mardi 31 janvier 2012

Les Parigots, un bistrot qui sort des sentiers battus

Un déjeuner dans un bistrot près de la place de la République, je ne m'attendais pas à quelque chose de dingue, mais une bonne bavette gratin dauphinois aurait fait mon bonheur. Hé bien non figurez-vous. Déjà, une déco plus recherchée, plus sympathique, avec une bibliothèque au fond, des casseroles qui pendent du plafond, des bouteilles et plein de bonnes choses en conserve aux murs. On se croirait dans une maison de campagne, un peu arrangée façon Paris (bah oui ça s'appelle Les Parigots quand même). On regarde la carte, des prix un peu élevés pour les plats qui sûrement sont très bons (cf suite), des salades. Et puis voilà le serveur qui me parle du plat du jour, que tout le monde prend, parce que c'est le meilleur. Drôle. Je l'écoute. Une saucisse d'Auvergne dans du jus de viande avec lentilles. Et surtout c'est 10,50€. C'est bon pour moi. Ma comparse commande une salade caesar (11,50€) et quand elle arrive, c'est gargantuesque, bien présenté, un air de fraîcheur, de croquant : on peut donc vraiment avoir envie d'une salade en plein mois de janvier. Ma saucisse arrive : les lentilles sont surmontées de petites violettes. C'est tout un poème dis donc ! On s'attendait à la grosse artillerie et en réalité, c'est d'une finesse incroyable. La saucisse nickel, les lentilles bien assaisonnées. De manière très élégante, je sauce et resauce mon assiette. Le serveur se moque gentiment de moi en me disant que j'ai sûrement été très déçue par mon choix... Du coup il en profite pour nous orienter vers le riz au lait servi avec une sauce au caramel (6€). Moi je n'ai plus trop faim, mais je donne quelques coups de cuillère au dessert de ma copine : c'est un régal, à la fois consistant et léger, le caramel est pur, savoureux. 

En gros, un super spot pour le déjeuner, à un prix remarquable (si vous prenez le plat du jour seulement, mais croyez-moi c'est largement suffisant) pour sa qualité. Allez-y (mais pas trop, j'aimerais bien qu'il y ait toujours de la place...). Sûrement très sympa aussi pour aller prendre un verre à l'heure de l'apéro.

75010 Paris
01 42 00 22 26
Lancement du brunch le premier week-end de février, donc probablement ouvert tous les jours ! (j'y suis allée un lundi)

lundi 30 janvier 2012

Septime, le vrai grand restaurant description

Septime, j'avais très envie d'y aller, surtout parce que j'adore Louis de Funès et qu'un restaurant qui fait une allusion au Grand Restaurant c'est top. J'avais réservé bien deux mois à l'avance, mais désormais ils ont intégré un logiciel de réservation sur leur site web, ce que je salue, et qui est donc super pratique pour éviter d'appuyer sur la touche "redial" de son téléphone. On arrive, une très grande salle, épurée, les murs sortie de chantier, un escalier en colimaçon. Les serveurs affairés tels de petites abeilles qui vont de droite à gauche voir les clients : ils sont très gentils, attentionnés, ils expliquent tout bien. En effet, pas de carte, pas de menu imposé. On vous donne une liste d'aliments susceptibles d'être cuisinés par le chef (Bertrand Grébaut, ex Alain Passard) et à vous de jouer le jeu ou de dire que vous ne pouvez pas sentir le pigeonneau. On a dit banco. Ce qui est chouette, c'est que les gens d'à côté n'ont pas la même chose que vous. Donc le mystère est gardé jusqu'à ce que l'assiette arrive prodigieusement devant vous.
Pour commencer, un tartare de veau à l'huître avec une émulsion de pomme de terre. Il faut le goûter pour se rendre à quel point ce choc des textures est réussi, voire magique. Et en plus c'est beau. Ensuite, du maquereau avec oeufs de lompe, légumes verts (jeunes oignons et poireaux) le tout relevé d'une sauce au chou rouge. Ça en jette, l'alliance de la chair amphibie avec l'acidulé canaille du chou... On passe aux plats. Des coquilles Saint Jacques saisies sur le vif accompagnées d'herbes plus dingues les unes que les autres (évidemment je suis incapable de me souvenir de tous ces noms d'herbier). Enfin, un boeuf Black Angus, servi avec une sauce à... l'anchois !! Oui, oui l'association est inattendue mais tellement bonne ! Et le boeuf, OMG ! Le serveur nous avait juste dit "c'est du boeuf", mais en finissant, on a redemandé d'où venait ce boeuf divin, gras et svelte, d'un parfum envoûtant. Bon, bah voilà, du Black Angus. Faut pas chercher plus loin (je vous ai mis en plus la page du fournisseur, oui je suis tarée, j'ai demandé : regardez moi la majesté de la bête). On était aux anges à ce moment là. Oublie de dire que le sommelier nous avait finement aiguillés vers un Fleurie année 2010, très bien, léger mais complexe au niveau des arômes (30€ la bouteille) - vu que vous ne savez pas ce que vous allez déguster, mieux vaut s'en remettre au sommelier (comme toujours d'ailleurs). Le dessert j'ai un trou de mémoire, mais une glace, des fruits, quelque chose de très bien aussi. L'ensemble est à 55€ et sincèrement, ça les vaut bien (le midi le menu est à 26€, moi ça me dit carrément).

