lundi 30 avril 2012

Istanbul, take 2 : le brunch électrique

A Istanbul, sur une des rives de la Corne d'Or, il y a Eyüp. On y va en ferry (attention, il y en un toutes les heures, et on a réussi à arriver 5 minutes après chaque départ, ce qui nous a permis - ô joie - de visiter les alentours du ferry). Et à Eyüp (non on n'a pas fait le Café Pierre Loti, on sait), on a pris une petite camionnette qui nous a amenés jusqu'à Santralistanbul. Qu'est-ce donc ? C'est une ancienne centrale électrique. Une vraie usine. Et ils en ont fait un musée d'art contemporain. Malin. A Paris, quand j'essayais de préparer le voyage, je suis allée sur RedVisitor, site pas mal pour les trucs branchés de base (pas mal à coupler avec le Lonely Planet...) et un des insiders disait que c'était trop cool d'aller bruncher à Santralistanbul. Moi dans ma petite tête, je ne comprenais pas, parce que pour moi c'était le centre d'art contemporain et en allant sur le site, je ne comprenais pas non plus, y avait pas d'expos...

Nous voici là bas. Un énorme site avec ledit musée et deux trois restos autour. Avec de la verdure. De l'espace. Pas beaucoup de gens. Je me suis entendu dire "pourquoi on n'a pas ça à Paris ?". On s'installe chez Otto Café. Une terrasse simple avec des chaises et grandes tables en deck repeintes en blanc. Agréable, une petite brise. Une carte très contemporaine, avec comme seul met turc des kebabs revisités à l'occidentale. Après trois repas entièrement traditionnels je peux vous assurer que ça fait du bien. Certains prennent des pizzas (trop bonnes), moi un mezze avec borek et plein de petites choses plutôt bonnes, dont de la brisket !! Des prix parisiens du coup (20€ par personne), mais comme on était content, on était content. Et y a trois Otto à Istanbul (Küçük et Sofyali), je ne sais pas si les sites sont pareils. En tous cas, c'est à l'intérieur que c'est top !! Une sorte de grand hangar avec du kitsch en veux-tu en voilà, des lampions, des vitraux, une table centrale géante, des toilettes magnifiques. Et on s'imagine le soir ici, une immense fête, des basses qui résonnent, des lumières qui crépitent, le tout avec un borek dans la bouche. Canon. 

Moi ce que j'ai aimé c'est ça, cette ambiance farfelue (toute bien pensée évidemment) et je lance donc un appel : si vous connaissez des endroits similaires, dites moi !

Le mot de la fin, parce qu'il y en a un. Après avoir grassement brunché, on s'est donc dirigé vers Santralistanbul, le but de la visite quand même. Et là, blague intersidérale. Le musée d'art contemporain était fermé pour le moment car il n'y avait pas d'expos (j'avais donc bien compris le site web), et le monsieur tout gentil, un peu démuni devant nos mines déçues, de nous dire qu'il ne savait pas trop quand serait la prochaine. On ne s'est pas démonté et on a visité le musée de l'électricité ! Très instructif, c'était le site de ladite centrale électrique. Assez impressionnant dans sa manière de correspondre parfaitement à une imagerie de bâtiment soviétiques...

On a pris un taxi pour visiter la superbe église byzantine de la Chora de l'autre côté de la rive, un des plus beaux sites d'Istanbul. Et après on a donc raté le ferry et assisté à un moment magique : dans le parc attenant, toutes les familles faisaient leur barbecue du dimanche avec des mini barbecues à braises (pas un vulgaire Tefal électrique), du coup plein de fumée partout avec l'herbe et la rive au loin. 

La soirée sur la rive asiatique (Usküdar) c'est pour la prochaine fois...


Istanbul
+90 212 427 1889
 

jeudi 26 avril 2012

La kouignette de la Maison Larnicol

En intermède franchouillard des récits stambouliotes, la version minime du fameux kouign amann breton : la kouignette. C'est la même chose en plus petit. Sachant que la Maison Larnicol (chocolatier à la base) s'amuse à en faire des variations dans tous les goûts possibles : citron, caramel beurre salé, raisins, framboises, etc. Qu'est ce que ça donne ? Moi j'en ai pris un nature pour faire simple et surtout pour avoir un point de comparaison si je me lançais ensuite dans plus de fioritures... Alors, première certitude, y a pas de doute, beaucoup de beurre. Mais vraiment beaucoup. J'avais oublié que le kouign amann était constitué à presque 97% de beurre. Ce n'est pas que ça me dérange outre mesure mais c'est quand même assez robuste... Le seul hic à cette petite kouignette, c'était sa froidure. Trop restée dans le frigidaire ou dans un endroit frais. Un peu comme une bouteille de rouge trop fraîche. Donc soit demander à la faire réchauffer (si c'est possible), soit vous retenir, rentrer chez vous et la faire réchauffer vous-même... 2,50€ les 100 grammes, une kouignette pèse entre 60 et 90 grammes, moi j'en ai eu pour 1,15€, donc si vous avez un gros creux, ça peut carrément vous donner votre apport en sucre pour trois semaines et demi !


