vendredi 30 septembre 2011

Geoffroy l'Olive, la fin d'une époque description

La rue Geoffroy L'angevin je la connais bien. Je la connais même par coeur. Je suis toujours étonnée par ce magasin de parapluies que j'ai dû voir en cinq ans ouvert deux fois, je suis contente qu'ils aient enfin commencé la réhabilitation d'un immeuble qui avait été vidé en 2008, et puis surtout j'aime me demander ce qu'est vraiment ce bar étrange à la devanture en bois qui fait face à un des deux restos de la rue. Je sais de source sûre (= un serveur du bar qui fait l'angle avec la rue rambuteau + Internet) qu'autre fois il s'agissait d'une des boîtes échangistes les plus connues de Paris. De l'extérieur cela faisait plutôt club de rencontres pour quadra, et puis ça avait  souvent l'air fermé ("t'es bête, c'est justement à ça qu'on les reconnait !" "ah ?").
Toujours est-il que j'ai été bien surprise en rentrant de vacances de voir les panneaux en bois marron et la clientèle furtive remplacée par un resto à la déco chaleureuse, qui a ouvert grand les portes, repeintes pour l'occasion en un joli bleu. 
Du coup j'y suis d'abord allée un peu pour la blague dans ce nouveau resto "italien". Et j'ai été assez charmée par l'accueil, j'aime que la cuisine soit ouverte, et puis je leur sais gré d'avoir un peu changé l'ambiance de la rue... 
Concernant la cuisine, je ne vais pas vous mentir, nous n'avons pas été transportées. La pizza (xxl) de Tafna Girl était de bonne qualité, mais pas dingo (en même temps une pizza au thon, je vous demande un peu), et mes pâtes roquette bresaola et tomates cerises auraient pu être un peu plus relevées. Il s'agit d'un bon resto de quartier, agréable et pratiquant des prix raisonnables surtout pour le quartier. Je suis à peu près sûre d'y revenir (d'autant qu'ils font à emporter les fourbes) et d'en sortir contente.
Avec qui on y va ? avec des potes un soir de semaine, en passant, quand on a envie de se faire un petit resto tranquille...
Geoffroy l'Olive
3 rue Geoffroy l'Angevin 75004
Tel : 01 42 77 44 05
Prix : pizzas vers 10/12€ si je me souviens bien, pareil pour les pâtes.
Ouvert du mardi au vendredi midi et soir, et le samedi soir

jeudi 29 septembre 2011

Rech, l'embourgeoisement tranquille... description

Parfois le bistrot du coin, la table d'auteur, le resto tendance ne sont pas des options possibles. Vos grand-parents "pas faciles" viennent dîner, vous êtes chargés d'organiser un repas d'affaires "sérieux", ou simplement vous en avez vous-même marre du contemporain et vous avez envie du classique chic et confortable des vieilles tables.
Rech est fait pour vous. Ce restaurant ouvert depuis 1925 a été repris par Ducasse et fait partie de la gamme 'esprit bistro'. J'y suis allée parce que j'avais la responsabilité d'inviter à déjeuner des étrangers de passage à Paris. Mission sportive et un peu stressante (je place les gens où, comment je mets tout le monde à l'aise, argh personne ne parle à machin, comment je vais faire pour que tout le monde soit sorti du resto à 14h15 ???). Du coup je vais commencer cette "critique" par un éloge du directeur de salle. Du maître de cérémonie faut-il plutôt dire. Un homme drôle,  fin, qui met à l'aise, comprend les situations, désamorce les problèmes et gère votre repas. Et qui vous parle avec amour de ce qui est ou va être dans votre assiette. Un vrai professionnel.
Vous arrivez et vous lui laissez les clés du déjeuner comme vous lui remettriez les clés de la voiture. Il rend l'ensemble fluide. Gratitude éternelle. 
Maintenant passons au repas en lui-même. Il s'agit d'un restaurant spécialisé dans les poissons. Les entrées avaient l'air fort sympathiques, mais j'ai choisi de plutôt me prendre une petite portion de bulots et sa mayonnaise maison. Excellent choix, mis à part le fait qu'ils auraient pu un peu mieux nettoyer les bulots. 
J'ai ensuite continué sur des fines tranches d'encornets de chalut aux cèpes. A l'arrivée du plat, j'ai eu une seconde de recul. Les "fines tranches d'encornets" ressemblant fortement à des tagliatelles roulées sur elles-mêmes. Le résultat est frais et léger, un peu ferme sous la dent, et très savoureux. En revanche en plat unique, c'est trop light pour moi. Les autres plats semblaient fort bons, et en tout cas tous les convives avaient l'air contents.
Nous avons enchaîné sur un dessert. Un éclair au café me tendait les bras, et j'ai immédiatement fondu, sans prêter plus d'attention que cela à la mention "XXL". Résultat des courses, je me suis retrouvée avec un éclair-paquebot devant moi (voir photo). J'ai décidé de faire don d'une partie à ceux qui s'étaient contentés d'un "sorbet citron" et qui bavaient d'envie devant le monstre. Ce dessert était sans conteste une vraie réussite. Un choux ferme sans être sec, une crème pâtissière légère mais gourmande et point trop sucrée et un glaçage caramélisé. Une tuerie. 
Ce resto, malgré le contexte professionnel, m'a donc procuré une vraie sensation de gourmandise, de plaisir et de confort.
Chapeau bas les artistes...
(Si vous pouvez demander la salle du haut c'est mieux, on y est plus tranquille).
Rech
62 avenue des Ternes 75017 Paris
01 45 72 29 47
Prix : à la carte 80€ par personne pour entrée plat et dessert hors boisson. Menu à 30€ le midi et 54€ le soir (avec fromage le soir) (maintenant que j'ai vu les menus, c'est sûr que j'y retourne).
Ouvert du mardi au samedi à déjeuner et dîner.
PS : désolée pour la qualité toute relative des photos, j'ai dû les prendre discretos !

