vous mangé me direz-vous. J'ai pris une ceviche de cabillaud en entrée. C'était bien mais pas assez relevé (cela dit la petite sauce au citron était réussie). Ma commensale a choisi les coquilles st-jacques (+2€ par rapport au menu) et elle a trouvé ça fort bon, "en particulier la sauce avec des carottes". Je répète. Par contre je demande du sel, on m'apporte du sel (mais pas de poivre hein, parce que j'aurais dû demander sel et poivre). De guerre lasse je me contente de mon sel. Évidemment le sel est un peu humide, du coup j'ai dû l'ouvrir pour choper le sel à l'intérieur, en macgyver que je suis... Et le serveur ne voit rien, ne fait rien : il a surtout l'air à l'agonie.
En plat j'ai choisi le gigot d'agneau, et sa purée maison. J'ai trouvé ça vraiment bon. La purée était peut-être un peu trop classique et beurrée, mais c'est un avis très personnel. 
Donc voilà, c'est plutôt bon, c'est plutôt sympa, et pourtant je n'y retournerai pas, question d'espace vital. Si ce genre de choses ne vous dérange pas, allez-y. Mais bon évitez le date hein, car devoir s'énerver pour avoir du vin et du sel, c'est pas glam.  
Autour d'un verre
01 48 24 43 74
Ouvert du mardi au vendredi de 12 à 15h et du mardi au samedi le soir de 19h à 22h30
Prix : bouteilles dans les 22€ et menu à 20€ entrée + plat. Bref ça va, les prix sont raisonnables.

jeudi 20 janvier 2011

Oggi Pasta, l'Italie version Ponthieu description

J'étais déjà venue, mais à l'époque ce resto s'appelait Fuxia (je hais les Fuxia). Du coup arrivée devant le resto, j'ai commencé à râler (oui ça arrive même aux meilleurs d'entre nous). Le changement de nom et une faim de loup ont permis à mon commensal de me traîner à l'intérieur. Là  je m'aperçois que ce qui n'a pas changé,  c'est qu'on attend. Non seulement on attend, mais trois crevards nous dépassent. C'est le genre de moment où les gens vous fatiguent grave, si vous voyez ce que je veux dire. Bref on ne s'est pas laissé attendrir par l'âge canonique des resquilleurs, et ça a chauffé sec. C'est le côté belliqueux du muffin qui n'a pas été nourri. 
Toujours est-il qu'une fois assise j'ai commandé de mon côté des pappardelles aux pleurotes et champignons de Paris + jambon + crème histoire de me réconforter. Mon voisin a tout fait pour me culpabiliser en prenant une petite salade. Il a échoué lamentablement, ne vous inquiétez pas.
Je n'ai pas goûté sa mozza, mais elle avait l'air relativement fondante. J'ai plus de doutes sur le jambon, et surtout ce qui m'a fait froncé les sourcils c'est la présence de la même fine crêpe croquante que chez Fuxia. Mais bon il avait l'air plutôt content...
Mes pappardelles étaient pas mal, pas dingues mais pas mal. Rien à voir avec la catastrophe intersidérale du Fuxia Victor Hugo. Cela ne va pas vous époustoufler les papilles, mais vous n'allez pas non plus avoir l'impression de vous être fait avoir. Les pâtes étaient plutôt al dente, il y avait effectivement des pleurotes fraîches, en petit nombre mais elles étaient là. La crème avait un petit goût d'ail pas désagréable... j'ai tout mangé.
Ensuite, par esprit de contradiction il faut bien le dire, j'ai pris un café gourmand. Je ne vous le conseille pas. On vous apporte un café avec deux petites verrines l'une contenant une panna cotta plus que quelconque, et l'autre un tiramisu fort moyen.
Donc si vous vous êtes faits jetés (comme nous) du japonais à côté, c'est une option qui se regarde, pour déjeuner surtout. Par contre le service est assez lent (un serveur pour je ne sais combien de tables...), pas idéal pour un déj rapide.
PS : la photo est trompeuse, en fait c'est blindé et les tables dansent collées/serrées...
Oggi Pasta
tel : 01 40 75 07 13
Prix : 15€ le plat de pâtes (ou un peu moins) et 5€ pour le café gourmand que vous ne prendrez pas