Voilà, j'ai beaucoup aimé, que ce soit les mets recherchés tout en étant simples et percutants, le service agréable, aux petits soins (il y a une interaction et ça fait du bien, on vient pas juste manger), une atmosphère plutôt chaleureuse, qui évite le côté super bobo. Et la résa sur internet c'est pas magique ça ?... GO GO GO !

75011 Paris
01 43 67 38 29
Ouvert du lundi soir au vendredi.

vendredi 27 janvier 2012

La Boucherie Bajon, et mon coeur balance ! description

Un lundi après-midi, je devais trouver une côte de boeuf pour le soir même. Rien de très grave ou compliqué, me direz-vous. C'est bien ce que je croyais aussi. Mais voilà que je commence à blêmir quand je me rends compte que mon cher Hugo Desnoyer est fermé. Bah oui on est lundi. Je garde mon sang froid. Qui vais-je appeler ? J'en viens même à téléphoner à la boucherie d'Yves Marie Le Bourdonnec à Asnières (en priant intérieurement pour qu'ils soient fermés et que je ne doive pas me taper 2 heures de transport - même si festin assuré), ils me répondent, ils n'ouvriront que mardi matin. Zut zut zut comme dirait ma mère. J'appelle ma mère du coup. Elle me dit de taper "boucherie ouverte le lundi" dans Google. Genre. Je n'y avais pas pensé "MERCI MAMAN". Je me fight avec ma mère au téléphone. Mon père se marre. Bon. M----. J'ai un double appel sur mon téléphone. Je le prends. "Bonjour, c'est la boucherie Bajon, vous avez essayé de me joindre  ?". Normalement, à cet instant, vous entendez les cloches de l'angelus sonner, la Mer Rouge s'ouvre devant vous, y a du caviar au franprix. "Oui, oui je vous ai appelé, vous êtes ouvert ?". Et lui de répondre "Ah non on est lundi". Là, je sors mon plus beau discours de drama queen (surtout que pour rien ne vous cacher, la boucherie Bajon c'est quand même une référence). Et là, on est avec Saint Pierre aux Portes du Paradis pour ceux qui suivent "de quoi avez vous besoin ? ...une côte de boeuf, je vous en mets une de côté, vous venez la chercher, je dois travailler toute l'après-midi à la boutique". Je vous passe la gentillesse extraordinaire de Monsieur Bajon à m'expliquer le chemin, à me dire qu'il m'en garde une magnifique d'1,5 kilo (normal pour deux personnes). Je vais pleurer. Je préfère prendre direct le métro. Paf, j'arrive. Cet homme c'est quelque chose. Il m'avait même mis des rubans pour faire joli. La côte de boeuf était sublime, je me suis même dit que c'était la meilleure que j'aie jamais mangé de ma vie. A la fois tendre, charnue, de la poigne, quelque chose de grand (j'avais fait comme il a dit, 3 minutes de chaque côté à l'huile d'olive, puis 20 minutes au four ; détail qui a son importance : ne jamais remettre votre viandre au frigidaire si vous la mangez le soir même). Et surtout, le point le plus important, c'est de voir à quel point ce boucher est passionné : déjà qu'il m'ait ouvert un lundi, c'est à applaudir, et de deux, quand il parle d'une côte de boeuf, on est transporté. Ce n'est pas donné à tout le monde. BIG UP.

Voilà, ceci est un post d'amour à Monsieur Bajon qui est désormais mon boucher. LOVE.

PS : désolée pour la photo floue, c'est l'émotion.

Boucherie Bajon
75006 Paris
01 42 22 58 41
Ouvert du mardi au samedi de 8h-13h et de 15h30 à 19h30, le jeudi de 8h à 13h, le dimanche de 8h à 12h30

mercredi 25 janvier 2012

Pères et filles, la filiation en prend un coup

Je gardais plutôt un bon souvenir de ce bistrot de la rue de Seine, en plein Saint Germain des Prés, assez sympa, grand, bruyant comme il faut, et des plats bien troussés. Des lentilles ou encore des pâtes aux funghi voire même un tartare de boeuf. Je ne vous en avais jamais parlé, peut-être à tort. Et puis, un soir, après un verre au Bar du Marché (un jour, il faudra faire un exposé sur le serveur du Bar du Marché tellement il se sent investi de sa mission sans jamais prendre ta commande), on s'est dit qu'on allait manger un bout chez Pères et Filles, mon fameux bistrot. On arrive à 21h, un mercredi : PERSONNE. Une table avec cinq pelés (pelés du 6ème quand même). Bon, bizarre. Mais la déco est toujours charmante, un poil surannée factice mais ça passe. Et les serveuses très sympa, et le patron aussi. Ça commence bien.