mercredi 28 septembre 2011

Le Patio Provençal, "grosse faim" description

Le Patio Provençal est un resto à la déco du sud (=imitation de tonnelles et bancs en bois se faisant face pour former des carrés de quatre) chaleureux et convivial. La clientèle est constituée d'indigènes : c'est un endroit parfait pour observer les habitants du 17ème dans leur environnement naturel. 
J'étais moi-même accompagnée d'amis du cru (S&L),  qui viennent souvent dans ce resto où l'on se sent comme à la maison.
Le tartare de saumon que je prends en entrée est frais et plutôt bon, mais ils auraient pu faire un peu plus attention à enlever les parties blanches...J'enchaîne avec une pastilla de féta poêlée et ses légumes du marché.
Ce qui m'étonne c'est qu'avec ma pratique assidue des restos, j'arrive encore à me tromper complètement sur une commande. Là au lieu de lire "féta recouverte de panure, et plongée dans l'huile et quelques légumes" j'ai lu "féta et légumes". Et je me suis dit "ah c'est chouette de la féta, ça va être du fromage frais, et c'est parfait vu que je pensais manger léger". 
ERREUR !
La pastilla est arrivée, baignant dans son huile... c'était vraiment trop gras... même si pour être parfaitement honnête, j'ai réussi à presque finir... Mais les torts sont partagés, car j'aurais dû savoir ce qui m'attendait et commander un poisson et ses légumes vapeur (ahahaah jamais je ne commanderai un truc pareil dans un resto, pourquoi pas un sorbet citron en dessert tant qu'on y est ! ) (Tafna Girl m'aura étripée avant de toute façon). En revanche j'ai trouvé les légumes bien cuits et savoureux.
J'ai ensuite partagé un dessert avec mon amie par acquis de conscience (pour donner un avis complet je suis prête à tous les sacrifices) : un crumble banane chocolat, qui aurait été parfait si je m'étais contentée de  ne prendre qu'une entrée. Le chocolat était fondant, la banane moelleuse : c'est un dessert simple mais bon qui va bien dans la carte (attention, dessert du jour). 
Concernant le service, je les ai trouvés plutôt prévenants et réactifs. A mon amie (mom-to-be à un stade où cela commence à se voir) qui demandait comment était le fromage, il a tout de suite répondu "pasteurisé" et l'a rassurée sur les risques qu'elle prenait. On a apprécié. 
Pour résumer on y va avec qui ? avec vos copains gros mangeurs à qui on ne la raconte pas, à une petite équipe de rugbymen et avec ses voisins du 17ème.. Et on y passe un bon moment. On évite d'y aller avec sa meilleure amie qui fait attention à sa ligne...
Le soir : entrée + plat + dessert = 27,50€
Le midi : entrée + plat ou plat + dessert = 16,50€
116, rue des Dames 75017 Paris 
Tél. : 01 42 93 73 73
Ouvert du lundi au samedi midi et soir
PS : "grosse faim" c'est le nom du menu entrée plat et dessert sur le ticket de caisse.... je ne me suis pas du tout sentie stigmatisée.

mardi 27 septembre 2011

Le jeu de quilles, en plein dans le mille ! description

Cela fait des années que je voulais goûter le jeu de quilles, mais plus c'est près, moins on y va... Surtout que c'est un peu la succursale du boucher Hugo Desnoyer, la porte à côté. Vous savez que niveau bidoche, vous allez en avoir pour votre compte. L'endroit est plutôt joli, conçu comme une pièce-cuisine : le chef s'affaire au fond et vous pouvez assister à sa découpe du faux filet saignant avec un plaisir sanguinaire certain. Une quinzaine de couverts, des tables au vieux bois poncé, des produits du terroir sur des étagères (sardines, rillettes et pâtes en tout genre), et même des tableaux ou photos. Vous avez compris, on pourrait être chez un ami. On est au jeu de quilles, c'est un peu pareil sauf que vous allez dîner extrêmement bien ! (pas sûr que tous vos amis cuisinent aussi bien...)

Une carte sobre, quelques entrées, trois plats et trois desserts. Le principe, des produits frais, de qualité, traditionnels, mais twistés ! On s'est partagé un rémoulade de crabe et poutargue (12€) : oublié le goût chimique de la mayonnaise fermentée de votre chou rémoulade du charcutier traiter ! Le crabe est bien là, la poutargue le titille, la rémoulade est divine. En plus comme on partage, on essaie de discrètement filer des coups de fourchette à son vis-à-vis pour qu'il batte en retraite, mais cela ne fonctionne pas vraiment. Une entrée aussi réussie, on frétille d'avance pour le reste.... Sinon, on avait hésité avec le carpaccio de veau que ma voisine a pris et sur lequel j'ai louché pas mal en attendant le plat, tellement le veau avait l'air brillant. 

Et c'est là que le trick arrive. À la carte, trois plats qui ont l'air plus top les uns que les autres : risotto avec blanc de seiche (ladite voisine l'a pris et les blancs de seiche disputaient la partie avec le crémeux du riz - 25€), un faux filet saignant avec des patates sautées (je n'ai pas pris de photo pour ne pas créer des hurlements de joie - 30€), ou un carré d'agneau de Lozère en croûte de Vendémia (ça je ne l'ai pas vu passer, mais à en croire le reste, on aurait pu le choisir les yeux fermés). Je louche dans l'assiette de mon autre voisin. Oui, le principe du restaurant, c'est le supplice de Tantale : nos yeux sont en permanence sollicités par les mets bombardés de tous côtés (très compliqué de maintenir une conversation dans cette situation). Il a une pièce de veau avec purée et girolles. Je demande au serveur : et alors, c'est où ça ? Il me regarde d'un petit air genre "c'est pour les habitués". On lui en a vite chapardé deux... (27€). Un veau d'une tendresse indécente, légèrement revenue sur les dessus, des girolles magnifiques (c'est rare), une purée au beurre d'une simplicité biblique, le tout dans une sauce au vin rouge fantastique. Dire qu'on était content serait un euphémisme. En plus on avait fait confiance pour le vin (le serveur a demandé le budget et les goûts, ce qui est appréciable) et on s'est retrouvé avec une bouteille de Tam Tam, côtes du Roussillon, domaine Edouard Laffitte (30€), un vin rouge naturel surprenant, qui se mariait parfaitement avec le veau - mais qu'on aurait pu boire tout seul...

À peine finie la bouteille, je me demandais déjà quand je pourrais revenir... Au déjeuner, je crois qu'il y a une formule dans les 20€ - à tester donc. Au dîner vous en avez pour 50€ avec une bouteille à deux, mais c'est tellement bon, c'est tellement agréable que c'est justifié. On y va avec des amis, un date (si vous êtes capable de ne pas penser au carpaccio du voisin), avec tous les gens qui vous sont chers et auxquels vous voudriez faire plaisir ! (Réservation indispensable).

