vendredi 23 décembre 2011

Joyeux Noël !

The Flying Muffin in Paris vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année, avec beaucoup de foie gras, d'huîtres claires, de gambas sautées, un peu moins de dindes aux marrons, des meringues au chocolat, du champagne à flot, de la vodka pour tenir les repas, et plein d'autres réjouissances...
On se retrouve à la rentrée avec de nouvelles découvertes, aux alentours du 9 janvier pour se remettre d'aplomb !

Et Joyeux Noël !

jeudi 22 décembre 2011

La Taverne de Zhao, une cantine chinoise raffinée description

Ça faisait un bail que je voulais la tester, cette taverne chinoise aux mille critiques élogieuses. J'avais appelé la deuxième semaine de l'ouverture pour réserver, et le monsieur au téléphone de m'expliquer gentiment qu'ils ne prenaient plus de réservation car les gens ne venaient pas. Ça m'avait émue, je m'étais dit "il faut y aller". Paf, le rendez-vous est pris avec Math un samedi soir, on arrive comme des sioux à 19h38 car on sait que c'est blindé. Il reste deux mini places près de la porte - vive les courants d'air... On s'installe à la Paella en face, il viendra nous chercher dans 20 minutes, comme ça on aura une place plus au chaud. Je me commande un martini qui a la taille d'un coca (jusqu'ici tout va bien). En fait, 8 minutes plus tard, on vient nous chercher : et le mec de la Paella accepte qu'on prenne nos breuvages, si on les lui rapporte plus tard. 15 points de gagnés au compteur... et les serveurs de la Taverne d'accepter aussi qu'on vienne avec nos boissons du voisin... c'est le pays des Bisounours !

Une carte plutôt simple avec des spécialités de la Xi'an, des petites explications à chaque met. Ça a l'air très appétissant... Nos voisins nous disent de ne pas prendre le poulet à l'étouffée, car il y a trop d'os, mais on prend comme eux la viandre tendre à la vapeur : bien, un peu trop de bouts de gras, mais très relevée, pimentée. On prend aussi du tofu aux oeufs de 100 ans, et ça c'est vraiment dingo ! Du liangpi, ce sont des pâtes avec des concombres et une sauce, très frais, ça se mange avec douceur. Pour ne pas être en reste on avait pris le petit pain à la viande, il avait un goût de tripes, moi j'ai bien aimé, c'était fort, le pain un peu grillé. On a fini avec un thé matcha avec les boules de tapioca, alors ce n'était pas du thé matcha, mais d'une autre sorte très parfumée. Globalement, on a envie d'y retourner très vite pour finir de goûter toutes les spécialités... Chaque plat / entrée coûte environ 5-7€, donc cela vous fait un repas absolument pas onéreux et super bon !

Allez-y, tôt, armez vous de patience et d'un sourire, et vous serez récompensés d'une belle petite table !

La Taverne de Zhao
75010 Paris
01 40 37 16 21
Ouvert du mardi au dimanche

mercredi 21 décembre 2011

Indra, un indien chic et toc

Quand vous sortez d'un spectacle à la Salle Gaveau, quartier Miromesnil plus déjeuner de bureau que sortie en goguette du soir, un doute vous assaille : va-t-on réussir à trouver un restaurant ouvert dans ce fichu quartier à 22h ? On se casse les dents sur plusieurs, la crêperie du midi, un nouveau dinner qui n'a pas compris le vrai concept du dinner (être ouvert 24 heures sur 24 !!), etc. Finalement, un indien nous ouvre les portes à bras ouverts. C'est bête, j'ai failli à mes obligations et n'ai pas pris de photo, mais on n'est pas au Passage Brady, on est davantage dans le 8ème, version twistée, avec des récompenses du style "La fourchette d'or de la cuisine indienne" à tous les coins de la salle. Un truc à souligner en plus du décorum un peu guindé, les miroirs. Il y en a partout, ça vous rend une salle plus grande certes, mais surtout ça crée un effet de vertige, de perte, vous vous rappelez avec effroi de vos après-midi passés dans le labyrinthe aux miroirs déformants lorsque vous étiez petit et que vos parents s'accordaient 1 ou 2 heures de répit... 

Un service plus qu'obséquieux, à la limite du burlesque. Une carte classique avec les plats classiques indiens, cuisinés à la manière française (les petits pois dans le chicken masala). Bon tout ça passerait si les prix n'étaient pas aussi douloureux... 18€ un plat, la bouteille inbuvable à 19€, des cheese nan à 5€. Moi je n'ai pris que mon plat tellement ça sentait l'attrape nigaud. Et quand vous en avez pour 28€ pour ça, vous soupirez. Les autres menus sont dans les 40-50€. Ce qui est embêtant, c'est cette arrogance, alors que bon, vous avez mangé de meilleurs chicken tandoori à 5€ dans le 10ème. Si c'était délicieux, why not, mais là, franchement, passez votre chemin... vous dînerez toujours mieux chez vous !