Mais la lecture de la carte me laisse perplexe. Aucun plat à moins de 20€ et on n'est quand même pas dans une brasserie de luxe voyons... J'hésite carrément à ne prendre qu'une entrée (à 10€...). Rien ne me fait vraiment envie. Soyons civilisés, je choisis les quenelles servies avec du riz, en me disant que cela doit bien dater de la cantine de mon lycée, alors que j'aime plutôt ça. Ma comparse choisit le boudin noir aux pommes. Comment dire ? C'est arrivé devant moi et j'ai su que cela n'allait pas être réussi pour dire les choses d'une manière euphémistique. Cette disposition appliquée n'était pas des plus heureuses, alors qu'une bonne assiette toute simple aurait fait l'affaire. On avait l'impression d'être confronté au vide, au sens propre comme au figuré. Ma quenelle n'était vraiment pas intéressante, la sauce encore moins. Ma comparse était plus indulgente que moi donc je n'ai pas su si c'était bon ou pas. En tous cas, moi j'ai vraiment été déçue alors que c'est un endroit que j'aimais bien à la base. Peut-être faut-il en rester au verre de vin et à l'entrée ?... Petite anecdote marrante. On voyait le serveur (jeune - 20 ans max) faire tomber des verres, une bouteille, des couverts, à chaque fois qu'il passait à une table. Il y avait un côté à la fois absurde comme dans un film de Buster Keaton et en même temps complètement déplacé car il ne s'excusait jamais. Paf, ça nous arrive, il fait tout tomber et allait repartir gaiement mais a été secoué par mon rire. Le pauvre me dit "ça arrive hein". Et moi "ah bah ça oui, ça vous est arrivé je crois bien". Dans ces instants, on se sent comme un vieux con qui fait la morale à un jeune insouciant et je comprends enfin mes parents, mes grands parents. Soupir.

Bon, voilà, un petit pincement au coeur, une déception pour cette adresse qui me plaisait bien. Après vous pouvez toujours y aller en connaissance de cause (mais cela reste cher pour ce que c'est...).

Pères et Filles
75006 Paris
01 43 25 00 28

mardi 24 janvier 2012

Comment j'ai craqué pour des street churros description

Je ne sais pas trop ce qui s'est passé. Comment mon esprit a valdingué de "ah j'ai une petite faim à 18h, allons voir à la boulangerie si on ne trouve pas un petit pain au lait ou alors un petit pain au chocolat" à "mais bien sûr, je vais prendre des churros !" (en plein mois de janvier). L'être humain est complexe, et son ventre encore plus. Je n'avais donc rien trouvé à me mettre sous la dent rue du Faubourg Poissonnière. Un peu énervée, avec cette faim qui me tiraillait. Bon, je grignoterai chez moi. Et voilà qu'entre la bouche de métro et le kiosque à journaux, se tenait bien vaillamment un camion à crêpes et gaufres. Et le mot magique s'étalait sur une petite pancarte : CHURROS. Une envie soudaine de sucre, mais surtout de plage, de marchands à la plage qui crient "chouchous !", je me suis vue transportée au soleil, au chaud, avec mes churros. Je vois bien que la dame répète bien fort "6 churros pour la demoiselle", mais voyez-vous, c'est 6 churros ou pas de churros. Et moi qui pensais qu'elle allait me donner ceux de la vitrine tous rapetissés, refroidis (et donc petits). Dans sa grandeur d'âme, elle m'en a refait : la pâte à churros qui descendait dans la friteuse, le grésillement, l'attente dans le froid (il faisait super froid), mais la perspective d'accéder à une autre dimension. Donc, je me suis retrouvée avec un cornet énorme de churros (je pense habituellement que 3 joueurs de rugby commandent cette dose), comme une gosse toute contente avec sa barbe à papa à la fête foraine. Les gens me regardaient avec de gros yeux ronds (bah oui on était dans le métro, pas dans la fête foraine), mais moi j'avais Dirty Dancing dans la tête, du sucre plein les mains, le coeur réchauffé. Je n'ai pas pu finir les churros, évidemment, mais c'était comme une promesse d'une soirée meilleure. 

PS : je précise que je n'ai pas mis de Nutella sur les churros, j'ai été très sage.

lundi 23 janvier 2012

Gudule, qu'est-ce que tu as dans ton frigidaire ?