Le jeu de quilles
75014 Paris
01 53 90 76 22
Ouvert du mardi et mercredi au déjeuner seulement, du jeudi au samedi le soir également.

lundi 26 septembre 2011

Junk food sur la plus belle avenue du monde description

 
La plus belle avenue du monde = les Champs-Elysées. C'est pas moi qui le dit, c'est Internet, et comme Internet c'est la vérité, nous nous arrêterons là.
Depuis que je suis petite les hot-dogs tiennent une place de choix dans la liste de mes "repas" préférés (à côté des burgers, de l'aligot, de la tarte au citron, des pâtes au citron, des naans au fromage et des soupes épinards/chèvre. Trouvez l'intrus). Car hot-dog = NY + série + liberté + coolitude + gras = bonheur. Si Tafna Girl écrivait, elle vous ferait une liste exhaustive des films où l'on voit un des personnages glouper un hot-dog, je vais me contenter de dodeliner de la tête en disant "beaucoup".
Du coup quand passant devant le Drugstore Publicis (du côté Iéna) j'ai vu un petit stand  de"Manhattan hot-dog"  (ouais ils précisent, parce qu'on ne sait jamais, peut-être que vous ne savez pas que hot-dog = NY), cela a donc éveillé mon attention.
Il s'agit d'un stand éphémère, type happening. J'y suis donc allée, prête "à me confronter au réel" (copyright Régent). "Bonjour, je vais vous prendre un hot dog" "grand ou petit" "bah grand" "et vous voulez prendre quoi avec ? oignons crispys, moutarde américaine genre à l'ancienne, ketchup, fromage..." "moutarde, oignons et fromage"."ça fera 3€90".
Je paie, et m'en vais avec mon hot-dog, posé dans son petit carton. Je me suis trouvée donc tout de suite face à un dilemme cornélien : manger mon hotdog dans la rue (j'aime pas manger dans la rue) OU rapporter mon hot-dog au bureau et le manger moins chaud.
J'ai opté pour un mix des deux solutions, et je l'ai donc grignoté sur le chemin. J'ai ainsi déséquilibré le hot-dog qui en a profité pour tenter une esquive quand je suis arrivée au bureau. Je l'ai rattrapé, mais de la moutarde a volé sur mon clavier d'ordi et sur la moquette. Bref manger un hot-dog c'est prendre des gros risques !
Concernant l'aspect gustatif... bah c'est régressif, j'adore la moutarde américaine mais le pain et la saucisse n'était pas ouf. Cela dit j'étais tout de même bien contente...D'ailleurs là j'hésite à aller en racheter...
Derrière ce truc de hot-dog se cache une société qui loue des machines et des franchises. Je n'ai pas tout compris pour tout vous dire, mais vous pouvez regarder si ça vous intéresse...
Hot-dog = 3,9€... si c'est encore ouvert !

vendredi 23 septembre 2011

Hope Café, un concept bio bon !

Vous connaissez mes doutes assez tranchés sur le bio, genre on nous fait croire que des oeufs bio en fait ça vient vraiment d'une poule bio qui aurait mangé des graines bio. Souvent, je suis un peu sceptique. Là, j'ai suivi le mouvement pour aller au Hope Café, un resto / épicerie / café / bar trop cooool (il faut bien le dire) dans le 18ème, vers Lamarck. Tout est bio, mais bon les mecs ont un vrai discours, ça sent pas le truc plaqué, ils sauvent des baleines, ils vendent des graines de trucs chelous (je suis vraiment mauvaise pour comprendre ce que sont les petites boules rouges), des boissons aux couleurs vraies et authentiques. L'endroit est très sympathique, tables en bois ambiance brunch du dimanche, et le petit plus, une mini terrasse avec trois petites tables en acier accrochées au mur, avec les mini tabourets incorporés, un peu ambiance école primaire. J'adore.

Une formule midi à 16€ avec entrée/plat ou plat/dessert avec des entrées végétariennes, plein de légumes, des nems. Moi j'ai complètement craqué pour le kefta burger qui était dément. C'est assez marrant de se dire qu'on a pris un burger bio (à la carte 15€, et les plats sont entre 12 et 16€ un peu plus chers que ce que l'on peut penser, mais encore une fois c'est le bio). On se croirait à LA, dans le resto bio trop cool de Mark Ruffalo (le serveur a un petit air, nan je déconne), dans le film The Kids are all right... En plus il faisait un soleil indécent. Faudra y retourner en hiver par moins 15 pour voir si le cacao bio fait le même effet. Retournons à nos moutons, la viande nickel, la cuisson que j'avais demandé "saignante plus" a été respectée à la lettre, et le côté oriental du kefta rehaussait beaucoup le burger dont le pain était entre la ciabatta et la brioche, c'était assez voluptueux, on avait l'impression de se caliner dans un canapé moelleux à chaque bouchée. Les pommes de terre sautées ont agi comme une madeleine de Proust, j'avais l'impression de manger celles que mon père me faisaient le samedi midi au retour de l'école. En plus, là elles étaient un poil aillées. Une petite salade avec des graines de sésame, tomates fraîches. En dessert, j'ai pris une glace bio (mais bon ça sert plus à rien de préciser) à la framboise, pas mal, pas mal, mais pas dingue, ça manquait de liant, de totale fluidité. Mais je dis, foncez sur le burger !

En gros, je vous le recommande carrément pour un déjeuner tranquille, agréable, dans une ambiance assez funky, sur la butte, au vert.

75018 Paris
01 46 06 54 40

jeudi 22 septembre 2011

Foukuda, un teppanyaki délicieux description

Un vrai japonais (si si c'est marqué sur l'enseigne), depuis 1986 ! Waouh, le kif. On entre un vendredi soir, y a pas grand monde, et c'est tant mieux. L'ensemble est assez obscur, ambiance Dark Vador mange avec nous. Une salle principale avec les plaques pour préparer tous nos petits mets, on ne s'est pas mises au comptoir, mais on aurait pu, moi j'ai toujours aimé le côté ludique du teppanyaki. C'était vendredi soir, alors on a direct commencé par de l'alcool de prune (le plum à 4€ le verre), ça vous dégourdit un homme. 