75008 Paris
01 43 59 46 40


 



mardi 20 décembre 2011

Le Kremlin, Staline en concept ?....

Un bar à Pigalle ouvert par les mêmes patrons du Rock'n'roll Circus, et en face dudit lieu, qui fait la part belle à la Russie, ça s'appelle le Kremlin, et même les caractères imitent la typologie de l'alphabet russe. A l'intérieur, c'est plutôt vaste, une grande salle avec sur le côté à gauche, un coin plus tranquille avec canap et fauteuils. Sinon le bar, pas mal de cocktails (entre 6 et 11€), des bières (la pinte à 5€, il faut le saluer), ça se boit bien cette caïpirowska, y autant de vodka que de place disponible. Mais quand même, moi ça m'interpelle : des portraits de Lénine et de Staline ambiance broc partout, des photos de famille genre c'est vintage, et des articles de journaux comme imprimés sur les murs. C'est un concept tiré jusqu'à la corde. Voyons, on parle de Lénine et de Staline, pas d'Oncle Babar !! C'est un peu comme si on avait un bar appelé La Triade, avec des portraits de Mao, ça peut se décliner à l'infini avec toutes les figures sympathiques qui ont fait l'Histoire. C'est dingue que plus rien n'ait de sens à ce point-là et que des hipsters trouvent ça hype de danser dans un lieu dans lequel l'Histoire a été évacuée, pour ne garder que le rouge et les étoiles, version paillettes.

75018 Paris

lundi 19 décembre 2011

Verjus, un enchantement... description

J'avais plusieurs fois essayé de dîner chez Hidden in the Kitchen, un appart caché de deux Américains qui vous sustentaient de bonnes choses - mais sans réussite. Alors quand j'ai reçu un email disant qu'ils ouvraient un "vrai" restaurant, dans la rue, avec pignon sur cour, je me suis précipitée pour réserver ma petite table. Dans un passage qui part de la rue de Richelieu, le restaurant est tout de fenêtres entouré comme si on était dans une tour qui donnait sur la ville moyen-âgeuse. En bas, le bar à vins auquel on peut accéder par la rue Montpensier. Rien que cet entrelacs d'arrivées, de portes dérobées, d'escaliers cachés, cela me titille. Une vingtaine de couverts pas plus. Le soir où j'y suis allée, manque de bol, j'avais à ma gauche une table de 10 personnes qui fêtaient cette nouvelle institution qu'est le dîner de Noël corporate, donc 10 personnes qui apparemment n'en avaient rien à faire d'être là et hurlaient à qui mieux mieux les aventures de la machine à café ou du dernier deal en route. C'est un peu le seul point négatif de cette soirée qui fut délicieusement réussie !

Un menu imposé, soit le dégustation à 55€, soit le dégustation complet à 70€. Vous pouvez commander l'accord mets et vins à 30€ ou 40€ selon le menu que vous avez choisi. J'ai pris le dégustation simple qui était constitué de quatre plats - qui suffisait amplement -, si vous prenez l'autre menu, pourquoi pas, vous avez trois plats en plus, c'est à vous de voir avec votre appétit et vos envies... Le prix peut paraître salé, mais après coup, vous ne le regretterez pas, donc allez y en connaissance de cause... On a commandé un Crozes Hermitage, Domaine de Lucie, "Aux racines de Saint James" 2010, dans les 40€, très bon, aux différentes textures de goût. Bizarrement, en revanche, je ne trouve pas sa trace sur internet... 