Gudule c'est un restaurant où l'on peut boire des verres, prendre un brunch, déjeuner, dîner, c'est un peu le bistrot brasserie à l'ancienne mais à la cool où l'on passe du temps, sans compter le temps. Du coup pour un déjeuner un dimanche, cela paraît tout trouvé, dans le coin de Picpus, un dimanche ensoleillé. Encore un peu hagard, pas très réveillé, on lève la tête et on sourit, en se demandant si on n'est vraiment pas réveillé. Des meubles au plafond, comme en miroir de la salle. Moi j'aime bien, ça me fait toujours rire, un vélo, des luminaires, une table et des chaises. On est chez Gudule ! Des serveurs sympathiques et attentionnés, une carte plutôt simple autour de salades ou de tartines, avec quelques plats. Moi j'ai pris l'escalope de veau avec sauce crème moutarde et gratin dauphinois à la truffe : ça c'est le petit plus de votre assiette tradi qui fait plaisir (13€). Mon comparse a pris le tartare aller retour frites (13€). C'est le genre de bonnes assiettes copieuses, bien servies, que l'on finit, repus, attendant le café. Ensuite, on retourne chez soi et on va dormir (normalement).

Bon spot pour prendre l'apéro également ou se prendre des assiettes pour carnivores...

Gudule
58 Boulevard de Picpus
75012 Paris
01 43 40 08 28


PS : le titre fait référence à la superbe chanson de Boris Vian, La complainte du Progrès...

vendredi 20 janvier 2012

Chez Mémé, on hésite encore description

La pauvre mémé, ça faisait trois fois que je devais y aller et que finalement je trouvais un autre resto sur la rue Saint Denis (comme Twinkie, décevant, ou Le Pas Sage, la bonne surprise de fin d'année). Finalement, c'est bon, on y est. Déco de la France de Giscard, très assumée, nappes à carreaux blanc et rouge, lampions, boîtes de terrine et autres mets du Sud Ouest dans des commodes. Il y a un petit côté vintagerie de bric et de broc, pas désagréable plutôt amusant. Au fond, derrière la caisse - et je ne m'en suis rendue compte qu'à la fin pour payer l'addition c'est bête - une grande table en longueur qui fait face à la cuisine, plus dans l'ambiance Soulages est parmi nous, ça m'aurait finalement davantage plu de déjeuner dans ce coin-là, mais est-ce possible ?

Une carte très franchouillarde avec du boeuf bourguignon, du civet de cerf ou de biche si je me souviens bien, de la fressure de boudin, des escargots, tout ce qui caractérise le made in France. Des plats bien robustes, bien les coudes sur la table. Ça manque d'une petite assiette légère, mais en même temps ce n'est pas tellement le dress code. Je choisis un boeuf bourguignon (15€) et ma cops une salade avec jambonneau, pommes de terre, etc. une salade auvergnate revisitée en gros (15€). Les prix sont assez élevés, rien en dessous de 15€, et cela monte jusqu'à 25€. Pour un déjeuner, c'est un peu ardu. Surtout que c'est pas mal, mais ce n'est pas exceptionnel, ce qui aurait fait avaler l'addition salée. Mon boeuf bourguignon servi sur une purée est honnête, mais manque de tenue, de sauce, du côté marmite. Pour moi, un boeuf bourguignon ça m'évoque les 5 heures de cuisson, le touillage de la viande, il y a un léger fumet qui s'évade de la cuisine. Ici aucune poésie. Un peu déçue, mais bon c'est pas mal. Ma comparse, après avoir fait la tête devant le jambonneau, est finalement plutôt contente de sa salade. 

À vous de voir, mais moi je m'attendais à mieux, j'avais l'impression qu'après on se serait mis devant la cheminée à lire les Misérables. Là, ça donne une image trop fabriquée, fignolée alors qu'on voulait du brut. En tous cas, allez-y le soir, les prix vous assomeront moins.
75002 Paris
01 40 28 43 20
Ouvert du lundi au samedi

jeudi 19 janvier 2012

Frenchie, ça dépote description

Frenchie ça allait devenir un mirage, un running gag. Pas de chance deux fois de suite, mes résas avaient été annulées. En lot de consolation, j'avais goûté la cuisine du Frenchie bar à vins en face qui était proprement excellente. Ce soir là, j'étais sur les starting blocks... C'est bon, résa confirmée. J'arrive à 21h30 (il y a deux services immuables, l'un à 19h30, ambiance on a pensé aux touristes nordiques, et un autre à 21h30 - mine de rien, c'est un peu contraignant). Assez bruyant, lumière tamisée, agencement mal foutu. Il faut bien le dire. On se retrouve à côté de la porte, un peu coincés avec un mini meuble au-dessus de nous. Il y a une atmosphère que j'ai trouvée étrange du début jusqu'à la fin, du "m'as-tu vu" mixé à "on est trop pote on se connaît tous". Bon, passons. 