Maison Larnicol
132 Boulevard Saint-Germain
75006 Paris
01 43 26 39 38
Il y a d'autres boutiques dans Paris

mercredi 25 avril 2012

Un week end à Istanbul, take 1 description

Un week end à Istanbul, c'est simple, c'est trop court. Trois jours de découvertes : monuments historiques fascinants, traversée de la Corne d'Or (et pas du Bosphore), loukoums et raki, jeu de backgammon et narguilé sur la rive asiatique, kebabs kebabs kebabs (j'ai dit kebabs ?). Math a très bien décrit tous les petits détails de la capitale dans un précédent post (en trois parties je précise) avec une super carte, des spécialités culinaires et des conseils bonus. C'est bien fait le Flying Muffin quand même (un peu d'autopromotion ne tue pas). Du coup je ne vais pas vous remettre des photos de loukoums (je vous rassure, ils sont SUPER bons, achetez ceux à la rose et au citron, un délice), peut-être que je me lâcherai sur des mezze quand même dans le prochain post...

Non, du coup, un petit aperçu d'endroits qui symbolisent la modernité d'Istanbul, cette volonté d'être dans le contemporain, tout en gardant une identité turque. Waouh ça fait beaucoup. Il se trouve qu'on avait loué un appartement (pour le week end de Pâques, pas un hôtel à moins de 250€) chez The House Appart (hyper bien placé près de Taksim, plutôt design et classe, 100€ la nuit), c'est le versant appartement du House Hotel qui a l'air cool dans son côté boutique hôtel. Et donc à deux pas de cet appartement, il y avait une rue constituée exclusivement de bars et de restos. Arrivés à minuit on était mort, mais pour le principe "on est jeune on est vivant", on est allé boire un verre au bar cool d'à côté. Très jeunesse dorée stambouliote. Et puis, le lendemain, je lis le Time Out et vois que ledit bar cool est en réalité un restaurant avec un chef loué, magnifié. Munferit ça s'appelle. OK on va y dîner alors ! 

C'est blindé, mais le serveur nous propose une table jusqu'à 21h (il était 19h). Une  carte faite principalement de tapas (à 4 il nous a dit d'en prendre 8), des plats mais beaucoup trop attendus dans ce genre d'endroits. Tapas chauds et froids, on fait une sorte de mezze... les froids étaient sans plus, mais les chauds étaient beaucoup plus alléchants : big up à l'artichaud au risotto, de l'halloumi dans une feuille sulfurisée avec des funghi le tout passé au fourt, et mon préféré, "black cous cous with calamari" (cf photo), qui en réalité était des petites pâtes à l'encre de seiche avec le calamar en nem (en gros) et du poulpe. Ça c'était sensass, faut que je le refasse chez moi (bon, un peu compliqué pour l'encre de seiche mais ça devrait aller...). On ne prend pas de vin (prix démentiellement élevés, plus de 60€ la première bouteille), mais des cocktails (j'ai adoré ce dîner, dans le côté on mange à 19h, on dîne avec des cockails, complètement chaotic comme dirait Sheldon dans The Big Bang Theory). Enfin desserts qui dépotent complètement. On s'en était remis au serveur depuis le début (c'est lui le black cous cous), il nous a conseillé une sorte de poire (pour la forme) au chocolat et au brandy : paf il fallait l'engloutir d'un coup, et là, c'est l'elixir, l'alcool se diffuse dans votre bouche, le coulis de chocolat. OMG. Et le clou du spectacle c'était la glace au salep, entre du malabar qui s'étire et une glace douce et voluptueuse, très compliqué à décrire... mais délicieux ! du coup j'ai acheté du salep mais je ne sais pas vraiment ce que je vais en faire !! (dîner dans les 50€ par personne)
dans Beyoglü

Pour finir la soirée on est allé au Leb-Derya, le spot de Beyoglu pour sa vue de dingue sur le port, les cocktails sont pas mal. Absolument réserver (on est un peu arrivé comme des fleurs, comme des touristes quoi mais on a vaincu et chopé une table). Et après on est allé se coucher parce qu'il fallait se lever à 7h et faire toutes les mosquées de la ville !!

mardi 24 avril 2012

L'ami... Jean raffole (attention jeu de mot, merci) description

L'ami Jean c'est un peu le resto qu'on a toujours dans un côté de sa tête, en se disant que oui ça a l'air trop bon (le site web est un supplice de Tantale moderne, même si la technologie n'est pas super au point...), que oui c'est un classique, que oui il faudrait donc y aller. L'ami Jack réserve une table un vendredi soir. Vitres embuées, ambiance surchauffée, quand on arrive, ça hurle dans tous les sens, les serveurs dégainent leurs blagues et leur bonne humeur à toutes les tablées. La salle est disposée comme une sorte de grand banquet (il y avait d'ailleurs des gens, une bonne vingtaine, qui fêtaient quelque chose). Le tout couleur orange, sépia. Le serveur vient nous expliquer toute la carte...

