A Istanbul, sur une des rives de la Corne d'Or, il y a Eyüp. On y va en ferry (attention, il y en un toutes les heures, et on a réussi à arriver 5 minutes après chaque départ, ce qui nous a permis - ô joie - de visiter les alentours du ferry). Et à Eyüp (non on n'a pas fait le Café Pierre Loti, on sait), on a pris une petite camionnette qui nous a amenés jusqu'à Santralistanbul. Qu'est-ce donc ? C'est une ancienne centrale électrique. Une vraie usine. Et ils en ont fait un musée d'art contemporain. Malin. A Paris, quand j'essayais de préparer le voyage, je suis allée sur RedVisitor, site pas mal pour les trucs branchés de base (pas mal à coupler avec le Lonely Planet...) et un des insiders disait que c'était trop cool d'aller bruncher à Santralistanbul. Moi dans ma petite tête, je ne comprenais pas, parce que pour moi c'était le centre d'art contemporain et en allant sur le site, je ne comprenais pas non plus, y avait pas d'expos...
Nous voici là bas. Un énorme site avec ledit musée et deux trois restos autour. Avec de la verdure. De l'espace. Pas beaucoup de gens. Je me suis entendu dire "pourquoi on n'a pas ça à Paris ?". On s'installe chez Otto Café. Une terrasse simple avec des chaises et grandes tables en deck repeintes en blanc. Agréable, une petite brise. Une carte très contemporaine, avec comme seul met turc des kebabs revisités à l'occidentale. Après trois repas entièrement traditionnels je peux vous assurer que ça fait du bien. Certains prennent des pizzas (trop bonnes), moi un mezze avec borek et plein de petites choses plutôt bonnes, dont de la brisket !! Des prix parisiens du coup (20€ par personne), mais comme on était content, on était content. Et y a trois Otto à Istanbul (Küçük et Sofyali), je ne sais pas si les sites sont pareils. En tous cas, c'est à l'intérieur que c'est top !! Une sorte de grand hangar avec du kitsch en veux-tu en voilà, des lampions, des vitraux, une table centrale géante, des toilettes magnifiques. Et on s'imagine le soir ici, une immense fête, des basses qui résonnent, des lumières qui crépitent, le tout avec un borek dans la bouche. Canon.
Moi ce que j'ai aimé c'est ça, cette ambiance farfelue (toute bien pensée évidemment) et je lance donc un appel : si vous connaissez des endroits similaires, dites moi !
Le mot de la fin, parce qu'il y en a un. Après avoir grassement brunché, on s'est donc dirigé vers Santralistanbul, le but de la visite quand même. Et là, blague intersidérale. Le musée d'art contemporain était fermé pour le moment car il n'y avait pas d'expos (j'avais donc bien compris le site web), et le monsieur tout gentil, un peu démuni devant nos mines déçues, de nous dire qu'il ne savait pas trop quand serait la prochaine. On ne s'est pas démonté et on a visité le musée de l'électricité ! Très instructif, c'était le site de ladite centrale électrique. Assez impressionnant dans sa manière de correspondre parfaitement à une imagerie de bâtiment soviétiques...
On a pris un taxi pour visiter la superbe église byzantine de la Chora de l'autre côté de la rive, un des plus beaux sites d'Istanbul. Et après on a donc raté le ferry et assisté à un moment magique : dans le parc attenant, toutes les familles faisaient leur barbecue du dimanche avec des mini barbecues à braises (pas un vulgaire Tefal électrique), du coup plein de fumée partout avec l'herbe et la rive au loin.
La soirée sur la rive asiatique (Usküdar) c'est pour la prochaine fois...
Istanbul



