Une carte assez variée, avec des sushi / maki / sahimi et bien sûr, les plats au teppanyaki qui sont toujours accompagnés d'une soupe (vraiment bonne avec des vrais légumes), d'une salade de chou. On s'est un peu lâché et on a pris des california tamago au thon et omelette, c'était bon, mais c'était trop dans une optique de "petite entrée" (entre 4 et 9€ les maki pour 8 pièces). Ensuite on a pris des nouilles sautées avec crevettes, et un duo de poissons, saumon et daurade (chacun, 15€, sinon ça peut monter jusqu'à 30€ - il y a de la viande, des saint jacques, etc.). C'était délicieux ! Et surtout les nouilles, quasiment impossible de décrire à quel point elles sont bonnes, il y a un goût spécifique, une tendresse, avec de la coriandre, du sésame. Le poisson était très bon également. En fait, quand tout est si tendre, si doux, si bon, on est forcément emporté, alors même que le teppanyaki-man a fait rugir des flammes de sa plaque. Voilà, c'est intense, c'est le mot.

Un super resto dépaysant et inattendu dans ce quartier plutôt bobo. Allez-y ! (mais après, c'est sûr que vous sentez le graillon, je préfère préciser pour ceux qui sont sensibles aux odeurs de grill).

Foukuda
75011 Paris
01 43 57 85 45
Ça doit être ouvert du lundi au samedi

mercredi 21 septembre 2011

Les enfants perdus et le brunch dominical description

Il faudrait qu'on ait l'insight de Math, grande prêtresse es brunch du Flying Muffin... Moi en tous cas, j'ai passé un super moment aux Enfants Perdus, un restaurant / bar rue des récollets, en face du couvent et du square, près de la Gare de l'Est. Il est vrai que l'emplacement et l'endroit font pour beaucoup. Rue calme, fenêtres grandes ouvertes, le soleil qui passe doucement, on se croirait à la campagne (vite fait, mais quand même). Vous pouvez donc vous installer à la terrasse, dans la première salle très lumineuse au plafond en mosaïque art déco, dans la deuxième salle plus obscure ambiance boudoir anglais, ou le must, au fond sous la verrière tamisée par des linges blancs. Evidemment on était là, on a l'impression d'être dans une cour marocaine. 
Le week-end, ils ne servent que des brunchs donc, mais ça me tenterait bien d'y retourner à midi pour goûter les différents plats ambiance tradi renouvelée. Le brunch est à 25€ (je trouve ça un peu cher, mais apparemment on ne trouve pas facilement moins cher), avec boisson chaude à volonté, le crème est parfait (ce qui n'est pas une mince affaire pour ceux qui s'y connaissent en crème). Trois petites viennoiseries, du pain, du beurre et une confiture à l'abricot trop bonne faite maison (ou du moins par quelqu'un de bien intentionné). Ensuite une salade de concombres à la crème, on n'est pas dans le tzatziki, mais dans une variante plus légère, plus douce et raffinée, et un gratin de ravioles de Royan, ça a beau être régressif, mais c'est quand même trop bon, on ne se refait pas. Enfin, un assortiment fait d'une salade cesar avec du saumon cru (j'adore), du jambon Serrano avec du melon (le melon hyper bon, ce qui est une gageure), une croquette de pommes de terre et de riz avec une sauce improbable au vin, variante franco-dominicale (il manque le coq pour accompagner le vin) de l'arancini italien. Une petite salade de fruits pour finir le tout. Et on avait le droit de prendre 13 espresso, ce qui était vraiment la fête, parce qu'au final, on sort surexcité du brunch, pas du tout alourdi, avec ce fantasme que franchement on n'a pas tant mangé que ça non ?...

Moi j'ai trouvé ça pas mal du tout, et si ce n'est pas le brunch de Chez Casimir (qui pourra un jour le concurrencer ???), c'est tellement agréable, le cadre, les serveurs sont très attentionnés, il fait beau, on peut y rester des heures, que forcément on est content. N'est-ce pas le but d'un brunch ?.... Et vous pouvez y aller avec un amoureux, des amis (attention, beaucoup d'enfants, MAIS très sages ce qui était fort appréciable), de la famille.

75010 Paris
01 81 29 48 26
Ouvert tous les jours, le we à midi seulement des brunchs

mardi 20 septembre 2011

Le gros gâteau à la crème ! description


Ouais, moi je kiffe que mes potes aient des enfants, ça permet de faire des goûters pour les anniversaires. Surtout quand tu fêtes les 1 an et que l'enfant, apeuré devant cette horde d'adultes qui lui sourit avec des gâteaux et des bougies, commence à pleurer parce que ça fait peur tout ça... Donc, revenons à nos moutons, ce qui est cool c'est qu'il y a donc PLEIN de gâteaux. Et que les enfants ne sont pas encore en âge de tous les dévorer, donc on peut, dignement, en adulte responsable picorer négligemment tous les nounours en guimauve en hochant la tête à la discussion sur la dette américaine. Le moelleux au chocolat dont le coeur est encore fondant, la tarte à la figue, et et et (oui je fais monter le suspense)... le GROS GÂTEAU HELLO KITTY !! La pièce montée avec de la génoise, de la crème, normal quoi. Bon c'est sûr, ce n'est pas raffiné, mais je vous rappelle que ce n'est pas le but. Le but c'est de kiffer la vibe sur le gâteau, de se mettre de la crème sur la commissure des lèvres et de vous lécher les babines comme il se doit (le mieux aurait été évidemment qu'un des parents soit caché dedans mais cela peut avoir des conséquences traumatisantes pour l'enfant en question : souvenir de Noël où mes parents avaient sonné à la porte pour faire la surprise et ça m'a fait tellement peur qu'on ne l'a plus jamais refait - mes frères m'adorent). Bon moi j'étais trop contente. C'est exactement ce que je veux pour mon anniversaire (je passe un message, là, les copains). Sinon c'était complètement ouf, après y a eu un côté adulte, avec du jambon bellotta, du lomo. J'étais en train de perdre toute contenance en société, je me suis dit qu'il fallait que je rentre chez moi. C'est quand le prochain baby birthday ?....


Délices de Belleville
75010 Paris
01 43 38 50 29
Vous pouvez donc commander n'importe quel type de dessin...