Plusieurs menus, l'un à 42€ avec entrée plat dessert, les autres à 50 et 80€ plus fournis mais à prendre pour tous les convives, ce qui est un peu contraignant... Sinon des ris de veau qui avaient l'air dingue (40€), une caille, des oiseaux et gibiers alléchants. On a été sages (si on peut dire ça) et pris le menu à 42€, et ça le fait ! En entrée j'ai été la seule à choisir la soupe de poisson (il y a toujours une soupe du jour), avec mes croutons bien sages au fond de la soupière et une soupe bien moulinée, à la fois goûtue et légère. Mes comparses ont pris de sublimes maquereaux avec une tranchette de lard colonnata posée comme une tiare sur un trône (oui je m'emballe). Ensuite, une joue de veau (grosse valeur sûre de la joue :  de boeuf, de porc, vous ne serez jamais déçu...) avec des légumes et de l'espuma qui foisonnent de partout de l'assiette, c'est réjouissant, c'est super bon. Sinon à la table, un mulet simple, une caille canaille. Tout le monde est content de ses choix. Des plats costauds mais fins, élaborés avec un petit grain de folie qui dépareille d'un traditionnel, en première couche. On aurait pu s'arrêter là mais on a "accepté" nos desserts... 

Le riz au lait c'est la spécialité de la maison et on nous apporte un gros bol (pour une personne) qu'on a évidemment partagé à 4 : le double effet kiss cool c'est la confiture de lait qui est donnée en accompagnement... tuerie !! Moi j'avais fait light, une mangue en fruits et en gelée, très bien, frais, un peu comme un colonel sans la vodka. Les deux autres comparses se sont jetés corps et âme sur le paris brest et y a pas à dire, c'est que de la bonne crème et du chou, du bon chou !

Niveau vin, la première bouteille de vin basque nous a un peu déçus, trop froide, pas assez mûre. La deuxième, plus tempérée, un Morgon de Marcel Lapierre, même si c'est pas très risqué, a été beaucoup plus appréciée... valeur sûre, valeur sûre.

On a passé une super soirée, chaud devant. C'est un endroit pour les bons vivants, qui veulent bien brailler au serveur qu'il faudrait une autre eau municipale filtrée fraîche (je ne vous dévoile pas tout mais vous vous amuserez follement avec vos demandes d'eau), le tout enrobé dans une atmosphère bon enfant, les serveurs se faisant des blagues par dessus les tablées. Et avec une cuisine délicieuse, entière et bien présente. Du pain et des jeux en somme.

75007 Paris
01 47 05 86 89 (réservation indispensable, ouverture du mardi au samedi)

mercredi 18 avril 2012

Le repaire de Cartouche, une auberge une vraie ! description

Un repaire aux deux entrées, aux deux espaces : en bas avec l'entrée rue Amelot, plus guindé, une carte plus fournie, plus élaborée (le fameux pigeon ou lièvre à la royale), en haut sur le boulevard des Filles du Calvaire, plus auberge de gangsters dans une semi obscurité renforcée par les boiseries qui éblouit inversement depuis l'extérieur... Ce sont des nourritures robustes donc je ne me voyais pas tellement rouler sous la table avec mon lièvre... J'ai préféré déjeuner de manière plus frugale (vite dit quand même) en haut. Un serveur en chemise et cravate vertes total look qui a l'air de poser un regard impassible voire blasé sur la salle, une serveuse plutôt pressée mais correcte.
Ainsi, un menu impeccable à 15 ou 17€ (entrée/plat ou plat/dessert ; ou tout) dans un style tradi français qui change tous les jours, avec des fixes et des variables. Moi j'ai pris les oeufs truffés avec petite salade assaisonnée simplement mais dans le mille ! Mon comparse a choisi des poireaux en sauce, nickel. Ensuite un gigot d'agneau purée. Le gigot était hyper bon (désolée ma photo n'est pas top), rosé, croustillant sur les bords, pas gras ; la purée montée au beurre aurait pu se suffire à elle-même, mais il est vrai que le jus de gigot y trouvait bien sa place... On avait pris un verre de Croze Hermitage avec. On s'est laissé aller aux desserts, avec la soupe aux fraises. C'était finalement le plat le plus étonnant, avec un petit goût épicé. Et là j'en reviens aux serveurs... Je demande à Hulk s'il y a du poivre dedans ou pas. Cela n'a pas l'air d'être dans ses préoccupations, ambiance garçon de café old school. Je rigole. Une dame qui s'était assise à la table d'à côté et qui a l'air d'être une habituée, se mêle à la conversation, elle a l'air intéressé... Finalement, il va demander et il revient, à la fois penaud et content de lui, accompagné du chef : piment d'espelette, boukha (alcool de figue) et gingembre. Cette soupe était vraiment sensationnelle (à retenir pour vos desserts...). Le chef était content qu'on ait aimé...