Deux formules à 38€ entrée ou dessert/plat et 42€ le grand chelem. Et je dois dire qu'à la lecture du menu, il fait déjà très fort le chef. Il tape là où ça fait mal. Ris de veau navet et gruet de cacao en entrée (sinon maquereau fumé), juste dingue, le ris de veau est d'une tendresse caoutchouteuse croustillante, le navet avec le cacao c'est sublime. On est sonné. Ensuite pour moi des Saint Jacques avec de la poitrine fumée et du chou, tout est comme offert sur l'autel de la joie et du bonheur. On arrive à s'extraire du bruit et on a comme l'impression qu'on est seul au monde. Mon comparse a pris de l'agneau avec légumes, d'une bonté infinie. Comme on ne touchait plus terre, on s'est dit qu'on se ferait achever avec le dessert, un bread and butter pudding au chocolat caramel beurre salé et attention lard fumé !! Oui oui du lard fumé émietté, cisaillé. L'association est détonante, on en veut encore, le gâteau est parfait. On a des étoiles dans les yeux. On avait accompagné le menu d'un Morgon (Beaujolais) à 44€ la bouteille (ça commence à 30€ à peu près), vraiment bien, léger et en même temps intense et fruité. A part que la sommelière - super compétente par ailleurs, c'est elle le Morgon - te versait le vin comme si c'était de l'orangina dans un verre en plastique à une boum de 3ème, tout était très bien.

Si on met des oeillères et qu'on se concentre sur ses mets et ses partenaires de table, la soirée est parfaite et les prix sont justifiés. Dans ces eaux-là, sans aucun doute un des meilleurs restaurants parisiens ! Sinon, gare à vous...

75002 Paris
01 40 39 96 19
Ouvert du lundi au vendredi pour le dîner - réservation au moins un mois à l'avance, mais n'hésitez pas à appeler en cas d'annulation entre 15h et 17h exclusivement

mercredi 18 janvier 2012

Les quernons d'ardoise de chez Benoît

La mignardise number one de l'Anjou c'est le quernon d'ardoise. Parce qu'il y a l'Anjou noir à l'ouest d'Angers, composé de schistes ardoisiers (donc d'ardoises) et l'Anjou blanc, dans le Saumurois, davantage caractérisé par le tuffeau (de la craie sableuse). Faites votre choix. Moi j'aime bien l'ardoise. Et du coup le quernon d'ardoise ça me parle. C'est de la nougatine recouverte de chocolat bleu. Oui comme chez les schtroumpfs. Le chocolat bleu c'est pour imiter les ardoises qui recouvrent les toits des maisons d'Angers. Et c'est surtout bon et surprenant. Déjà c'est bleu, on pourra le répéter à l'envi. Et ensuite c'est croquant et croustillant alors qu'on s'attend à du chocolat. Et paf, le goût du chocolat arrive en dernier, en douceur, à la fin. 
On les a achetés chez Benoît, apparemment l'institution d'Angers. Mais on a découvert, en rigolant bien, qu'il y a même une succursale à Paris et à Lille. Donc à vous de voir quelle est la boutique la plus proche en fonction d'où vous êtes.

Benoît Chocolats
1 rue des Lices
49100 Angers
75rue St-Antoine
75004 Paris
01 49 96 52 02
contacts@chocolats-benoit.com
Mail Paris : benoitaverne@gmail.com 
Ouverture du lundi au samedi de 10h à 13h et 14h-19h30

mardi 17 janvier 2012

Les fouées et la cave troglodytique description

Toujours dans notre tour panoramique de l'Anjou (désolée il manque une vidéo du road trip far west dans les vastes plaines brumeuses mélancoliques - c'était sublime, on se serait cru dans les Hauts de Hurlevent version frenchie), il y a un incontournable, le truc à faire, obligé. Aller manger dans un restaurant troglodytique. Oui madame. Creusé dans la pierre, une petite porte avec plein de panneaux touristiques, le restaurant te tend les bras. On a même fait un dérapage intersidéral sur la route pour s'arrêter et freiner (comme quoi, la réclame ça marche sur des ventres bien remplis à 12h25). C'est même une champignonnière,ils y font pousser les champignons. On entre, on se croirait dans les catacombes, il fait un froid de canard et l'excitation monte, monte. Où sommes-nous ? Il manquerait seulement des flonflons et une musique de guinguette et ce serait nickel.

Mais on vient surtout pour les fouées. Si on fait appel à de vagues souvenirs de latin, c'est bien ce qui vient du feu, du foyer. Et donc oui on peut le dire, la fouée, c'est une sorte de pita, de pain cuit au four. Quand j'ai dit ça au spécialiste angevin, j'ai cru qu'il allait m'étrangler avec le côteau du Layon (chaud les gars - moi Tafna Girl je n'ai bu qu'une gorgée bien tassée). Il y a 4 menus dans les 20€, avec une variante d'assortiments pour les fouées et fromage fondu et dessert (non fondu). Hé bien, moi j'ai drôlement aimé ces fouées, c'est d'une convivialité qui n'a pas son pareil : on y met du beurre salé, des rillettes, des mogettes (autre spécialité majeure, ce sont des haricots blancs), des champignons (mmmm, il y avait même des shi také qui se défendaient extrêmement bien). Pas obligé de mettre tout en même temps hein. On était repu. Et surtout ce qui est fort sympathique c'est cette ambiance complètement décalée de cave (le plafond est à 2 mètres maximum), de groupes et de familles heureux d'être là, de la serveuse super déçue qu'on ne finisse pas les 35 plats et surtout la tarte aux pommes pour finir en beauté.