Alors entrons en matière ! En amuse bouche, de la betterave marinée dans verjus (le suc acide extrait des raisins qui ne sont pas mûrs pour les novices), avec graines de carvi, lait ribot et krispies fumé. On attend la suite de pied ferme ! Un ravioli de jaune d'oeuf avec de la ricotta de brebis, des racines et de la salade d'herbes qui étaient vraiment fantastiques - vous aviez l'impression d'être dans la BD de Blain racontant le potager d'Alain Passard (à défaut d'y être allée pour de vrai...), le ravioli était tendre et ferme, le jaune d'oeuf surprenant. Ensuite, un saumon fumé dont le fumé vous montait joliment à la tête (on s'imaginait les braises dans la cuisine), avec sauce au miso, champignons japonais, pamplemousse, navets et choux de bruxelles. Cette sauce onctueuse, comme une mayonnaise très très élaborée au miso était complètement dingue, vous aviez vos sens en ébullition.Puis, une poitrine de porc basque braisée avec citron confit (un poil trop poussé le citron, je l'ai un peu laissé de côté), olives, épinards, gnocchi et cerfeuil, impeccable, juste le gras et le croustillant qu'il faut. La touche finale sucrée avec une glace au chocolat Vahlrona, gâteau au chocolat blanc et granité vanillée orange, je dois dire que la glace était succulente, et c'est une chocolat-addict qui parle, capable de faire la queue chez Patrick Roger pour acheter un chocolat (la tête de la vendeuse à chaque fois) pour mon goûter d'enfant. La puissance du chocolat prête à vous faire tourner la tête... Et c'est un peu le principe du dîner, vous partez vers d'autres cieux, vous êtes autre part, vous voyez les lumières de la rue (vous oubliez les gros relous à vos côtés), et vous buvez du bon vin, vous êtes heureux. A première vue, on peut critiquer la taille des portions qui sont un peu stretto comme dirait ma mère, mais en fait au fil des plats et de la soirée, cela ne vous gêne plus car c'est tellement bon et réfléchi au gramme de cerfeuil près que vous adhérez. 

Allez-y, réservez, j'ai le coeur qui palpite rien que de vous en parler, pour un resto entre amis esthètes ou à deux, évitez les grandes tablées, ce n'est pas tellement le lieu pour ! A essayer, le bar à vins avec les petites assiettes à déguster...

75001 Paris
01 42 97 54 10
Ouvert du mardi au vendredi (le bar à vins, 47 rue Montpensier, est ouvert le lundi)

jeudi 15 décembre 2011

Le pas sage, du jeu de mot et une belle assiette description

Sur le chemin devenu quasi rituel vers la rue Saint Denis, d'un bon pas vers Chez Mémé que j'avais découvert en allant chez Twinkie (vous vous souvenez ?), ça me l'a refait. Je m'arrête devant un tréteau sur le trottoir avec un menu écrit tout petit cachant d'alléchantes merveilles... Poutargue de Martigues, burger au boudin noir (oui madame oui !), poularde égyptienne... oh misère, ni une ni deux, j'envoie un texto à ma comparse "changement de programme : on va en face de chez Mémé, ça s'appelle Le Pas Sage !" (promis, je fais Chez Mémé bientôt). Parce que c'est juste à l'entrée du passage du Grand Cerf. Z'avez compris le jeu de mot ? Moi j'aime bien cet esprit espiègle et malicieux dès l'entrée. Et le lieu est assez plaisant, voire déconcertant. Rectangulaire, en enfilade, comme si vraiment vous étiez dans le passage, avec une vingtaine de couverts sur la longueur, un comptoir auprès duquel deux trois tabourets étaient posés et doivent sûrement servir pour les apéros pré-dinatoires - ça pose un homme. Dans le fond, un canapé rouge, une petite table, et à l'étage, au bout d'un escalier en vieux bois et en colimaçon les toilettes. Il y a aussi quelques petites tables dans le passage si vous avez le courage par ce froid, mais l'été ce sera chouette.

Alors bon la carte. Une formule déjeuner extra à 15€ avec un plat + un verre de vin et un café OU un café canaille. J'ai directement demandé ce qu'était cette canaillerie : un café avec trois petits desserts... Dans la formule déjeuner, au choix qui change tous les jours, le parmentier ou la fameuse poularde égyptienne avec légumes cuits en cocotte, carottes et navets, et salade composée. Parfait, parfumé (c'est rare une poularde bien parfumée avec du goût), les légumes fondants, cuits au poil, c'était un énchantement. Je maintiens qu'il faut absolument revenir pour goûter ce fameux burger au boudin noir qui ne cessait de passer sous mes yeux, servi sur une planche de bois de boucher, agrémenté de petites patates.... voire le hot dog à l'auvergnate. Je ne vous en dis pas plus, mais je vous dis qu'il faut y aller ! Sinon le café canaille top, parce que ce sont de vraies pâtisseries : un cheesecake bien crémeux relevé par le biscuit, une île flottante avec de la praline (double effet kiss cool garanti) et une crème de marrons onctueuse avec petit carreau chocolat. Bon on serait bien resté toute l'après-midi, mais fallait quitter les lieux à un moment donné.