J'ai lu pas mal de commentaires négatifs sur le service du repaire, avant d'y aller - j'ai même failli ne pas aller. Je comprends complètement cet étonnement face à une rugosité, un manque certain de gentillesse : on est au repaire de Cartouche en somme, ils ne sont pas là pour vous servir les plats... Mais la cuisine est tellement bonne ! Pour un déjeuner du midi, moi ça m'amuse, mais pour un dîner (qui revient 4 fois plus cher je pense...), cela peut paraître un peu court si ce n'est pas le genre de restaurant que vous recherchez. Moi j'ai passé un moment insolite, hors du temps qui m'a plu, c'était bon, une ambiance rare sortie tout droit d'Alexandre Dumas... On y va davantage avec une tablée de potes plutôt qu'un tête à tête ou un repas un peu protocolaire en famille (quoique, mon père qui était mon comparse a bien ri).

Le Repaire de Cartouche
8 Boulevard des Filles du Calvaire 
75011 Paris
01 47 00 25 86
Ouvert du mardi au samedi



mardi 17 avril 2012

Kakdougui, un coréen comme à la maison

En passant dans cette petite rue perpendiculaire à l'avenue du Général Leclerc entre Denfert Rochereau et Alésia, mon cerveau tilte à la vue de caractères coréens et d'une flèche rouge "c'est ici". Yes, un nouveau coréen qui semble vraiment coréen (écriture coréenne, menu en coréen, et surtout spécialités coréennes... on y vient). On décide d'y aller un lundi soir en se disant que c'est habituellement le jour de fermeture des restaurants... je n'arrive pas à trouver de numéro de téléphone sur internet (après coup, j'ai appris que le restaurant a ouvert fin mars - fresh, very fresh). On arrive à 2 : on est 2 avec la serveuse hyper gentille et attentionnée. Puis, tout au long de la soirée, le restaurant va finalement se remplir, tout en restant à des décibels corrects, alors que la rue n'est pas franchement super passante... Mais vitrine alléchante !

Le menu alors ? Plein d'entrées, plein de plats... On a commandé du haemul pajeon (c'est une sorte de crêpe de ciboulette au poulpe ; ici avec des moules et un peu de calamars / 10€), pas mal pas mal, mais trop sous forme de beignets, un peu comme de la sole avec de la chapelure (souvenir d'enfance...). Habituellement c'est plus subtil et il y a du poulpe surtout ! Ensuite j'ai pris le dolsot bibimbap, nickel, bien chaud (le bol chauffant avec du riz, des légumes, un oeuf, et hop on touille avec la sauce rouge piquante / 15€), et ma comparse le boulgogi, le barbecue au boeuf (même prix) qui est arrivé sous la forme d'un vraie barbecue ! avec des oignons, des champignons, la petite sauce sur laquelle tremper son boeuf très fin, grillé. Le tout avec du pachan, vous savez toutes les petits accompagnements : pommes de terre au miel, courgettes, soja, kimchi kimchi (il était bien), du pâté de poisson. Gros point en plus : comme en Corée, la serveuse nous a demandé si on en voulait en plus (ce qui ne se fait jamais en France...). C'était vraiment bon, ambiance on va manger chez ses potes coréens. La prochaine fois, j'essaierai les soupes qui sont souvent super bonnes, épicées et goûtues (je vous conseille la tokguk (des sortes de rondelles de pâte de riz... incompréhensible si vous n'avez jamais goûté !!) ou la mandu soup (avec des raviolis). On avait du thé au maïs pour accompagner le tout...

On est resté longtemps, la déco - si elle laisse désirer - a le charme des endroits qui ne se regardent pas, qui mettent en valeur davantage les mets et l'accueil... Moi j'aime bien pour un dîner tranquille (et diététique !!).

Kakdougui
55 rue du Couédic
75014 Paris
01 43 22 45 48
Ouvert du lundi au samedi, déjeuner et dîner

lundi 16 avril 2012

Taeko, la dinette japonaise du marché des enfants rouges description

Le marché des enfants rouges, c'est souvent très chouette (Math en avait fait une super carte ici, si vous voulez repérer), et là, qui dit beau temps (vite fait je sais mais on trouve les prétextes qu'on peut), dit on y va. Le japonais Taeko alors. Des tables qui sont installées tout autour du petit comptoir, un serveur cheveux pris dans un bandana, lunettes carrées, de la gouaille. Sympa. Au déjeuner, soit des plats du jour (9€), soit le plat du jour dans un bento (13€). Par solidarité pour ma comparse qui ne prenait pas de bento, j'ai pris le plat du jour : poulet croustillant avec poireaux, avec des petits légumes et du riz. C'est hyper bon. Râle primitif sans subtilité d'adjectifs. Et pourtant ce qui est fou, c'est la finesse du truc. Mon poulet croustillant il est sauté, rissolé, croustillant, bien tendre. Et on se dit zut de ne pas avoir de pain pour saucer l'assiette (la sauce soja avec plein d'épices qui était sur les poireaux). Il y a tellement de choix que vous pouvez y aller tous les jours : anguille (mmmmmmm : c'est un peu comme la poutargue pour moi, addictif), maquereaux grillés, porc ou poulet pâné, y a même des boulettes. Next time, je tenterai le bento quand même qui avait l'air über cool (dans le même style que chez Kiku simplement mais avec plus de mignardises sur les côtés...). 