A recommander de toute urgence si vous allez dans la région, vous ne le regretterez pas !

Évidemment spéciale cacedédi à Mister E. MC Anjou.

La cave aux moines
Les pieds bleus, Préban
49350 Chenehutte
02 41 67 95 64
Ouvert du vendredi au dimanche, et du 15 juin au 15 septembre, tous les jours

lundi 16 janvier 2012

Une île, restaurant appliqué description

Lors d'une virée angevine, le rendez-vous avait été pris dans le restaurant une étoile au Michelin Une île, précédemment situé à Béhuard, un petit village aux alentours. On est passé devant, des tonnelles, un air de campagne qui détonne avec cette nouvelle enseigne très Philippe Starck pour son côté rouge et noir, une volonté de graphique, de design allant même jusqu'au papier toilette noir... Un accueil très gentil, attentionné donc j'essaie de ne pas trop me laisser influencer par cette atmosphère - d'ailleurs, sans musique, sans tonalité. C'est finalement ce qui m'a le plus frappé, on n'entendait rien, seulement nos conversations. 

Plusieurs menus pour le soir, 88 / 65 / 49€ ou un menu "tout mer" à 78€ qui pouvait être vraiment pas mal (langoustines laquées, oursins, huîtres et j'en passe) mais le hic c'est que toute la table doit le commander... On a choisi le menu à 49€. Comme la BD Les Ignorants venait de sortir (sur la rencontre entre un dessinateur de BD et un vigneron) et que certains l'avaient lue, on a pris le vin dudit vigneron, Richard Leroy, Les Noël de Montbenault (60€ la bouteille quand même - vous pouviez en trouver pour moins, dans les 30€ en premier prix, et sinon pas de limite ; beaucoup de vins blancs de la région bien sûr, apparemment goûtez les Savennières) : y a pas à dire, bien, insolent, un goût complexe. 

En amuse bouches, on a eu un velouté de cèpes avec une fine tranche de pain poêlée et pancetta, une huître snackée sur une gelée aux herbes. Début prometteur, inventif, des mélanges de texture plutôt agréables et surprenants. Ensuite, en entrée, un saumon fumé maison avec un croustillant de blé noir et un bavarois citron. Je n'ai jamais mangé de saumon aussi fin et gras à la fois, c'était un pur délice, on aurait pu le couper à la main et l'engouffrer directement. Le croustillant très bien, le bavarois était à mon goût trop citronné, trop acide. J'ai préféré me concentrer sur le reste... Le plat, un sandre au beurre blanc avec chou chinois et carotte. Si quelqu'un a déjà passé un week-end en Anjou avec des gens originaires d'Anjou et qu'il n'a pas goûté un sandre au beurre blanc (parce que c'est la spécialité de poisson de la rivière), qu'il sorte de cette pièce immédiatement. Moi j'ai bien aimé, j'ai trouvé le poisson tendre, la sauce au beurre dingue, et surtout surtout le chou chinois, même si c'est bête comme chou (ah ah, humour quand tu nous tiens) : un poil caramélisé, un côté oignon un côté salade, parfait... Enfin, en dessert, j'ai pris le millefeuille, avec boule de caramel beurre salé, dingo, mais j'ai été déçue que le millefeuille ne se coupe pas facilement, je me suis retrouvée avec plein de feuilles par ci par là. D'autres ont pris le sablé au caramel qui apparemment les a fort satisfaits. 

Au final, qu'est ce qu'on dit ? Hé bien, on est un peu embarrassé, car c'est bon, c'est sûr, mais sans étincelles, sans feux d'artifices, on ne ressent pas la joie du gamin tout content, cela ne sort pas des bords, tout est nickel. Je pense que le menu du midi à 30€ peut finalement être plus intéressant dans l'optique d'un déjeuner en famille le week-end par exemple. 

49000 Angers
02 41 19 14 48
contact@une-ile.fr
Ouvert du mardi au samedi, déjeuner et dîner

vendredi 13 janvier 2012

Kiku, version bento description

Vous vous souvenez de Kiku, le japonais sublime de la rue Richer dans le 9ème ? Simplicité et émerveillement, rien que ça. Bon, le hic c'est que la formule déjeuner avait prodigieusement grimpé de 15€ à 40€, une inflation démentielle. Ils ont dû réfléchir et se dire que, quand même, c'était pas très sport pour les petits budgets. L'année dernière (je crois bien) ils ont ouvert la porte juste à côte l'annexe low cost "Simplement Kiku", avec des formules bento entre 9 et 13€. Et voilà que J m'envoyait des photos de ses bentos du midi par email, faisant monter une certaine excitation dans mes papilles. Il fallait que j'y aille, bon sang.