PS : j'attends d'avoir les coordonnées du fournisseur espagnol du jambon, parce que c'était une tuerie. Spéciale cacedédi à Marie et Tom.

lundi 19 septembre 2011

Au passage, on peut y rester... longtemps / CHANGEMENT DE CHEF (oct 2012) description

Une jolie petite adresse que j'ai chopée sur le Fooding, bien cachée dans les méandres de la rue Amelot, tellement bien cachée que j'ai cru que ma comparse ne pointerait jamais le bout de son nez. C'est bon, on est installé. J'avais bien fait de réserver, ça s'est blindé au fur et à mesure, gentiment, sans cohue ni embardée. Deux gaillards qui vous reçoivent et prennent soin de vous, abusant un peu trop de "qu'est ce qui vous ferait plaisir, les filles ?"... mais bon il est sympa, ça passe, sinon la grande féministe qui est en moi lui aurait déjà planté une fourchette entre les deux yeux. Un grand espace avec de petites tables, rectangulaires, rondes, un coin canap', des lampes art déco, un grand miroir : c'est typique du Oberkampf / trendy / broc. Ce qu'il faut maintenant, c'est voir ce qu'ils ont dans le ventre...

Une carte du midi on ne peut plus appréciable : le plat du jour (il y en a deux) à 9,50€ et la formule entrée/plat ou plat/dessert à 13€, la totale à 19€ avec fromage (aujourd'hui c'était du Saint Marcellin). On a fait les malignes, on a pris un entrée/plat et un plat/dessert, comme ça on a tout goûté, et le résultat est carrément positif ! Des coques et moules avec des aubergines et tomates anciennes du jardin (j'avais le cageot derrière moi qui en attestait), parfait, le jus et la sauge accompagnant dignement les coquillages. Ensuite j'ai pris l'échine rose servie avec des carottes et des navets, et ma cops a pris la bonite, avec le même accompagnement. Franchement, l'échine était canon, la cuisson rien à dire, ni trop grasse ni trop sèche, ça fond dans la bouche et ça se marie très bien avec le côté croquant des tranchettes de carottes ou même celles qui étaient caramélisées. Il y avait même des feuilles d'estragon ("très puissantes" selon le patron) qui apportaient une touche inattendue. On est dans du bistrot, mais de haute voltige. Rien que pour le plat et les légumes délicieux (tout est très bien présenté en plus, ce qui ne gâche rien au plaisir), vous pouvez y aller les yeux fermés... En dessert, des mûres et framboises avec une crème légère (trop légère, sans vraiment de goût) à la vanille et un sablé au beurre (dément le beurre, pour le coup). Je pense que, comme d'habitude, ça ne sert à rien de prendre un dessert, l'entrée valait dix fois plus le coup.

Endroit qui peut devenir ma cantine, car on sait que tous les jours, c'est un nouvel eldorado : et vu ce qu'ils font avec des carottes ou des tomates, moi je leur fais toute confiance.... Pensez à réserver ! Pour le soir, c'est un peu plus cher, dans les 20-25€. Ils avaient l'air d'avoir des bonnes bouteilles de vin aussi... donc à tester !

Au Passage
1 Passage Saint Sébastien
75011 Paris
01 43 55 07 52
Ouvert du lundi au samedi ‎

vendredi 16 septembre 2011

L'astrance... transe description

J'en rêvais depuis le 1er juillet, jour où il fallait réserver pour avoir une table à l'automne... Mazette, la première fois de ma vie que je déjeunais dans un trois étoiles ! Le chef, Pascal Barbot... (sa numéro 2, Adeline Grattard, a créé l'année dernière Yam'tcha). Et c'est comme dans un rêve tellement tout est délicieux, divin, c'est au-delà de tout ce que l'on peut imaginer. Et le point qui fait tout basculer de l'expérience un peu abstraite de dégustation à un vrai moment extraordinaire, c'est la gentillesse et la drôlerie du serveur principal ! J'ai évidemment dit une énorme bêtise sur un plat et comme il avait entendu, il est venu corriger et nous a fait une leçon sur le siphon, les émulsions (du coup, je lui ai même raconté que je n'avais jamais réussi à faire une pannacotta), j'ai trouvé ça canon !

Trêve de plaisanteries, alors... A déjeuner, il y a trois menus, à 70€, 120€ et 210€ (le soir, ça monte directement à 190€). Bon on a pris celui à 70€, avec l'accompagnement de vins surprise pour un total de 120€ par personne (tout compris, eau plate/gazeuse, etc.). Franchement, ça vaut carrément le coup, car vous avez quatre verres de vin prodigieux qui s'accordent parfaitement avec les plats. On ne choisit rien, tout est mystérieux, on vous demande simplement au début si vous avez des allergies en tout genre, et après c'est festival !

En amuse-bouche, brioche légèrement sucrée avec beurre au romarin et palet au citron ; velouté de tomate à la groseille. L'excitation monte doucement. On est attentif, le palais échauffé. En entrée, de la nage de homard avec des légumes du potager dans un bouillon japonisant à base de sauce soja, avec en à côté (à chaque plat, on nous a servi une petite coupelle qui accompagne l'assiette - dément) un nem au caramel et au saté servi sur de la cacahuète pilée. Le tout arrosé d'un verre de Sancerre 2008, très minéral, du domaine Sébastien Riffault. Ça commence fort, tout en textures, rayures de goût. Très relevé, mais juste comme il faut.

Ensuite, du merlan dans une émulsion (la fameuse émulsion pour laquelle on a eu un cours précis) au curry, sur des épinards rouges et des grains de maïs croquants, avec une compotée de papaye et de fruits de la passion, avec en à côté des couteaux dans un beurre à l'ail. On a bu un Riesling surprenant du domaine Heymann - Lowenstein 2008, fruité, en bouche, fantastique. À ce stade, on est conquis. On se demande si on pourra un jour retourner au restaurant tranquillement (ndlr, oui en fait c'est possible, c'est le principe des hauts et des bas dans la vie...). Surtout que ce sont des produits simples (le merlan, le maïs) mais cuisinés d'une façon telle qu'on a l'impression d'avoir un nouveau monde exister devant les yeux. Enfin, une selle d'agneau de Lozère avec des haricots coco, une feuille de capucine, un condiment au café et à la réglisse et une touche de piment rouge au basilic. Un verre de Crozes Hermitage (dont j'ai oublié le nom de domaine, mea culpa) dans la même lignée, on le sirote tellement on ne veut pas le finir...