Très sympa d'y aller le soir, vu qu'il y a une carte de vins bien sentie, un peu d'italiens et de naturels. Et puis si les prix restent les mêmes (plats dans les 12-15€, entrées et desserts moins de 10€), c'est tip top. Allez-y ! Et c'est même ouvert les dimanches de décembre... et accueil très chaleureux, c'est rien de le dire.
75002 Paris
01 40 28 45 60
Ouvert du lundi au samedi

mercredi 14 décembre 2011

Le serveur du Georges V

Rien de grave, mais quand même. Poussée par M. dans cette brasserie des Champs Elysées en attendant une séance de ciné... petite parenthèse : je balance M car de moi-même je serais davantage allée au McDo ou dans tout suppot de la junk food tellement je déteste les Champs et l'inflation qui y règne depuis les années 80 : "ah oui bien sûr, une quiche à l'oeuf à 10€, bien sûr, je vous laisse un pourboire en plus non ?". Bon on s'installe, c'est sympa, on a une table près de la fenêtre, on peut voir nos amis qui passent et les alpaguer pour les faire venir à l'intérieur. Jusque ici tout va moyen, mais ça va. Le clou de la soirée c'est le serveur. Un mélange étrange entre le garçon de café old school grognon et le barman un peu lourd dans les cafés estivaux. L'une d'entre nous demande un demi. De la bière donc. S'il a bien entendu et s'il a été formé à une compréhension de sa clientèle, normalement il est quasiment impossible qu'il dise la phrase suivante, que je vous retranscris extensivement : "puis-je vous faire une suggestion (pause) et vous proposer le cocktail à la liqueur de rose, pétales de rose et champagne ?". Euh. On a failli exploser de rire. On voudrait juste un demi s'il te plaît monsieur ! On n'a pas demandé la carte pour se laisser la possibilité d'hésiter entre une Badoit et un Brouilly. On n'a pas non plus fait nos meufs en gloussant et en commandant un mojito (j'adore les mojitos hein). Après je comprends qu'il veuille replacer son cocktail... qui est sûrement le plus onéreux. Mais quand il a émis pouvoir faire une suggestion juste après que la comparse a demandé une bière, on imaginait tous dans nos petits cerveaux assoiffés : une girafe de bière, une Leffe de Noël, un monde de bière en sorte. Voilà, je crois qu'on peut dire que je reviendrai souvent dans cette brasserie et surtout attendrai de voir ce qu'il me propose quand je demande une choucroute.

Café George V
75008 Paris
01 43 59 44 07

mardi 13 décembre 2011

L'Orange Mécanique, nostalgie nostalgie description

Un samedi soir à Oberkampf, c'est comme le parking d'Auchan un samedi après-midi. Chacun son combat. Impossible de trouver un endroit non bondé pour se faufiler et boire une bière. Même les comptoirs sont pris d'assaut. Et ce qui est drôle forcément c'est de trouver le bar où il y a de la place, parce qu'il y a sûrement un hic ou en tous cas quelque chose qui n'amène pas une foule compacte. C'était le cas de l'Orange Mécanique rue Jean Pierre Timbaud, pourtant stratégiquement placé, pourtant une déco qui peut attirer son chaland (tout est orange et un peu sixties en référence au film de Kubrick), pourtant un DJ de 70 ans un mix entre Christophe et Little Bob (ceux qui ont habité au Havre comprendont ou ceux qui ont vu le film de Kaurismaki, Le Havre - pour sa performance, le film peut valoir le détour) qui met du bon son, entre les Beatles, Queen et les Pink Floyd, la bonne ambiance quoi. Et surtout des épisodes des Simpsons en fond (bon si vous êtes capable de parler de l'histoire c'est que vous n'avez pas écouté vos potes parler - bad bad bad). Sinon des djeunes rockers avec la coupe afro, des blousons en cuir et des boucles d'oreille de Jo l'indien. Moi je trouvais ça chouette comme atmosphère, ce côté décalé, limite entrée dans la société, bal des débutantes, mais débutants étudiants rockers pas encore violents. Et surtout ils ont de la bière belge (de la Delirium brune et de la chouffe, 6€ la pinte en pression, ou de la trappiste, de la Chimay en bouteille à 5€), de l'absinthe et des cocktails qui avait tous l'air chargés de chez chargés. Ce qui est finalement touchant dans ce bar ce sont tous les sentiments convoqués, sans avoir l'air de rien...