mercredi 19 janvier 2011

Sizin description

Bonne nouvelle en ce mardi, quand Les Pâtes Vivantes c'est blindé pour cause d'embouteillage de mangeurs affamés, que malgré vos coups répétés sur la vitrine devant le monsieur qui fabrique de manière si magique ces pâtes longilignes et immenses, que vous soupirez "où va-t-on aller ?", on a donc la réponse... allez en face ! Ainsi, au 45, il y a un restaurant turc. On pousse la porte, pas grand monde, c'est un peu comme dans mes livres d'enfants de Sherlock Holmes : quand il y avait deux coiffeurs dans une ville, que l'un était bien coiffé, et l'autre non, vous alliez où finalement ? (je donnerai la réponse dans un prochain post...) Si vous avez suivi (et oui, le niveau de mes blagues s'effiloche), vous êtes content de cette plénitude, de ces quelques tables éparses. Et le gros bon point, dès le départ qui vous conforte dans votre choix, c'est le serveur ! D'une gentillesse sans pareil. Illustration. Ma copine "est-ce que c'est possible de prendre deux feuilletés au fromage à la place du feuilleté à la viande, ou sinon bon vous ne mettez que des feuilletés au fromage ?". Lui "Bien sûr, et vous, vous voulez changer quoi ?". J'achète !

Donc une carte assez copieuse, dont une catégorie qui fait flancher mon coeur d'artichaut "entrées à l'huile d'olive" ! Il y avait des grillades qui avaient l'air assez dingue dans les assiettes de nos voisins (dans les 15€), mais on a choisi deux assortiments d'entrées, froides et chaudes (13€ l'assiette). Et là, c'est le paradis sur terre. Et là, le serveur qui nous apporte l'assiette "je vous ai rajouté un peu de tout, du coup vous avez tout". Et c'est très bon, il y a bien une ou deux choses pour lesquelles on ne s'est pas enthousiasmé (la purée de fèves, un peu épaisse, dirons nous), mais sinon beignets de calamars, feuilletés au paprika, caviar d'aubergine, tarama, tout est bon ! Il faut donc revenir pour goûter les choses sérieuses...

Pour un petit dîner tranquillou, dans une ambiance décontractée, avec vos potes ou votre famille (je déconseille le date, dans la mesure où votre gloutonnerie pourrait vous faire défaut - ou alors bien choisir son amoureux(se) et connaître sa gourmandise), pour un prix tellement agréable.

Spéciale cacedédi à Gi pour cette VBI (Vraie Bonne Idée).