La chose est faite, un midi, je propose 12h45, prévoyant une sorte de frénésie qui nous empêcherait de déjeuner dans cet endroit cosy, plutôt mignon avec une grande table d'hôte pour 10 couverts : on est tous serrés les uns contre les autres, contents de partager notre bento. On a été servi à 13h20... Les garçons à côté de moi ont commencé à s'exciter à 12h55 car ils devaient repartir à 13h05. Le truc, c'est qu'ils font vente à emporter, et que cette partie marche du tonnerre, et que forcément ils ne peuvent pas faire attendre les gens debout des plombes (la rapidité du service fait partie des critères de la vente à emporter habituellement...), alors que les gens assis, les coudes sur la table, oui ils peuvent attendre. Franchement moi ça ne m'a pas dérangée outre mesure - après, il vaut mieux que vous le sachiez au cas où vous pensez faire un casse croûte rapide... Assez parlé. Il y a donc un plat simple, avec riz, viande ou poisson, légumes à 9€ : les garçons en question l'avaient choisi et en effet, ça avait l'air hyper bon, une sorte de bibimbap coréen. Nous on a pris la formule à 13,50€ avec deux gyozas (vous m'en direz des nouvelles... on est loin des gyozas des chinois faits à la pelle), juste croustillants, au saumon, raffinés, une croquette de potiron, du riz avec une sorte de sel d'algues qui le relevait, des petits légumes et un saumon parfaitement cuit et assaisonné (il y avait du poulet fermier sinon). 

Hé bien, on est content, très content. La serveuse est d'une gentillesse inouïe, il y a un va et vient de bonnes choses entre les deux restos,  on s'y sent bien, donc pressés s'abstenir, amateurs de bento c'est pour vous.

Simplement Kiku
75009 Paris
Sûrement ouvert du lundi au vendredi - à vérifier pour le week-end, car c'est vraiment une dinette du midi.

jeudi 12 janvier 2012

Loulou, un friendly dinner qui vaut surtout pour son burger

Un soir où je voulais retourner au dinner Happy Days après un ciné, je vois une file d'attente immense en me disant bien doctement "ah c'est sûrement un groupe qui vient dîner à 19h30". Quand je sors du ciné à 21h30, il y a toujours la même file d'attente, et là, je comprends enfin que c'est vraiment la file d'attente et qu'on est le 25 décembre, donc rien d'ouvert à part ce dinner. J'ai eu une fulgurance en me rappelant qu'un autre dinner se trouvait pas loin, sur le boulevard Saint Germain. J'y étais allée une fois pour un brunch et je dois avouer que je n'avais pas été transcendée par mes oeufs benedict, copieux mais sans goût. J'y vais donc un peu à tâtons, en me convaincant que c'est ça ou des coquillettes au fromage râpé chez moi. C'était blindé. Et avec un effet assez surprenant : l'intérieur est plutôt joli, boisé, à l'américaine ambiance on est pote avec Kennedy, un côté très new frontier, beaucoup d'espace, des fauteuils club et une grande table d'hôte, et à l'extérieur, dans la terrasse chauffée pour les fumeurs incorrigibles (ou les gens qui veulent juste un burger), on est collé serré, on ne peut pas bouger sa chaise d'un iota au risque de se prendre le coude du voisin. Mais bon ce n'est pas si grave. En gros si vous pouvez être à l'intérieur c'est beaucoup mieux, et surtout la musique est chouette, du Rage Against The Machine et consorts, ça défoule.

Alors je prends un cheeseburger classique (12,50 - 13€ je crois bien), et figurez-vous qu'il est très bon ! La viande saignante nickel, le burger déborde de bonheur, nous on a le sourire aux lèvres, les doigts pleins de sauce (pas du tout bueno pour un date cet endroit : spéciale cacedédi aux deux jeunes gens derrière moi qui essayaient de manger dignement leur burger, avec le mec qui voulait impressionner la fille et n'arrêtait pas de parler, et elle de siroter son milk shake avec une pancarte sur son front "HELP ME"). Franchement, un bon burger. Je ne sais pas si je m'aventurerais dans d'autres contrées, le service est sympa, un peu empressé, mais le burger assure et c'est le principal... Un endroit pour se planquer un dimanche soir surtout !

75005 Paris
01 46 34 86 64
Ouvert tous les jours

mercredi 11 janvier 2012

Le coude à coude, un bistrot dans la place

J'avais un défi, trouver un resto sympa et bon sur la ligne 1, vous savez quand vous coupez la poire en deux avec vos amis et que vous trouvez une station de métro à distance équitable des deux parties, mais complètement improbable (va déjeuner à Champs Élysées Clémenceau et on en reparle). Bon là c'était facile, c'était vers les Halles. Je dégotte un bistrot avec une formule à 12€ au déjeuner. C'était le 22 ou 23 décembre. Rues bondées, bourrées à craquer de badauds à la recherche du dernier cadeau. Le resto, vide. Ça s'appelle Le coude à coude je vous rappelle... Une table de quatre habitués à se siffler bouteilles de rouge, fromages, je me suis dit que cela ne pouvait pas être mal. Et le patron de se désoler de ce vide soudain. On sentait tout de suite qu'en général, le bistrot foisonnait de conversations hurlées, de commandes passées à la volée, d'une atmosphère plutôt enjouée.