75011 Paris
09 54 43 55 02
Le bar doit bien être ouvert tous les jours sauf le dimanche et encore rien n'est moins sûr...

lundi 12 décembre 2011

Le pain rond de la Bague de Kenza description

L'intérêt de ce post réside intégralement dans son titre. Un soir à Oberkampf, rue Saint Maur, je passe devant la boutique de la Bague de Kenza, avec tout plein de spécialités algériennes, des pâtisseries au sucre (beaucoup de sucre et de couleurs), et des bricks, du pain. Je passe devant, je ne m'arrête pas en me disant qu'à 21h c'est fermé même si les lumières sont encore allumées. Mais il y a le pain. Et dans ma folie, le pain figure dans le top 1. Si je ne devais me nourrir que d'un aliment jusqu'à la fin de mes jours, sans hésitation, je choisirai du pain. Je ne sais pas tellement d'où ça vient d'ailleurs, mais la baguette, le pain brié, la boule de campagne, la baguette viennoise nature (sans pépites de chocolat, sinon c'est sacrilège), je pourrais faire l'inventaire d'une boulangerie sans problème. Donc le pain de la Bague de Kenza (3€), et la boutique qui est ouverte... Ça s'appelle le matloo je trouve ça trop bien comme nom, avec un petit côté baloo. La croute est comme grillée, et l'intérieur est aérien, léger comme une mousseline. En me renseignant un peu, j'ai appris que c'était fait avec de la semouline et de la levure de bière... Pour info donc, j'ai mangé la moitié sur le chemin, en me disant qu'il fallait bien en garder pour la maison. À l'heure qu'il est, il n'en reste plus un gramme.

La Bague de Kenza
106, Rue Saint-Maur
75011 Paris
01 43 14 93 15
Partout dans Paris, allez voir sur le site
Ouvert jusqu'à 22h

vendredi 9 décembre 2011

Bistrot Vivienne, la promesse d'un autre temps

Alors je prenais simplement une noisette dans ce bistrot, rue des Petits Champs, en attendant un rendez-vous plus loin dans la rue. Ce qui m'avait frappée, c'étaient les lumières en forme de petites lucioles (ou presque, je faribole un peu), sur la devanture. Le bistrot fait l'angle avec la Galerie Vivienne, toute pavée de mosaïques, magnifique dans son genre grandiloquent parisien, donc il avait quelque chose de cet ordre-là. Je rentre, et c'est beau. C'est bordeaux, c'est agréable (mais pas le rouge noir Costes ambiance "sois lounge ou ne sois pas"). Là on est sous les ors de la IIIème république, on est avec Nana de Zola, on a l'impression que tout le monde va venir commander une soupe à l'oignon en sortant du théâtre ou de l'opéra comique (il est 10h du matin, tout va bien). 

La serveuse avait étalé du papier journal sur les belles banquettes en velours bordeaux pour monter dessus et écrire sur l'ardoise qui les surmontait. Tous les jours, un peu avant l'heure du déjeuner, elle écrit le menu. J'étais complètement fascinée (pas par l'ardoise je vous rassure) par son écriture déliée, un peu hors du temps. Moi j'écris super mal, on a l'impression que je fais des traits à la place de mots. Elle prenait son temps, elle faisait des pleins et des ronds, j'adorais. Et puis surtout ça avait l'air drôlement bon : marbré de canard au foie gras, velouté de petits pois et menthe, fricassée de cèpes. Elle s'appliquait sur la choucroute quand je suis montée au premier voir le salon presque particulier : mode empire, ça avait l'air tellement cosy, ça donnait envie pour un dîner un peu chouette avec ses amis. Moi je n'irais pas trop pour une occasion feutrée, mais plutôt pour le faire découvrir à vos amis de burgers... Apparemment réservation conseillée. Je pense que je vais y faire un tour rapidement et vous dire ce qu'il en est...

Bistrot Vivienne
75002 Paris
01 49 27 00 50

jeudi 8 décembre 2011

Cucina, ou comment manger sur le pouce à Issy description

Évidemment j'avais 35 minutes de retard pour un déjeuner, normal. Ma comparse a trouvé rapidement un endroit pour déjeuner sur le pouce. On est à Issy les Moulineaux je vous le rappelle quand même (pour me justifier de mes 35 minutes de retard éhontées). Ça s'appelle Cucina (à deux pas du métro Issy sur la ligne 12) : à la fois vente à emporter et sur place. Et le lieu renferme une certaine chaleur, un peu comme si on était dans un bistrot de poche, avec ses hauts tabourets et tables de poupées. Oui moi j'avais l'impression d'être dans une dinette de poche.

Le choix est plutôt sympa, bagels italiens (parce que faits avec des produits italiens de type ricotta, jambon de parme, aubergines grillées), sandwichs toastés (j'adore les sandwichs toastés, pour moi c'est la promesse de Londres, d'oeufs mimosa et de bacon grillé, le tout 100% diététique bien sûr - mais bon là c'était toujours ambiance italie), et puis des salades. Tout est entre 9 et 10€ et c'est plutôt copieux. Moi je me suis rabattue sur les offres du jour : il y avait une formule soupe ou tarte, j'ai choisi les gnocchi au gorgonzola (11,50€), c'était bien. Et ma comparse a choisi le bagel au poulet (check la photo, c'est finalement le bon plan vu sa taille). On était contente, il faisait chaud, on déjeunait tranquillement, tout allait bien en gros !