Là, c'est la fin du salé, on passe aux desserts. Admiration complète. Une purée de pommes de terre avec de la glace à la vanille ! C'est fou, c'est aérien. Le coup de grâce (je suis même à la limite de dire que c'était le truc le plus dingue qu'on ait mangé), un sorbet au piment, citron et gingembre. On est KO, on tombe par terre devant tant de génie. Je me suis retenue de pleurer. On reprend ses esprits car on a un trio qui nous attend : une émulsion aux amandes caramélisée au riz soufflé sur des groseilles et fraises, des figues cuites dans le vin avec un sorbet au fromage blanc, et une pâte brisée surmontée d'une mousse à la framboise. On est dans les nuages à ce niveau-là et en plus on prend conscience qu'on va devoir redescendre chez les humains, car c'est le dernier dessert... Mais en fait non ! Pour finir en beauté, un lait de poule au jasmin servi dans une coquille d'oeuf, des madeleines au miel de châtaignier, un mini panier de fruits frais (figues, raisins blancs, pêches et mirabelles). Un petit moscato rosato du nord de l'Italie, un vin rouge sucré. C'est le feu d'artifice, on se prend dans les bras, on regarde les étoiles, on regarde s'il ne reste pas une poussière quelque part...

On est sorti, on a retrouvé la rue (et pourtant c'était le Trocadéro donc assez calme, tout en jardins), ça faisait bizarre. Un tel génie gastronomique, et pouf, c'est fini. Un grand moment de ma vie flying muffinesque, en somme... Si vous pouvez y aller, on ne vous le dira pas deux fois.

L'Astrance
4 rue de Beethoven
75016 Paris
01 40 50 84 40
Ouvert du mardi au vendredi, déjeuner et dîner

jeudi 15 septembre 2011

Le café Divan... une bonne assise ! description

Une de mes planques pour déjeuner tranquille à Bastille, parfois pour dîner entre copines quand plus trop d'argent, plus trop le moral, envie de bruit, d'espace. C'est un grand bistrot, un grand café tout de rouge vêtu, qui hésite entre le baroque et la friche industrielle, à l'angle entre la rue de la Roquette et une impasse pavée. Le petit plus c'est qu'il y a quasiment toujours de la place (peut-être pas le samedi soir à 21h cela dit). En y retournant récemment, je me suis quand même dit que c'était un peu "gras". Ma copine a rigolé en me disant que mes standards avaient changé depuis mon retour de Chine (où tout est tellement gras que tu finis par ne plus rien manger...).

Enfin, ça a l'avantage d'être pas mal du tout, à des prix carrément abordables (entre 10 et 14€ le plat), super copieux (personne n'a fini son assiette, même pas le chat du resto). J'ai pris le bagel avec filets de poulet, bacon et moutarde au miel (j'avoue que c'est pour la moutarde que j'ai choisi ça...et j'ai bien fait car elle était pour une fois très réussie) accompagné d'une grande salade et de frites. Bien, on est content comme si on s'achète une glace à l'italienne dans la rue, mais tout dépend de ce que vous recherchez. Ma copine a pris la salade number one avec beignets de courgettes, filets de poulet et salade. Oui, vous avez compris, le principe du lieu, c'est de te faire une version du fish and chips sous toutes les coutures... J'exagère, il y a de nombreux autres plats, des pâtes, de la viande, même du poisson.

Voilà, à recommander si vous déjeunez dans le quartier, si vous voulez prendre un café tranquillement ou boire un verre plus bruyamment le soir.

Le Café Divan
60 Rue Roquette
75011 Paris

01 48 05 72 36
Sûrement ouvert tous les jours...

mercredi 14 septembre 2011

L'authentique, ça prend ! description

J'adore mes potes (spéciale cacedédi à Mimie), quand ils travaillent dans le 15ème et qu'il faut trouver un endroit cool pour déjeuner. Et (je révèle mes tuyaux) agrandir GoogleMaps au maximum pour essayer de voir quels restaurants on pourrait choper dans le coin en évitant ceux à 50€ gastronomiques recommandés dans tous les super guides et les avatars de Brioche Dorée. Je peux vous dire que cette technique marche, ce midi en est la preuve ! En zoomant comme un forçat sur Pasteur (le point de chute), je vois apparaître L'authentique. Merci à ma mémoire de dinosaure, un de mes potes (deuxième spéciale cacedédi à Zed) m'en a dit le plus grand bien, il y est allé dîner. Je me dis que ça sent le déjeuner à 30€. Hé bien non, ma bonne dame. Deux plats du jour à 12€, une entrée et un dessert chacun à 3€. Bingo, on réserve !

Le cadre est plutôt chaleureux, une grande pièce haut de plafonds, carrelage marron comme dans le préau des écoles primaires, serviettes à carreau, tables rondes, clientèle d'habitués, de mecs les pieds sur terre (la gente féminine est très peu représentée). On s'installe en terrasse (il y a cinq tables dehors). Je choisis l'espadon avec la caponata : le poisson est très bon, fondant, hyper bien assaisonné et préparé, je suis plus que contente car le poisson c'est tricky au resto... La caponata c'est davantage une ratatouille - bonne - mais ce n'est pas de la caponata, une spécialité sicilienne à base d'aubergines, oignons, céleri, tomates et surtout plein d'huile d'olive ! Mais c'est très bon, du plus plus de bistrot ! Ma cops a pris la pièce de boucher, servie avec des pommes de terre sous forme de grosses chips (elles avaient l'air assez démentes) : apparemment la viande était trop cuite mais elle avait une bonne tête... (hors menu, 17€). A voir, mais je recommanderai en général de ne pas dépasser le "à point" dans l'échelle de cuisson....

Je pense vraiment qu'il faut y revenir le soir (et se trouver une bonne raison d'aller à Pasteur si on n'habite pas le coin) pour goûter les plats à la carte, comme le ris de veau aux asperges en entrée (10€) ou la joue de veau braisée avec des cannelloni aux courgettes (17€). Ça y est, je me suis déjà fait mon menu, j'en salive d'avance...

En tous cas, un très bon endroit pour déjeuner, dîner, avec une ambiance sympathique de bistrot décontracté, un service attentionné. Moi j'y retourne !