Mon seul conseil, allez-y quand il ne pas fait froid (vraiment), car même sous la tente, un peu protégé de la rue, on a froid. Sinon vous pouvez être combattants pour une bonne anguille, et mettre un pull et une écharpe, à vous de voir. Sinon, on l'aura bien compris, un super spot japonais dans le 3ème (ce qui n'est pas non plus fréquent).

Taeko
Marché des enfants rouges (à côté du créole, juste derrière l'italien, trop bon d'ailleurs)
75003 Paris
01 48 04 34 59 
Je crois ouvert tous les jours sauf le lundi, à vérifier

vendredi 13 avril 2012

Chez Marcel, on mange indien

Une drôle de soirée. Une envie d'un apéro plus que dinatoire, d'un dîner plus qu'apéritif. On est vers le Canal Saint Martin. Et puis on voit des lumières, les lumières du Canal pourrait-on dire. Comme tout béotien, on est attiré. Une façade noire façon Soulages, un "MARCEL" qui brille d'un blanc éclatant, comme si c'était une galerie d'art contemporain du Marais. On voit assez bien à l'intérieur, on hésite, un mélange de guindé et de chic, des tapis au sol. On se dit bar à cocktails tapas. Dans la mouvance. Hé bien, non, madame !!! pas le moins du monde. C'est un restaurant indien ! Qui dit mieux ?

Alors une carte assez fournie en spécialités, aussi bien dans les entrées, les assortiments de nan (pas du tout indien je vous l'accorde mais tellement bon), de plats, et même du végétarien (qui avait l'air bon, à savoir pas une feuille de salade à regarder). Moi j'ai foncé dans le butter chicken (13€) et j'ai découvert qu'il portait bien son nom de butter. Pour de vrai, c'était vraiment bon, épicé version parisienne (donc bien, vous n'avez pas la bouche en feu, les larmes aux yeux et la main vissée à la carafe d'eau), le poulet tendre et la sauce bien butterée. Ma comparse s'est lancée dans un dal de lentilles qui était généreusement servi d'une assiette de crudités (un des plats végétariens donc) : il était pas mal mais ayant mangé des soupes de lentilles tout le we à Istanbul (oui oui post à venir !!), il n'était pas au niveau turc... Pour les boissons, vous pouvez agrémenter le tout façon locale d'un lassi (mais moi c'est pas mon truc), il y a sinon une carte des vins (français) plutôt bien agrémentée, et on a pris un verre de Brouilly (5€), pas mal du tout. C'est de l'indien du Xème version Canal Saint Martin plus que Passage Brady...

Les serveurs étaient très sympas (pas du tout indiens), on est resté jusqu'à la fermeture (minuit et demi) et on n'a jamais été poussé vers la sortie (ce qui est dans les habitudes parisiennes...), donc moment plutôt sympa, dîner simple. Bon spot sur le canal si vous voulez éviter les capuccinos d'avocat. Mais si vous voulez de l'authentique, du vrai indien, ce n'est pas pour vous !!

Marcel
90 Quai Jemmapes
75010 Paris

01 42 03 57 20

jeudi 12 avril 2012

L'annexe, ma planque du midi

Dans la série "comment déjeuner sur le pouce sans devoir s'acheter un sandwich poulet lyophilisé mayonnaise chimique", je vous le donne en mille, L'Annexe. Sur le boulevard des Filles du Calvaire, l'endroit pourrait aisément passer pour une boutique de colliers du Macchu Picchu ou de la vente de chocolat développement durable. Peinture rouge et jaune. On peut donc s'y sustenter de manière agréable, de la cuisine de maman en gros. Plat du jour, tarte, salade et sandwichs à se composer soi-même (dans le style de BALT même si ça n'atteint pas ce niveau là quand même). Un comptoir qui donne sur la vitrine. Une petite salle au premier. Et beaucoup de gens qui prennent à emporter.

Moi j'ai deux combinaisons, soit le plat du jour (8,50€), lasagnes aux épinards, rôti de veau gratin dauphinois de légumes, etc., soit le sandwich à se composer (4€ et 0,50€ à partir du 4ème ingrédient), et j'adore me faire le bacon/avocat/cheddar/aubergines, avec de la bonne baguette, de la roquette et un poil d'huile d'olive. Il y a souvent du monde, mais comme il y a une bonne ambiance, on attend son tour agréablement.

Voilà, pour déjeuner sur le pouce, bon et bien.