Il y avait aussi des desserts, mais pas regardé. Cela doit être  ouvert le midi en semaine, et fermé le week-end je pense. C'est typiquement un bon endroit pour le midi, sur place ou à boulotter devant votre ordi.

Spéciale cacedédi à Claire pour la trouvaille.

Cucina
18 Rue Kléber
92130 Issy-les-Moulineaux
01 40 93 05 09 

mercredi 7 décembre 2011

Twinkie, y a un petit hic quand même description

En plein rue Saint Denis, désormais plus bobo que peep show, avec ses magasins de fringues et épiceries commerce équitable en tout genre (saluons la présence immuable, insubmersible de la Cordonnerie, repaire à mojitos, 5€, et après on ne sait plus), un petit îlot aux murs à la chaux, cuisine derrière une grande vitre, le mobilier beige blanc version I love Sweden... C'est plutôt sympa, mais ça manque de chaleur, car les tables sont disposées en rang d'oignon, un peu comme chez Nanashi au final mais l'avantage chez le japonais c'est que le côté hangar berlinois hype est exploité à fond. Là c'est davantage le bien être et les oeufs organiques. Oui oui c'est bien marqué sur la carte en tous cas.

Alors la carte. Ben on est un peu embêté. Moi j'y allais car je trouvais über cool de prendre un petit déjeuner ou un brunch en pleine semaine à l'heure du déjeuner. Un peu comme si on avait changé de pays, de coutume, d'heure et que le dimanche c'était le mardi. Dans le meilleur des mondes, ce serait ça. Après le hic, c'est que le brunch est à 21€. Sûrement le dimanche midi, après une hangover à la tequila, ça passe les 21€, on se dit, ouais trop cool j'ai un jus d'orange, des viennoiseries, des oeufs, du bacon, c'est la fête (si vous réfléchissez bien, c'est juste n'importe quoi). Mais là, à jeûn, ça fait rude pour un déjeuner en somme. Ils proposaient une assiette américaine à 13€, qui consistait en 2 oeufs (brouillés ou sur le plat), avec du bacon ou de la dinde, et du hashbrown. Ouais, un peu léger. Du coup on s'est rabattu sur l'offre de bagels et de club sandwichs (il y a aussi des salades dans les 12-15€ qui avaient l'air pas mal, copieuses, je les ai vues chez mes voisines de derrière donc peut-être à tenter). J'ai pris le bagel pastrami tomate concombre salade, accompagné de chips (même pas de frites snif...) et de salade avec des lamelles de betterave (c'est con mais c'était un peu le petit plus). Bon c'était sympa y a pas à dire, mais payer 12€ pour ça, moi ça m'angoisse un peu. Ma cops a pris le club sandwich à la dinde avec cheddar, pareil avec chips et salade (14€). Mais c'est vrai qu'on s'attendait à une liste de petits déjs foisonnante avec des idées chipées dans le monde entier (pas obligé la soupe de poisson à la coréenne à 7 du mat, mais en gros, c'est un peu le style).

Comment dire... C'est sympa tout ça, ils vendent des mini pots de Nutella (4€), des sacs géants de M&Ms (10€), mais tout a une tête de marketing. De truc un peu cool à des prix salés quand même. Ça pourrait être plus sympa s'ils baissaient les additions de 5-7€ en gros... Le principe c'était de manger un brunch à un prix de déjeuner en semaine, sinon moi je vais direct me payer un gueuleton à la maison de la truffe tant qu'à faire (et au même prix). J'adorais le concept du breakfast/lunch mais j'avoue que je suis un peu déçue.

Twinkie
75002 Paris
01 42 36 92 58

mardi 6 décembre 2011

Café Carmen, la maison close cosy description

En dessous de Blanche, au dessus de Trinité, dans ce quartier si Moulin Rouge, le Café Carmen c'était un hôtel particulier du XIXème siècle, Georges Bizet y a vécu - d'où le nom Carmen, l'opéra. Quand on arrive, c'est beau, on est ébloui par ce faste, très hauts plafonds, moulures, très Les Fleurs du Mal, on imagine bien des femmes et des hommes alanguis fumant de l'opium, la gorge déployée, le rire puissant. On n'est pas loin... c'était devenu une maison close. Les yeux se regardent, un peu grivois, ça alors. "Mais ça l'est plus vous êtes sûrs ?..." À l'entrée, une cage dorée de taille humaine avec une méridienne... Sinon un salon principal avec le bar, et plein de petits salons avec canapés et surtout obscurité maîtrisée.