L'authentique

167 rue de Vaugirard
75015 Paris
01 42 19 07 43
Fermeture samedi midi, dimanche et jours fériés

mardi 13 septembre 2011

Le Floréal, l'art déco et les cocktails

Rentrée des classes, 1er septembre. Apéro. On va où ? Parce qu'on est quand même censé fêter ça dignement. On me propose le Floréal, la nouvelle enclave hype du côté de Goncourt (angle rue du Faubourg du Temple et avenue Parmentier), tout en décor art déco des chaises aux plafonniers (plutôt réussi), enseignes lumineuses bleu pétard décalées et fruits de mer à toute heure. Je ne sais pas si j'y mangerai vraiment, mais un verre c'est sympa. Surtout que j'ai appris après avoir choisi mon Viognier (4€ le verre) qu'en fait les cocktails sont faits avec amour par le barman génial de l'Hôtel Particulier (rue Junot dans le 18ème, ambiance Eyes Wide Shut dans les prés - très cool ceci dit). Il était en queue de pie, il est désormais en tee-shirt noir c'est noir, cheveux ondulés fous, on peut supposer un tatouage sur l'avant-bras. Y a pas de doute, il a fait le bon choix pour réveiller les désirs fougueux des adolescentes (et plus vieilles adolescentes) qui kiffent les bad boys. Dans la mesure où ses cocktails sont vraiment déments et moins chers qu'à l'Hôtel Particulier (entre 8 et 10€ au lieu de 15€), il faut vraiment penser à deux fois avant de se jeter sur lui, suivant la bonne maxime you don't shit where you eat. Après vous faites ce que vous voulez, je dis ça je dis rien. Ma copine avait donc pris une Chinoise, un mix entre le Negroni et le Campari, pas mal d'amertume, j'ai bien aimé. La serveuse pour le coup pas très avenante, beaucoup plus dans le style "je n'ai pas que ça à faire". OK. Mais c'est bon.

Info importante pour ceux qui n'aiment pas les choses de la mer (j'en connais et je ne les dénoncerai pas), si vous vous mettez dans la partie restaurant, vous êtes près de l'espace fruits de mer, donc forcément ça sent la mer... L'avantage c'est que le lieu est plutôt très grand, donc vous devriez trouver votre bonheur.

Le Floréal
73, rue du Faubourg du Temple
75010 Paris
01 42 08 81 03
Ouvert tous les jours

lundi 12 septembre 2011

Le 61, petit bar de quartier sympathique description

Contexte (en petit, ce n'est pas le sujet du post quand même) : la soirée avait bien mal commencé. Ils devaient aller à un concert de musique tzigano-turquo-jazzo-sais-pas-quoi, mais une fois arrivés, il n'y avait plus de place. Ils ont attendu quand même dans l'espoir d'un désistement, ont tenté de négocier, et puis ils ont fini par se décider à aller manger un morceau. Malheur, le resto spoté était fermé. Ils ont marché, ont failli atterrir dans un kebab suspect et puis sont repartis. Oui ça sent la bonne lose, on est bien d'accord.
Heureusement le 61 leur a tendu ses petits bras et la soirée a été sauvée.
Moi je suis arrivée judicieusement au moment où tout ce beau monde se dirigeait vers le 61, j'ai le timing dans le sang, faut bien le dire.
Dans une petite rue du quartier du canal de l'Ourcq, il y a un petit bar, remarquable par l'attroupement devant sa terrasse.
Vous pouvez juste venir boire un verre, point besoin de dîner. Comme nous avions l'estomac dans les talons, nous avons quant à nous aussitôt réclamé la carte. Celle-ci, écrite sur une planche en bois, comprend des salades, des tartines et des planches de charcuterie. En entrée il y a en autres des oeufs à la coque (à 1€50), ce qui est un bon truc à avoir à la carte je trouve.  J'ai choisi du classique, une salade au chèvre. Sur ma salade des petits toast de chèvres grillés avec une pointe de miel. Une petite verrine était également posée dans mon assiette, avec une sorte de ratatouille froide très agréable. C'était bon, même si les tartines étaient un tantinet trop cuites. Les autres assiettes avaient l'air bonnes également, j'ai juste noté que la "petite planche de charcuterie" était un truc assez monstrueux en termes de taille. La cuisine est donc toute simple mais fraîche et bonne, et au final il y a du choix.
En revanche les desserts ont déçu... Ma motivation était montée en vague... "tu prends un dessert ?" "oui je suis assez tentée... Et toi ?" "bah si tu en prends un je t'accompagne..." Nous avions tous repéré les fraises au sucre, et bam, pas de fraises au sucre. Le choix était réduit à un gâteau au chocolat et un tiramisu à la mangue. Nous n'avons rien pris du coup. J'avoue avoir un doute sur le coup du "tiramisu à la manque", sauf à avoir carrément remplacé le café. Si quelqu'un a goûté ça m'intéresse.
A part ça service très gentil et à la cool. L'endroit sert aussi de salle d'expo photo (certaines vraiment belles) et il y a des concerts et toutes sortes d'happening. Il faut aller voir le site (par exemple lundi a lieu le vernissage de la future expo photo).
On y va entre potes pour prendre un verre ou manger un morceau dans un endroit simple, pas cher mais avec une petite ambiance sympa. 
Le 61
Prix : les salades et tartines sont dans les 8 / 10€, tartare à 13€, dessert dans les 5€. L'oeuf dur à 1. Bouteilles dans les 20€.
Adresse : 3 rue de l'Oise (Canal de l'Ourcq) 75019 Paris
Ouvert tous les jours de midi à 1h

vendredi 9 septembre 2011

La Villa, moment de bonheur (L'Isle-Sur-la-Sorgue)

L'adresse nous avait été conseillée par notre maison d'hôte pour un samedi soir, mais nous n'avions pu avoir de place. Après voir fait le marché aux fruits et légumes de la ville le dimanche matin, nous avons décidé de retenter : "Vous avez de la place ?", "oui, sous la tonnelle" "bingo, on arrive tout de suite". 
Quinze minutes plus tard (le resto n'est pas dans le centre il faut sortir un peu, et c'est mieux en voiture) nous voici arrivés dans une oasis de tranquillité et de farniente. Autour de la piscine sont installés d'un côté des tables, de l'autre des transats (à louer genre 8€ je crois). C'est un petit paradis : de la musique douce, quelque chose d'un peu m'as-tu-vu-prendre-du-bon-temps qui change du boboïsme parigot, et ça fait du bien parfois, et un service sympathique. Je crois que le soir c'est plus festif.
Nous nous installons et, après le bain de foule du matin (on  était pas complètement seul sur ce marché, faut bien le dire), commençons à nous détendre. En passant entre les tables nous avions remarqué une salade à l'allure sympathique. On la repère sur la carte (salade de la mer), du rosé bien frais, et hop c'est parti.
D'habitude je fuis les "salades de la mer". C'est la bonne excuse des restaurateurs pour vous servir de la verdure, du surimi, trois crevettes malingres et des tomates les jours de chance. Ici on en est loin : c'est frais goûtu et abondant.
Vous trouvez en effet dans votre assiette : une brochette de crevettes grillées (trop bonnes), de la noix de st-jacques, un avocat farci d'un petit tartare de poissons, anchois marinés au vinaigre sur petite tartine et une grosse crevette royale sur un petit mesclun bien frais et ses tomates cerises. KIFFFFE. 
Je vous annonce que j'ai eu à cet endroit un moment parfait. 
On a d'ailleurs eu bien du mal à partir et à remplir notre mission de l'après-midi : faire le tour des brocanteurs d'Isle-sur-la-Sorgue. Finalement, on a réussi, et j'ai même trouvé une enfilade des années 50/60 (je vous mets la photo) que je me suis fait livrer à Paris. C'était donc une excellente journée.
Tel : 04 90 38 24 50
Notre salade était à 18€ (mais servie uniquement au déjeuner). Sinon les plats sont dans les 18 à 22€, dessert à 8€ C'est clair que ce n'est pas donné, mais la ville est globalement assez chère. 
Ouvert le soir et le midi (sauf mardi) toute l'année, mais vérifiez avant d'y aller et n'hésitez pas à réserver !