L'Annexe
75003 Paris
Ouvert de 11 à 19h, fermé le dimanche

mercredi 11 avril 2012

La Fontaine de Mars, le tradi en force description

Un samedi soir, dans le 7ème, le bec dans l'eau, à errer dans la rue Saint Dominique à la recherche d'un restaurant qui voudrait bien de nous, on atterrit finalement à la Fontaine de Mars. Une table en terrasse (il faisait beau), des serveurs guillerets, contents de nous accueillir et de nous conseiller, guider dans notre lecture de la carte. ça rigole pas ici, de vrais amateurs de bonne bouffe française, point de galimatias ni de fioritures, on est dans le coeur du sujet. Notre serveur nous explique d'ailleurs que tous les restaurants du coin viennent du Sud Ouest, c'est la brigade des Constant, Camdeborde & Etchebest.

Une carte plus qu'alléchante, bien troussée cuisine française. Le serveur nous a tellement parlé de son petit pâté aux cèpes qu'on craque et qu'on en commande pour partager. C'est de la cèpe à l'état pur pour les afficionados, servie de manière plus délurée qu'habituellement (18€, d'où le partage à 2...). Ensuite, moi j'ai complètement plongé pour le plat du jour, le gigot d'agneau de lait rôti au jus avec purée... Alors oui c'est pas d'une originalité démente, mais qu'est ce que c'était bon ! La viande rosée, un poil croustillante sur les bords, tendre au centre ; la purée montée au beurre... Je me suis pourléché les babines... Mes comparses ont pris le boudin basque aux pommes, et le magret de canard avec polenta. J'ai planté quelques coups de fourchettes à droite à gauche, et je dois avouer que c'était aussi bon, surtout la polenta était particulièrement crémeuse. Mais les viandes en général sont vraiment top... (les plats sont entre 17 et 35€, le plat du jour à 20€ : d'ailleurs je pense qu'il faut y retourner le mardi pour goûter la pluma de pata negra aux lentilles...). Il y a aussi quelques plats de poissons, sole meunière, saumon label rouge d'Ecosse... mais bon moi je foncerai dans le côté carnivore !

Pour les desserts, on a tous craqué pour le baba au rhum (il y avait l'île flottante qui me tentait bien sinon - entre 9 et 16€). Je ne dirai qu'une chose, mmmmm. Il faisait carrément de la concurrence au super baba de chez Astier... Spongieux juste comme il faut, les vapeurs de l'alcool aidant, la crème chantilly voluptueuse... Normalement, à ce stade du repas, vous êtes bien, vous finissez votre vin tranquillement... D'ailleurs on a pris le vin de la maison qui étonnamment était très bien, donc je vous le recommande vraiment le Gaillac "Les Gravels" du domaine Rotier (16€), un des comparses le connaissait déjà. Sinon une carte assez fournie de Bordeaux, à des prix différents.

Cela vous fait un repas à 50€ mais cela les vaut, vous mangez bien, vous buvez bien, vous êtes bien installés, vous êtes bien reçus. Grand chelem.
Et réservez si vous pouvez...

01 47 05 46 44

vendredi 6 avril 2012

God save the kitchen, Queen of the Nation description

Sur la rue du Faubourg Saint Antoine, tout au bout vers Nation, grande rue, un dimanche midi ensoleillé, des stores jaunes poussin, une terrasse qui déborde chaleureusement sur les trottoirs élancés, personne à l'intérieur, un intérieur qui est plutôt bien troussé, décoration anglaise mi design Conran Shop mi papier peint Liberty.

Une carte qui semble aller dans tous les sens mais qui reste sur son fil rouge de l'Angleterre (le nom du restaurant, pardi), avec un brunch classique british le dimanche (bacon, oeufs brouillés, haricots à 15€ si je me souviens bien), sinon des plats dans le même style toujours un peu relevé, élaboré comme la caesar salad au suprême de poulet fermier (14€), le curry d'agneau, le cheeseburger qui fait désormais partie de toutes les cartes parisiennes (bigre). Les plats sont entre 14 et 18€. J'ai donc osé la caesar salad, une gageure. Et j'ai bien fait, j'avais une trouille bleue, car habituellement c'est une catastrophe en France, on se demande ce qui est si compliqué dans la recette pour que ce soit raté à chaque fois. Et là, bam, simple, bien, fraîche, croquante, gros morceaux de parmesan, poulet grillé, croutons. La totale (sur la photo, vous avez l'impression que j'ai eu trois feuilles de salade, mais en fait c'est une assiette avec un fond... moi aussi je me suis fait avoir au début !). Mes comparses ont pris le cheeseburger (ils l'avaient vu passer, trônant royalement, dans une assiette et s'étaient décidé...) avec frites coupées au couteau (super bonnes, il y en a 6 ou 7, faut pas vous étonner, elles sont très grosses). J'ai goûté, ma foi, il tient bon le petit. Ensuite, on partagé un dessert, le banane foster dans les 6-7€ (suis une grande fan de tout dessert à la banane, et surtout si c'est anglais, comme le banoffee pie, je peux faire tout Paris à pied si vous avez une bonne adresse) : banane flambée, chantilly, biscuits émiettés. Simple et délicieux (et un peu plus léger quand même qu'un banoffee...). Sinon, cheesecake, tiramisu, du classique.