C'est quand même un lieu super hype avec des concerts et des DJs featuring. Le soir où j'y suis allée, le DJ était tout nu (enfin presque), il était bien dans sa musique et dans son corps apparemment. Ou alors le lieu est privatisé pour des soirées, et c'est vrai que ça peut être sympa pour fêter les 22 ans de votre best friend (chut, elle en a 43). Le programme sur Facebook pour savoir ce qu'on va croquer...


Café Carmen
34 Rue Duperré
75009 Paris
01 45 26 50 00
Ouvert du mardi au samedi de 22h à 4h



lundi 5 décembre 2011

RAP, un italien hors du temps description

Non ce n'est pas le QG de Booba ou de Sniper, mais Ristorante Alessandra Pierini, un peu comme SAS c'est pas juste une société par actions simplifiée mais Son Altesse Sérénissime... Ça pose un cadre mystérieux, on ne sait pas de quoi sera fait le lendemain. Enfin, si un peu. En face du restaurant au 24, il y a l'épicerie au 15, une sorte de caverne d'Ali Baba où vous avez envie de tout acheter. Je dois avouer que j'ai complètement craqué pour une fiole d'huile de truffe blanche et un pot de gianduja, mon péché mignon qui mate à plat de couture le Nutella... Et là où ils sont malins en plus d'être gentils au restaurant, c'est qu'ils vous font goûter à la cuillère le vinaigre balsamique de Modène six ans d'affinage avec cette touche de caramel, plaisir intense comme lorsqu'enfant vous aviez le droit de goûter une larme de vin qui vous faisait tourner la tête. On a eu droit à des mini verres de vin blanc de la Vénétie, splendides. 

À midi, il y a deux formules dans les 28-30€, avec plusieurs plats au choix, plats, viandes, qui avaient l'air pas mal du tout, il faudrait y retourner pour les goûter... Sinon, une formule toute simple à 16€ avec l'entrée et le plat du jour, et un petit café accompagné de mignardises. On a eu un saumon fumé maison avec petite salade, orange et pamplemousse. Fin, très bon. Ensuite, des tagliatelles à la bolognaise le tout surmonté de deux petites feuilles de menthe. C'est bête une bolognaise, mais quand vous en découvrez une sans fioritures, là, en face de vous, ça fait du bien. Il manquerait la tonnelle et les vignes...

Le serveur vient souvent s'enquérir de notre situation, nous gratifiant de sourires et de grazie content de voir que tout se passe bien. C'est une ambiance plutôt chaleureuse, le cadre un peu trop guindé à premier abord ne donnait pas une envie d'Italie. Mais en fait si, des colonnes comme sorties d'un cloître de Toscane, des détails deci delà. Et du coup pour un déjeuner un peu sérieux, vous pouvez y aller tout en faisant plaisir (effet kiss cool). Mais pour un déjeuner pas sérieux, ça fonctionne très bien aussi !

Spéciale cacedédi à Laure pour la bonne trouvaille.

RAP
24 rue Rodier
75009 Paris
01 45 26 86 26

Épicerie au 15 rue Rodier
01 42 80 09 91

Fermé le lundi et mardi

vendredi 2 décembre 2011

Mon royaume pour... le petit cheval de manège ! description

Resto à la porte en bois qu'il ne faut pas fermer complètement sous peine d'enfermer les clients à l'intérieur et la serveuse à l'extérieur (dans le froid), murs rouge pétard, sol en mosaïque sixties et fromages bien sentis à l'entrée, il faut le dire, on se sent directement en confiance. Surtout que la serveuse souriante, aimable, une crème, nous apporte des carafes d'eau dès qu'elles sont finies - et ça, c'est bingo. Mais le plus important c'est la carte, et celle-ci est très très bien troussée. À  la limite du désarmant, tellement on ne s'attendait pas à autant de finesse, d'ingéniosité, de simplicité un midi comme ça. 