Sizin
45 rue du faubourg Montmartre
75009 Paris
01 53 34 68 62
Fermé le dimanche

lundi 17 janvier 2011

L'imprimerie, bon plan de secours des halles

Tout a commencé par un rendez-vous rue Coquillère avec une copine pour aller tester la nouvelle adresse de Zen-Zoo, soit Zen-Zoo Prunier, histoire de se remettre de la fermeture de Kikoumaru, le royaume du bubble tea, avec un autre lieu historique de cette boisson addictive.
En arrivant nous nous sommes rendues compte que Zen-Zoo Prunier en fait c'est à emporter. Bref pas trop le lieu où on peut se poser pendant des heures pour une revue précise et méthodique des derniers évènements de nos vies passionnantes.
Nous avons donc gagné un bar rue Coquillère, l'Imprimerie. Il était déjà 16h30, et j'avais oublié de déjeuner pour cause de soldes. Heureusement à l'imprimerie à 16h30 on peut manger, pas de souci. Et non seulement on peut manger, mais on peut même bruncher ! oui le brunch c'est samedi ET dimanche jusqu'à 17h !
Le brunch de l'Imprimerie c'est pour 19 euros :
- un jus d'orange frais mais avec glaçons (je précise pour que vous puissiez demander sans glaçon)
- un thé mariage frère (mais pas de théière)
- une corbeille de pain beurre, confiture et nutella
- une assiette au choix, soit tartare de saumon avec salade, toasts, oeufs brouillés soit poulet rôti, frites, salades et oeuf brouillés. Je ne vous dirai pas que c'est dingue, mais ça se mange bien.
- du pain perdu accompagné d'un cappuccino de fraises, et ils ne lésinent pas sur le beurre c'est moi qui vous le dit.
Ce n'est pas le brunch le plus fin du monde, ni le meilleur, mais par contre la faim ne vous guette plus quand vous finissez tout ça ! Et puis il faut bien avouer que le service sympa compte beaucoup...Nous nous sommes senties tellement bien, qu'à 20h15 on était encore là et avions enchaîné sur l'apéro (thé puis bière, pas un souci).
Le bar est assez cosy, malgré son écran géant où passe des clips (sans le son hein...). En plus la petite terrasse doit être sympa l'été. Je suppose que s'ils font des soirées foots ça peut être pas mal (attention appel du pied à notre lectorat masculin) grâce à ce méga écran. Bref, si vous cherchez un endroit pour prendre un verre dans le coin des Halles, ça se défend vraiment bien, et on peut y grignoter un morceau...Apparemment musique le week-end, j'ai pas testé.
L'Imprimerie
Brunch : 19 euros, le demi à 4,50€
29 rue coquillière, 75001 Paris
01 45 08 07 08

dimanche 16 janvier 2011

Les concepts du dimanche soir

Pas trop de nouveaux restos cette semaine, mais plutôt des moments d'arrêt dans la rue, le moment où l'oeil est attiré par quelque chose d'incongru... Je me baladais rue de Buci, je l'avais déjà remarqué ce bar, le Germain, avec ses banquettes hautes en guise de terrasse. Mais là, ça m'a vraiment marquée. Je me suis demandé quel est l'architecte qui a préféré, à la nonchalance de chaises en osier (à la limite, des tabourets), construire un banc accolé au mur, avec une profondeur de 22 centimètres, et une hauteur de 1,45 mètres. Logiquement, vous devez visualiser un être humain avec les jambes ballantes (tout le monde ne fait pas 1,80m, merci), le dos super droit (sinon, il n'y a que la fesse droite et son cuissot qui ont de la place), voire les jambes croisées (pour ne pas que le trottoir d'en face ait une vue plongeante sur vos sous-vêtements - conseil d'ami : mettez un jean), donc, on est très digne, on sirote son coca citron. Y a un moment, quand vous avez réglé l'addition, hop, vous faites un petit saut par terre, et là... gros soupir de soulagement ! Quelle fatigue ! Si certains ont essayé, envoyez nous votre feedback, car ce n'est que le fruit de mon imagination. Et à imaginer tout ça, j'en sors épuisée.

PS : je viens de regarder le site du bar / restaurant, fou rire, cela a été désigné par l'une des plus grandes architectes du moment, India Madhavi pour le groupe Costes. Cela ne change rien à l'incommodité du banc, cela vous fera même des sujets de conversation... et pour être honnête, l'intérieur a l'air plutôt beau.

Sinon, dans les grandes découvertes, boulevard Arago, il y avait un distributeur automatique de nourriture (cela fait longtemps qu'il y en a un à la Gare du Nord par exemple). C'est plutôt amusant de trouver ce vidéo store de la bouffe dans un boulevard désert, avec des bolinos, des chips, un coca, un sandwich thon périmable, un grand moment de solitude au final. Il y a quand même un jeune homme qui s'est acheté un paquet de pépitos (son ventre devait crier famine à 16h). Un peu Robocop tout ça. Ce sont les mêmes prix qu'un épicier, celui qui ferme à 2h du matin et ouvre le dimanche. Donc cela doit être très pratique quand vous habitez en face. Mais je suis sûre que cette main - grue qui attrape mon paquet de pépito a une chance sur deux de le broyer (le paquet de pépito).