La serveuse était un peu à l'ouest (elle nous a filés l'addition des voisins, ne savait jamais répondre aux questions) mais elle était hyper SYMPA et GENTILLE, et là je dis big up. C'est comme tout, ça change tout... Je vous conseille vraiment ce lieu pour un déjeuner du week end, un apéro le soir ça doit être cool aussi. Et surtout vous êtes tranquille, pas trop de monde alors que la terrasse est bondée mais impression de calme et bonne bouffe. What else ?

Spéciale cacedédi à Isabelle pour la bonne trouvaille.


God Save the Kitchen
299-301 rue du Faubourg Saint-Antoine
75011 Paris
au niveau du métro Nation
01.43.56.52.67
Ouvert tous les jours à partir de midi

jeudi 5 avril 2012

La tête dans la cuisine, la kitchenette du midi

Une petite échoppe qui fait des salades, sandwichs, tourtes à emporter et sur place. C'est tout mignon, il faut le dire, on est assis sur une fesse et demi sur un tabouret mais il y a une chaleur sympathique qui vous donne envie de rester picorer sur place. Tout est plutôt diététique, frais, cela fait du bien de temps en temps ! Et surtout tout est fait maison. J'y vais souvent, une formule du midi à 9€ avec soupe/salade ou tourte/salade, enfin les combinaisons sont multiples. Ce jour là, j'avais pris la soupe au potimarron cannelle, très bonne car étonnamment bien moulinée, très fluide tout en ayant une matière. Avec une tarte feta aubergines. Du déjeuner simple et rapide, sain et bon, pas trop cher. Tous les jours, des nouveautés. Et ça sent bon ! La dame est super sympa (c'est elle qui vous trouve toujours une place pour vous asseoir alors même que vous pensiez que ce n'était pas possible). Faites attention... le seul problème c'est le monde ! Comme d'habitude, venir un peu plus tôt, un peu plus tard, sauf si vous aimez papoter avec les gens !
29 Rue Jean-Pierre Timbaud  
75011 Paris
01 43 55 04 20
Ouvert le midi, en semaine

mercredi 4 avril 2012

La Table d'Aki, très sage... description

Nouvelle table dans la mouvance franco-japonaise, un peu perdue au bout de la rue de Babylone, dans le 7ème (j'y ai retrouvé la Pagode, un cinéma perché au milieu d'un jardin japonais : il faut y aller !!). Rue finalement assez sympathique avec le Coutume Café à tester pour un déjeuner sur le pouce ou un thé (ça fait très Comtesse de Ségur quand je parle comme ça...). Bon donc j'arrive à la Table d'Aki, ma comparse est déjà là. C'est une mini salle avec 16 couverts. La déco est plutôt soignée avec de grandes lampes design qui vous tombent presque sur les épaules, sinon nappes blanches. Le seul hic de cette ambiance qui aurait dû être feutrée, c'est le bruit, la résonance. On devait souvent répéter plus fort ce qu'on disait. Bon.

Deux menus, 40 et 50€ (celui-ci comprend une entrée supplémentaire, ce soir-là, des ravioles de langoustines - apparemment le midi, les plats sont autour de 18€). On a pris celui à 40€, d'ailleurs un peu lassée (je parle pour moi) de ces menus imposés... sûrement parce que c'était bien, mais pas assez. Vous allez voir... Pour commencer, en amuse bouche, une petite part de tourte au tourteau avec un brin d'olive. Le tourteau est bon, fondant. OK. Ensuite, des Saint Jacques grosses comme des médaillons, bien poëlées, bien belles, sur une sauce et du poireau. Les Saint Jacques, il faut le dire, sont extraordinaires. Vraiment. Ce sont les stars de cette entrée qui sinon ne fait pas des étincelles. Ensuite, un Saint Pierre avec légumes, sauce au beurre blanc. Cela m'a fait penser à mon dîner à l'Île, même principe, même classicisme... C'était très bon, le poisson très bien, les légumes aussi, la sauce au beurre blanc moi j'adore ça. Il manquait encore une fois de plus cette fameuse étincelle, le petit détail qui fait basculer le classique vers l'universel. Je m'emballe un peu, je sais. En dessert, un millefeuille avec une pomme pochée au gingembre, impeccable... Comme le reste ! On avait pris un verre de Chardonnay (5€, un seul choix au verre, sinon un assortiment de bouteilles que je n'ai pas trop regardées...).

Je pense que vous avez les cartes en main... Un restaurant appliqué, soigné, des plats très bons, une note un peu salée. Toutefois, on est bien, le serveur est là, tout en restant en retrait et Aki (je suppose que c'est lui !), aux fourneaux, prépare ses plats avec beaucoup de précision et de simplicité. Une table d'ascète et d'esthète.