Pas de menu, deux entrées (dans les 6€), deux plats (dans les 12€), deux desserts au choix. Le chef fait le marché tous les jours. La tarte fine au boudin noir avec compotée d'oignons, crème fraîche qui vient lécher la pâte et salade de saison ne nous a pas trop  laissé le choix et on était bien obligé de la commander. On a été sage, on se l'est partagée. On n'aurait pas dû. C'était tellement bon. Et vous savez quand c'est tellement bon alors que c'est un petit troquet sympathique, c'est un peu comme si vous rencontriez un mec trop beau trop drôle à la poste. La surprise......... Ensuite, on a enchaîné dare-dare avec une poitrine de veau, une purée de doubeurre (mais qu'est ce que c'est donc ?? en fait c'était marqué butternut, mais je trouve ça tellement drôle doubeurre qu'on peut dire merci à wikipedia) avec coquillettes au parmesan. Ma comparse a émis un doute, que c'était un plat pour enfants. Ouais, bah moi, je veux bien dire que j'ai 5 ans et demi. C'était fluide, la viande tendre, le parmesan bien relevé, la purée extra. Une alchimie en gros. L'autre plat c'était une tempura de merlan avec couscous et concombre je crois - c'est passé près de moi et ça avait l'air aussi délicieux. Je me suis interdit de regarder les desserts, je pense que j'ai bien fait.
La carte change tous les jours, on y retourne quand ?
Et je pense que ça vaut le coup d'y aller le soir, surtout pour tâter du vin. Réservation indispensable selon l'autre serveuse, aussi super sympa. Vous pouvez y aller aussi bien avec un(e) amoureux(se), vos parents, vos potes, votre mamie. C'est pour tous les goûts, c'est superbe.

Le petit cheval de manège
75011 Paris
09 82 37 18 52
Fermé samedi midi, dimanche et lundi soir

jeudi 1 décembre 2011

La maison de campagne... à Paris ! description

On l'appelait l'aquarium avec mes frères. Un restaurant où l'on voit tout à l'intérieur, à la limite de lire sur les lèvres des convives. Et mes parents y allaient souvent. Je les ai donc suivis un soir, dans cette petite rue du 17ème, à deux pas de la place de l'Étoile. Il va sans dire que si vous habitez cette partie de Paris, cela peut devenir un super spot - pour les autres, comme pour moi, il faut vous trouver une bonne raison de traverser Paris... Le concept est donc simple : cela ressemble à une maison de campagne française typique, avec le mobilier en bois rustique, les fleurs dans les vases, la lampe sur la table (que j'ai voulu mettre par terre, mais on n'y voyait plus rien pardi). L'ensemble pourrait avoir un côté un peu suranné, voire ringard, mais en fait non, c'est comme si le subtil fumet du pot au feu se faufilait entre vos narines. Nostalgie. 

Le soir, deux menus, soit entrée ou dessert/plat à 29€ (le midi à 22€) soit la totale à 34€. Pas une grande différence, donc c'est selon votre appétit que vous pourrez choisir. Aux plats du menu s'ajoutent les entrées, plats, desserts du jour. Vous avez donc un choix assez conséquent, dans une alliance du classique simple (paleron de boeuf braisé purée) à la recherche plus élaborée comme la tarte tatin de topinambour au miel, chips de bacon grillé et mesclun à l’huile de noisette (mon entrée). Figurez-vous que c'était tout bonnement délicieux (mes comparses qui avaient choisi la terrine de veau aux escargots étaient un peu moins emballés en comparaison). Topinambour cuit comme la pomme, pâte fine croquante et le bacon enrobait le tout. Ensuite, j'ai pris un tournedos de lieu jaune entouré de lard, lentilles vertes du Puy et coriandre fraîche au bouillon de curry et lait de coco. C'était encore mieux ! Le poisson superbe (et l'alliance détonante avec le lard fonctionnait parfaitement), et surtout les lentilles et la coco... À retenir ! Mes comparses avaient l'air très heureux avec leur sanglier ou ledit paleron. J'étais dans de bonnes mains, je me suis laissée tenter par le moelleux au chocolat avec glace à la vanille et nougatine croustillante : du classique pur jus avec le coeur du moelleux fondant à peine cuit, réussi d'une main de maître - bon là j'ai calé quand même et pas terminé. Le carpaccio d'ananas très frais, et les fromages ont été engloutis en deux temps trois mouvements (chèvre cendré, camembert et pont l'évêque). Pour le vin, le principe est plutôt amusant, on va se servir à la cave - après il ne faut pas hésiter à demander conseil au patron quand même... J'avais choisi un Crozes Hermitage, domaine Pierre Jaboulet 2006 je crois, vraiment excellent, ce rouge particulier sec, avec des goûts de cuir, d'épices (28€).

J'ai passé un super moment, les serveurs sont très attentionnés, le patron va s'encueillir de votre repas à la fin, il n'y a pas trop de monde donc niveau de débicels agréable et prix plus que raisonnable pour une cuisine fine et élaborée dans un cadre convivial. Vous pouvez y emmener une palette de gens très différents, cercle familial, les potes (une grande tablée derrière avec nous avec gâteau et bougies pour le dessert). On est quasiment à la campagne...

Spéciale cacedédi aux parents Tafna !
75017 Paris
01 45 72 28 51
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