Une formule du midi à 12€, je ne sais pas si c'était l'effet des fêtes, mais on avait du robuste pour grands gaillards, point de salades légères, soit du canard confit soit un pavé frites. Le plat du jour est à 10€. Sinon la carte est un poil plus cher, les plats dans les 17-20€, du tradi français pur jus qui avait l'air plutôt alléchant. Moi je dis go pour le pavé sauce roquefort, la viande est très tendre, du goût, c'est assez improbable tellement c'est bon alors que c'est inattendu. C'est ça qui est chouette. Mon accolyte a opté pour le canard et a l'air satisfaite aussi. Je sens que je vais y retourner, un jour de semaine, bien complet (vous pouvez réserver). C'est le genre de bistrot à l'ancienne qui fait des petits miracles en cuisine pour un déjeuner sympathique.

Gardez moi une petite place la prochaine fois...

Le coude à coude
75001 Paris
01 40 28 15 64

mardi 10 janvier 2012

Les pipelettes, un salon de thé où l'on peut rapporter de bonnes choses chez soi... description

Trouver un salon de thé sympa, à savoir avoir de la place pour s'asseoir (et éviter le côté maison de poupée et éléphant dans un magasin de porcelaine), avoir du bon thé (hé oui, car qui dit salon de thé, dit "thé", j'ai pas dit café ou orangeade), et somme toute avoir des mignardises intéressantes à se mettre sous la dent, c'est une gageure. C'est désormais chose faite avec ce lieu au papier peint liberty, avec un espace caverne d'Ali Baba dont les armoires boisées regorgent de confitures (citron basilic vous m'en direz des nouvelles), de chocolats en veux-tu en voilà, et autres réjouissances. Et quelques tables en bois simples, atmosphère danoise chaleureuse, pour savourer sa boisson ou les scones et cakes présentés joliment. J'aime bien quand on voit à quoi ressemblera le clafoutis pistaches framboises rehaussé de mandarines (je rigole mais c'est l'idée). Du coup moi j'ai pris un thé vert aux agrumes (4€), ma comparse a agrémenté son thé de scones, bien tendres et un peu croustillants à la fois. On est bien resté 2h45 à papoter, à regarder les gens entrer et s'enthousiasmer pour la vitrine réfrigérée qui contient moult choses salées, à se lever pour aller voir ladite vitrine, et finalement s'acheter de la confiture (et l'offrir à ma mère car je suis sympa). Ce que j'aime bien aussi, c'est qu'on n'est pas dans un gynécée girly, donc vous pouvez y aller tranquillement avec à peu près n'importe qui (qui aime le thé cela dit).

Si vous habitez le quartier, cela peut devenir un lieu agréable pour se prélasser le week-end, et si vous passez dans le coin, allez y faire un tour !

Spéciale cacedédi à Carine pour la bonne trouvaille.

29-31 rue Brezin
75014 Paris
tel : 09 81 29 27 32
ouvert du mardi au samedi de 10h30 à 19h.
Réservation conseillée pour le brunch de samedi : à tenter en effet...

lundi 9 janvier 2012

Comment j'ai ébouillanté mon premier homard

Ce post qui entérine la nouvelle année, je l'ai choisi un peu film d'horreur c'est vrai. Mais c'est que ça se raconte une première cuisson d'homard. J'avoue, moi je rêve souvent d'en manger, j'ai dû avoir deux occasions, une chez Goumard, un restaurant parisien près de la Madeleine grâce à un bon deal de lafourchette.com qui permettait 50% sur l'addition - pas mal - et une autre fois en Australie. Alors là quand j'ai vu ces petits homards avancer sur les grumeaux de glace de chez Carrefour, à 9,90€ la pièce, je me suis dit qu'il fallait offrir un nouveau toit à ces petites bestioles. Ce n'était pas du homard breton, mais canadien (spéciale cacedédi à Erwan). La poissonnière a bien précisé qu'il fallait faire attention au homard vivant dans le sac plastique, qu'il fallait lui donner de l'espace pour qu'il puisse encore bouger. Sinon ils vous les vendent, morts, de couleur rouge. Le mien était bien noir à gazouiller de partout. Et je me suis dit qu'il fallait en finir le plus rapidement possible sinon j'allais m'y attacher, et le mettre dans un aquarium avec une tortue et un poisson rouge. Quand je l'ai pris de mes mains, je l'ai senti se braquer - normal le pauvre - et surtout quand il a vu la casserole d'eau bouillante. Je vous passe les détails car sincèrement ça me déchire le cœur (c'est évidemment moi qui étais de corvée), mais bon c'est une expérience à vivre, une fois. On verra si je réitérerais l'année prochaine... En attendant, il était bien joli dans mon assiette et je lui ai fait l'honneur de le déguster comme il se doit. C'était drôlement bon.

Et bonne année à tous !
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