La Table d'Aki
75007 Paris
01 45 44 43 48
Fermé dimanche et lundi

mardi 3 avril 2012

La Buvette de Mama Fanta

Virée au théâtre de la Tempête, à la Cartoucherie, à Vincennes. Moi j'étais grisée, jamais allée au fameux théâtre d'Ariane Mnouchkine, génération théâtre du Soleil, Philippe Caubère (d'ailleurs, je vous conseille la pièce La meilleure part des hommes adaptée du roman éponyme de Tristan Garcia). On arrive SUPER à l'avance, car l'une des comparses (spéciale cacedédi à J), décide qu'il faut vraiment arriver à l'heure, profiter du beau temps, de l'atmosphère bucolique. En vrai, elle avait raison. A l'entrée du théâtre, un centre équestre. De la pelouse partout, des chaises longues, des chapiteaux (le soir, à 22h, à la sortie de la pièce, il fait un froid de canard donc prenez une petite laine). 

Et là, au milieu, trône la Buvette de Mama Fanta : mi chariot mi drink truck version champêtre. Complètement débarquée de nulle part. Jus de fruits (alcoolisé) au gingembre, à la cannelle (2,5€). Au détour d'une tarte champignons (4€) ou d'une tartine gouda (servie sans assiette, compliquée à manger si on n'accepte pas le parti pris de la manger avec ses doigts ; 2€), qui franchement n'ont aucun intérêt et surtout ne sont pas très roboratifs au final (il y a un bar de type Sodebo où l'on peut s'acheter des petites choses), on boit son petit jus. Et tout le monde de dire à la première gorgée "c'est bien ce que je me disais, c'est trop doux, y a pas d'alcool". Deuxième gorgée "nonon, y en a pas". Cinquième gorgée en l'espace de 6 minutes avec l'oeil vissé dans le verre pour vérifier qu'il n'en reste vraiment plus "à bien y réfléchir, y avait peut-être bien une goutte ou deux d'alcool". Tout ça pour dire que vous ne pouvez pas aller au théâtre sans passer par la Buvette de Mama Fanta et vous délecter de ses jus de fruits parfumés, et un peu, alcoolisés. 

La Buvette de Mama Fanta
75012 Paris

lundi 2 avril 2012

5,30€ un déjeuner chez Picard description

Y a des jours comme ça, j'ai des envies de trucs bizarres. Surtout quand j'ai vu les mecs du bureau revenir avec des plats Picard, genre tagliatelles vertes au speck. Ça en jetait pas mal. Je trouvais qu'ils se soignaient dis donc. Un jour que je traînais ma bosse, sans aucune envie d'aller au resto (oui je sais, c'est étrange, mais ça passe, comme un petit rhume), je me suis dit "allons-y, allons chez Picard". Parce que j'ai fait Franprix et Monop' bien sûr, et c'est pas la foire du trône. J'ai tout essayé, leurs salades de pâtes avec mozza en plastique, leurs sandwiches avec tomates sans goût, et même le curry d'agneau (oui je sais, je suis dingue), qui après 15 minutes au micro ondes n'était toujours dégelé (normalement c'était 4 minutes). Donc, j'en avais soupé du Franprix. Me voilà donc chez Picard, comme une jeune adolescente, pas encore bien dans ses baskets, qui s'apprête à voler son premier gloss à lèvres à paillettes au Monop' du coin (encore Monop' dis donc). Je ne me sentais pas complètement à l'aise (dans quels rayons aller ? pour montrer qu'on est in), je faisais semblant de fureter comme si je faisais des courses pour une famille de 5 enfants à 13h45, super crédible. Bon, à la fin, j'ai remarqué quelques clampins devant une vitrine réfrigérée verticale. J'ai senti que c'était la bonne (sinon, il y a des bacs - voyez la nuance ?). Et là, les gens se toisaient : genre, qui va prendre le cheeseburger ? ou les légumes Weight Watchers truc ? Bon, moi j'ai fait ni une ni deux, mon coeur a bondi quand il a vu marqué le mot "TRUFFE", et je me suis emparé avec célérité de l'objet de ma convoitise, des tagliatelles à la truffe blanche et aux champignons. Quand j'ai vu que cela coûtait 3,30€, je me suis soudain vu avec un planning très serré sur les cinq jours de la semaine, avec à l'essai tous les plats Picard, un peu comme le planning de la cantine avec tous les repas de la semaine, affiché devant les écoles primaires. Comme c'était vraiment la fête, j'ai pris un petit pot individuel (malin, Picard) de glace au chocolat avec morceaux de brownies et pépites de chocolat (2€). Pour le même prix, je pense que j'aurais pu avoir un sandwich thon crudités à la boulangerie du coin, ou un oeuf mayo dans une brasserie. Je suis rentrée digne avec mes paquets à la main (on félicite Picard - qui vend du surgelé je vous le rappelle à tout hasard - de ne pas filer de sac...), en me disant que pour une fois qu'il faisait beau, mes plats allaient décongeler complètement dans ma main, dans la rue. 

Paf, micro ondes (les 4 minutes indiquées sont exactes). Paf, je goûte. Hé bien, ça se défend carrément. Des tagliatelles que vous auriez pu faire vous même avec de l'huile de truffe. Je ne vous parle pas de la glace. Péché mignon. Y en a à la confiture au lait. STOP. La prochaine virée igloo c'est pour quand ?
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