mercredi 12 janvier 2011

Dakar l'hospitalière

J'ai fait un séjour éclair à Dakar (arrivée dimanche à 16h départ mardi à 23h), et c'est une ville vraiment chouette et attachante. On a parcouru la ville dans tous les sens, et j'en ressors donc quelques trucs :
  • faut aller au marché du centre ville qui est vraiment beau (la gare ferroviaire est belle aussi)
  • les sénégalais sont des malades du sport et donc les regarder faire leur exercices le soir sur la plage, c'est plutôt sympa et très impressionnant (c'est un peu les Brésiliens de l'Afrique ces mecs, si vous voyez le genre)
  • il y a une jolie vue sur Dakar du phare des Mamelles
  • je n'ai pas pu aller sur l'île de Gorée, mais apparemment c'est THE truc à faire
  • l'architecture est "bigarrée" en centre ville (avec des trucs assez rigolos / vintage) et le reste de la ville est en travaux
  • il y a des "du président" pour tout et n'importe quoi (night club du président, restaurant du président, ... )
  • Dakar c'est une presque-île et du coup on voit l'océan partout ce qui est très agréable
  • il y a fait un climat de rêve pour la saison : 25°C, pas humide avec une petite brise. Je KIFFE.
Mais comme vous le savez, mes compétences sont ailleurs, donc petit point sur où aller manger à Dakar :
- La Cabane des Pêcheurs : c'est plutôt simple, pas très cher (22 000 Francs CFA pour 2 = 35€ = bueno). En entrée petit tartare de poisson super frais, et bien assaisonné puis différents poissons grillés. La cuisson était bien, le thon légèrement rosé, la dorade fondante... Bref une réussite, surtout que la terrasse donne sur la mer ! En plus on a assisté à une bataille entre une langouste et un serveur dans une piscine, quand on vous dit que c'est frais !
Adresse : Plage de Ngor à Dakar
Tél. : 33 820 7675
Ouvert tous les jours
- Aux Fins Palais : salon de thé avec des pâtisseries qui se défendent franchement bien ! Le décor est rigolo, un peu à la Walt Disney.
Adresse : 97, Avenue Peytavin - Imm. Kébé
Tél. : 33 842 71 92 
- Le Lagon I : installé sur un ponton, avec sa vue imprenable sur la mer, le lieu est vraiment top, même la déco "bateau" passe bien  ; oui mais voilà, la bouffe ne suit pas, mais alors pas du tout. En entrée fritto misto fait essentiellement à base de cartilage... suit une dorade largement trop cuite. Bref allez plutôt y prendre un verre !
Prix :  en gros 20 000 Francs CFA pour entrée et plat soit environ 30€ 
Adresse : Route de la corniche est
Tél. : 33 889 25 25 
- La Calebasse : moitié musée africain moitié restaurant, c'est l'endroit idéal pour amener des touristes. Enfin musée, je m'entends ! tout s'achète ! Mais il faut reconnaître que si ce que l'on mange n'est pas dingue, c'est frais et fort agréable. et puis je suis une touriste après tout... La cuisine est typique de l'Afrique de l'Ouest, et après une salade de fruits avec une sauce à la moutarde (à reprendre pour l'été), j'ai pris un poulet au miel de Casamance qui manquait de goût de miel, mais tout de même fort sympathique. En plus le service est adorable. Concernant les œuvres exposées, je ne suis pas compétente, mais apparemment ce sont des vraies pièces, et ça vaut donc carrément le coup d'aller les regarder, car elles sont en nombre...
Prix :  entrée + plat dans les 15 000 Francs CFA soit 25€ environ 
Adresse :Route des Almadies, au pied du phare des Mamelles
Tél : 33 860 69 47  (mieux vaut réserver le soir)
- Alkimia : le dernier restaurant à la mode, ouvert par le détenteur d'un restaurant apparemment célèbre à Dakar, soit la Fourchette. La déco est très lounge, eau, verre, avec une lumière un peu rosée. J'avoue que ce n'est pas vraiment mon mix, mais dans le genre c'est assez réussi. Par contre j'ai été franchement déçue par la nourriture, aussi bien  par mon tartare de thon, un peu bizarre, que par mes soles roulées en boule et sèches, accompagnées d'une purée trop grasse et d'un cappuccino de champignons pas assez relevé. En revanche mes commensaux avaient pris une viande charolaise (oui oui je sais) et semblaient plutôt ravis. Le service est encore TRES hésitant. Mais comme le proprio a l'air sympa et que c'est un vrai pro, il s'agit sans doute de défauts liés à l'ouverture encore très récente. Affaire à suivre.
Adresse : Route du Méridien President
Tél : 33 820 68 68 