jeudi 8 septembre 2011

Les pêcheurs (spécialités du Lac Léman)

J'ai passé le dernier week-end au Lac Léman (côté français) et j'ai découvert à cette occasion que je n'ai aucun don pour le ski nautique (j'en connais qui ne tomberont pas par terre d'étonnement, mais ils ont peu de foi en l'être humain) mais aussi (et c'est plus intéressant) que la spécialité locale est la perche. 
Samedi midi, nous sommes donc allés dans un grand resto dont la terrasse offre une fort jolie vue sur le Lac Léman. Comme il faisait un peu froid (= j'étais gelée jusqu'à la moelle) j'ai expertisé la dite terrasse de derrière la vitre, mais elle a l'air vraiment très bien. A part ça, la déco intérieure fait un peu provinciale, la clientèle est clairement orientée 4ème âge, mais le service est sympa.
L'ami habitué qui avait choisi le resto a directement commandé des perches. Des fritures d'éperlans ont été ensuite ajoutées. Et avec tout cela une petite bouteille de blanc... 
Commençons par les fritures. Les éperlans étaient petits (mais ça dépend de la pêche), croustillants et fondants . La sauce (tartare si je me rappelle bien) qui les accompagnait était de bonne facture, mais je dois dire que moi je les préfère toujours juste avec du citron. Bref j'ai beaucoup apprécié.
Nous avons enchaîné ensuite sur un grand plat de perches . La perche fait en effet partie des poissons que l'on trouve fréquemment dans le lac (voir lien pour plus d'infos : où l'on apprend que la perche est un prédateur vorace à tendance cannibale... ). Les poissons présentés en filets dans un grand plat pour toute la table, étaient petits, légèrement fris et avaient gardé tout leur fondant (j'ai chouré la photo sur leur site mais c'était tout pareil). Autant dire que ça se mange sans faim (fin). Un plat de frites maison les accompagnaient, ainsi que de la salade. J'ai évidemment goûté aux deux pour pouvoir donner un avis complet, et j'ai trouvé que les frites s'en sortaient particulièrement bien. 
J'ai fini par des fraises au sucre, histoire de ne pas se laisser aller. 
Pour résumer j'étais très contente de mon repas qui m'a remis d'aplomb  (mais un peu lestée aussi faut bien le dire).
Donc si vous êtes dans le coin, c'est parfait entre copains mais aussi avec mamie. Ou les deux d'ailleurs. 
Prix : j'ai payé 45€ 
Ouvert 7/7de 12 à 14h et de 19h à 23h mais seulement de début mars à fin octobre
Tel : 04 50 72 62 21 (vaut mieux réserver)

(On s'est aussi fait un resto de raclette de fort bonne facture, le Piano à Bretelles. Il s'appelle comme ça parce que son patron joue de l'accordéon. C'est aussi le big boss des pompiers. Voilà voilà, je pense que vous savez tout. Piano à Bretelles 18 place de Choisy 74140 Sciez, tel 04 50 72 90 63, prix environ 30€ avec vin)

PS : réaction de Tafna Girl à la lecture de cette article : "et où est la photo où tu te noies ?". Pfffffffffffffff......

mercredi 7 septembre 2011

La patate chaude berlinoise description

Une des grandes découvertes culinaires de l'année aura sans conteste été la patate au four farcie. Si on peut appeler ça comme ça. Dans le quartier de Mitte à Berlin (ils ont toujours été plus avant-gardistes ces Berlinois), une petite boutique toute de noir laquée, avec un mur en craie pour écrire tout ce qu'on veut, une grande table d'hôte pour déguster sa patate chaude. La boutique pourrait être prise en photo pour un magazine de design... Derrière le comptoir, la serveuse et son four à patates ambiance La Petite Maison dans la Prairie (cf. photo), et tous les ingrédients fantastiques derrière la vitrine réfrigérée. Que justice soit faite, spéciale cacedédi à Fred qui a trouvé la pépite d'or. On a mis longtemps à y aller (la description manquait de peps et on s'imaginait une vieille patate chaude avec des relents de bière, alors qu'on est au summum de la hype) et sur le chemin, j'ai dit cette phrase prophétique "je voudrais une patate chaude avec des harengs et des oignons" (oui un jour, je vous parlerai de mon obsession pour tous les poissons fumés). Pas de bol, j'ai pas compris que sur l'ardoise, c'était le special (mon allemand est limité), mais en tous cas, cela existait !!

On en a essayé trois et elles étaient vraiment excellentes, car inattendues. En effet, la patate est cuite au four, et ensuite la serveuse la coupe en deux, fait une purée de la patate avec l'élément choisi, malin non ? Donc quand vous avez pris la patate avec dominante chèvre, huile de truffe, champignons et épinards, vous avez une purée truffée. Celle-ci a remporté tous les suffrages. Sinon, il y en avait une au boeuf argentin avec une sauce improbable au raifort, c'était dément. Et j'avais choisi celle au speck avec tomates confites et oignons rouges, on avait l'impression d'avoir du velours dans la bouche.

Je ne vous le dirai pas deux fois, si vous allez à Berlin, vous devez aller chez Bixel's manger une patate au four !! (cela vous fait un déjeuner à 6€).

Bixels
Mulackstraße 38, Berlin-Mitte.
A côté du métroU8 Weinmeisterstraße ou U2 Rosa-Luxemburg-Platz
Ouvert du lundi au samedi de midi à 21h
info@danielbixel.com
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