PS : mon blackberry a choisi, sans négociation préalable, de zapper 80% des photos que j'avais prises. Damn it. Bref du coup vous n'avez pas celles des premiers restos...
PS 2 : merci à Arwan pour m'avoir baladée dans Dakar, c'était bien cool !

mardi 11 janvier 2011

Waly Fay

Un jour, on me dit "Waly Fay, c'est bien, c'est un restaurant africain de l'ouest". C'est dans ces moments qu'on se rend compte de lacunes géographiques assez incommensurables qui s'étalent à perte de vue. Rendez-vous pris pour lundi soir (bon point déjà, l'ouverture le lundi soir). Le décor est assez amusant finalement, très New Yorkais, hauts plafonds, murs décapés, tables bien mises et lumières tamisées, c'est tout en contraste (apparemment c'était une ancienne usine de jouets). Il n'y a pas beaucoup de monde, mais on se sent bien, on n'est pas en train d'essayer de trouver l'issue de secours pour s'échapper à pas de loup.

La carte est plutôt bien, des entrées entre 6 et 9€ (pour le gratin de crabe), des plats entre 13 et 17€, et quelques desserts (j'aurais bien tenté la glace au corossol, mais plus faim). Alors, des accras de morue à partager en entrée, bien, moelleux, frits sans être trop gras, avec citron vert et une petite sauce à base de tomate. Ensuite, on a pris un g'boma de boeuf (avec épinards et amandes fondues - 14€) et un maffé de poulet (avec sauce à base d'arachide - même prix), le tout accompagné de riz blanc. Je n'avais jamais goûté de maffé et c'est plutôt étonnant, on ne s'attend pas du tout à l'arachide ! J'ai bien aimé, le g'boma aussi, des plats simples mais avec du goût, le riz est particulièrement bon. Il manque peut-être quelque chose, un je ne sais quoi qui permette de m'emballer complètement, même si j'ai été séduite dans l'ensemble. Côté vin, on a pris un pichet de Côtes du Rhône, un Marselan (12,60€, ça vaut carrément le coup si vous n'avez pas envie de prendre une bouteille, vu qu'il n'y a pas de vin au verre), une découverte je dois bien le dire, un vin très parfumé, épicé, je me le note dans un coin de ma tête...

Je vous le recommande, et l'avantage de Waly Fay, c'est que vous pouvez y aller dans n'importe quelle condition (amis, famille, tête à tête), pour un repas goûtu et sympathique.

Waly Fay
6 rue Godefroy Cavaignac
75011 Paris
01 40 24 17 79
01 40 24 17 79
01 40 24 17 79
Ouvert du lundi au samedi, le soir uniquement

lundi 10 janvier 2011

Les whooooopies description

Comme nous sommes tous de grands enfants, j'ai préparé pour un goûter des whoooopies, après avoir vu la fiche de la papesse des gâteaux trop bons, Trish Deseine, dans mon ELLE. Je dois avouer qu'ils ont été dévorés, voire engloutis (après quelques doutes "on va prendre 3 kilos par bouche", rapidement balayés même s'ils sont sûrement vrais), donc je vous passe la recette si vous voulez faire profiter vos amis adultes !

Voici la recette de Trish Deseine pour 8 whoopies:
125g de beurre doux
150g de "bon" chocolat noir
3 oeufs
225g de sucre
une cuillère à café d'extrait de vanille
250g de farine
30g de cacao en poudre
10g de levure chimique
250g de cream cheese Philadelphia, sinon prenez du kiri / saint moret / le "Nature à tartiner" de Leader Price est très bien sinon, car pas salé
100ml de crème fleurette fraîche
50g de sucre glace

Faire fondre le beurre et le chocolat
Mélanger les oeufs, le sucre et l'extrait de vanille. Ajouter le beurre et chocolat fondus (doucement hein)
Tamiser la farine, le cacao et la levure
Ajouter (toujours de manière douce et aimante) le résultat tamisé au mélange précédent, et là ça va faire mal au bras, car il faut que vous ayez une pâte lisse
Ensuite, après avoir préchauffé votre four à 180, faire des petits tas (ils vont s'étaler pendant la cuisson) et cuire 6minutes (il faut garder le côté fondant, donc à 4 minutes vous pouvez passer la tête)

Pour la crème,
battre le cream cheese avec la crème fleurette, en l'incorporant doucement. Ajouter ensuite le sucre glace.

Enfin, prendre un whoopie, mettre de la crème, et mettre un autre whoopie pour le fermer !

2 conseils :
Vous aurez sûrement l'impression que la crème est liquide, il faut la laisser reposer 1h au frigo idéalement, et quand vous la sortez, surtout ne la battez pas, prenez une cuillère à soupe et garnissez directement les whoopies.
Plus vos pâtés sont petits quand vous les mettez au four, plus vous baissez la durée de cuisson hein...

Dernière chose : en les faisant, je n'avais pas compris que pour 16 pâtés, j'aurais 8 whoopies (le coup du double face) - devant l'adversité, je les ai coupés en deux, et ça allait très bien, voire même c'était mieux, car ils étaient plus petits, et moins culpabilisants !

BON APPETIT !

vendredi 7 janvier 2011

Le Plaza Athénée, done description

L'entrée du le Plaza Athénée vaut le coup d'œil, à droite un sapin de Noël gigantesque avec ses peluches rouges tatouées en doré au nom de l'hôtel, à gauche la conciergerie tout en bois semblant sortir d'un film des années 40, et évidemment l'entrée, impressionnante par sa taille.
Qu'est-ce que je faisais là ? Comme chaque année, pour le dîner de Noël "entreprise", tout le monde est invité dans un des meilleurs restaurant de Paris. Cette année, c'est Ducasse qui a été choisi, et moi je dis bravo. 
Nous avons été installés dans un des salons privés, avec une jolie vue sur une patinoire, histoire de fêter dignement l'année écoulée.
Comme d'habitude, après quelques minutes passées à s'accommoder à la beauté des lieux, les conversations compassées s'arrêtent et les discussions partent dans tous les sens. Spéciale dédicace à un de mes collègues qui appelle un batteur électrique un "tourbillonneur". C'est presque poétique, non ? "Très cher, passez-moi le tourbillonneur pour battre ces œufs en neige".
Revenons à l'essentiel, soit le contenu de nos assiettes. Nous commençons, après les amuse-bouches, par un pressé de volaille de foie gras, condiment truffé. J'avoue que le pressé de volaille ne m'a pas enthousiasmée, c'était un tantinet sec. En revanche le turbot côtier poêlé qui a suivi était parfait... Superbement cuit, avec ses petits légumes tout simples mais délicieux (les petites carottes en particulier). Puis grenadin de veau du Limousin, fondant et crémeux, une tuerie. Mais je crois que ce que j'ai préféré c'est le traitement des légumes, simples et bons, vous voyez le genre ? A part ça évidemment tout était très élégant, le service impressionnant...
Le dessert consistait en une verrine framboise et son jus, émulsion violette. J'avoue en avoir peu de souvenirs (il faut dire que j'ai mis le temps pour rédiger ce petit post...). Après il s'est produit un truc assez dingue. Il y avait des mignardises avec le café, et je n'ai pas été capable d'en avaler une seule ! Oui je sais c'est fou, à ce rythme là je vais bientôt demander de la salade sans sauce avec mes hamburgers....
PS : merci à tout le monde, c'était bien cool ce dîner et les verres après aussi (oui parce que j'ai quelques collègues qui lisent ce blog).
PS2 : je me suis fait la réflexion au cours de ce repas que c'est vraiment une arnaque, cette "galanterie" qui veut que les femmes soient servies en premier... Vous êtes sûres de manger plus froid que les autres !
Plaza Athénée
25 avenue Montaigne 75008 Paris
Tel : 01 53 67 66 65
Réservations : +33 1 53 67 65 00
Prix : non disclosed

jeudi 6 janvier 2011

Exki description

Après la neige, la pluie torrentielle. Et qu'entraîne une pluie torrentielle ? Une grande lassitude de mouvements (la neige, au moins, provoque une partie de boules de neige pour une durée de 5 à 6 minutes), et donc on entre dans le premier endroit où l'on peut manger, dans le 13ème, avenue de France, à 22h, avec l'ultime contrainte de "on peut manger léger pour une fois ?". Je me fais donc trimballer chez Exki, que j'ai toujours appelé EKKI pensant que c'était d'origine finlandaise ou suédoise, mouvance bio lassante. Le gentil serveur me regarde avec des yeux ébahis, "non non c'est belge". Nous voilà ravis (vous remarquerez qu'il n'y avait absolument personne à 22h, on aurait pu demander un rab de tofu, j'en suis sûre).

Je remballe donc mes clichés, et m'approche du comptoir à manger : plein de bonnes choses figurez-vous ! Dans l'idée, quand même, c'est d'être léger, donc il n'y a pas d'huile et de graisse, et il y a un peu de quinoa, de vermicelles, de boulgour, mais dans des quantités qui me satisfont. Je me fais complètement avoir par le serveur qui me dit de prendre le gratin aux endives, fenouil, lamelles de jambon, un peu de pommes de terre (6€), car c'est son plat préféré : ma foi, c'est plutôt pas mal, forcément il n'y a pas de sel (on fait gaffe à la rétention d'eau chez Exki !), et pas un gramme de beurre, je peux désormais le crier haut et fort. J'avais pris aussi des écrevisses avec tomates, salade et oeuf (4€), sachant que j'allais mourir de faim sinon (pas folle la truite). C'est vrai que cela remplit son rôle : c'est pas mal, c'est frais, ce n'est pas gras et on est rassasié. Quand on sait qu'à côté de Exki, me tendait les bras le burger juteux du Frog & Princess, vous pouvez louer mon courage et ma détermination ! Vous l'avez bien compris, allez y, si vous voulez fuir les sirènes du pop corn et des magnum double chocolat du MK2 Bibliothèque...

Apparemment, une ouverture prochaine est prévue dans le quartier d'Opéra, parce que c'est vrai que pour l'instant, entre le boulevard des Italiens, l'avenue de France et Roissy, le positionnement c'est plutôt Brioche Dorée bio relou que Le Pain Quotidien... Je me suis rattrapée aujourd'hui en retournant pour la 36ème fois chez BALT, et en engouffrant un risotto sublime aux champignons et ventrèche, avec jus de volaille réduit ("cela a cuit 9 heures"), et un sabayon au citron vert. C'est pas la même chose quoi...

Exki

116 avenue de France
75013 Paris
01 57 27 01 25
Du lundi au samedi de 8h à 22h, le dimanche de 12h à 19h
av.de.france@exki.fr
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